Essai Lexus LC 500h Sport +, du rêve à la réalité

Issu d’un concept car, le nouveau coupé GT du constructeur premium japonais est disponible en version hybride. Essai Lexus LC 500h.

essai Lexus LC 500h

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Saluons l’effort des ingénieurs de chez Lexus qui ont réussi à retranscrire quasiment en totalité le style d’un magnifique concept car !

Souvenez-vous, en 2012, un magnifique concept-car signé Lexus s’exposait au salon de Détroit, le Concept LF-LC. À cette époque nous n’imaginions pas qu’une telle étude de style serait produite en série. Et pourtant, cinq ans plus tard, le constructeur premium japonais ajoute à son catalogue un nouveau coupé GT qui reprend à presque 100% le design du concept initial. Du rêve à la réalité, nous avons pris le volant de ce véhicule exclusif pour vous livrer nos impressions.
En matière de style, Lexus connait assez bien son sujet, comme en témoignent les dernières productions maisons (RC, IS, NX, RX) qui sortent assez de l’ordinaire. La conception du Lexus LC a réuni pas moins de 4.000 designers, ingénieurs et techniciens, un sacré savoir-faire qui se ressent quand on le découvre pour la première fois. Véritable coupé sportif avec ses lignes à la fois épurées et musclées, une chose est sûre, il ne laisse pas indifférent ! Les amateurs sauront le reconnaître au premier coup d’œil, la signature à LED essai Lexus LC 500hen forme d’éclair et la calandre hexagonale ne laissent pas de doute sur son origine. Mention spéciale pour les magnifiques feux transparents arrière à effet 3D et les blocs optiques avant très compactes, qui ont par ailleurs permis d’obtenir un porte-à-faux court. Disponible avec un moteur V8 ou un groupe motopropulseur V6 hybride, le Lexus LC est décliné en deux finitions, Executive ou Sport +. Cette dernière, présente sur notre modèle, se distingue par ses jantes en alliage forgées de 21 pouces, son aileron arrière rétractable (manuellement ou à partir de 80 km/h) et son magnifique toit en carbone. Si le choix des jantes est restreint, la palette des teintes de carrosserie est assez étoffée avec onze couleurs.

essai Lexus LC 500h

Cuir, alcantara, aluminium, carbone et magnésium, la qualité perçue est au rendez-vous dans cet habitacle.

Poignées rétractables déployées, nous accédons facilement à bord grâce aux grandes portes sans encadrement. L’habitacle de ce coupé est assez spectaculaire avec des matériaux d’excellente qualité et agréables à toucher. Plusieurs ambiances sont proposées, noire, marron ou grenate mêlant plusieurs matériaux nobles comme du cuir surpiqué à la main ou de l’alcantara présent sur le ciel de toit ainsi que les contre-portes. L’aluminium fait également partie de la dotation sous forme d’inserts ou de boutons. Côté passager, la planche de bord reçoit la traditionnelle montre Lexus et laisse même entrevoir un bandeau en carbone. Le luxe et la sportivité sont ainsi bien mis en avant et les assemblages ne souffrent pas la critique, du beau travail ! Les sièges en alcantara de notre version sont particulièrement enveloppants et confortables, la position de conduite est optimale grâce aux différents réglages électriques, nous profitons essai Lexus LC 500hégalement d’un grand cale-pieds en aluminium. L’ergonomie réclame un petit temps d’adaptation avec des boutons disséminés un peu partout, mais il est vrai que nous apprécions le concept « une touche, une fonction ». Derrière le volant et ses grandes palettes solidaires en magnesium, on retrouve le tableau de bord avec son compte-tours central amovible déjà présent sur d’autres modèles du constructeur. Deux comodos sont intégrés de chaque côté permettant de définir son mode de conduite ou de désactiver l’ESP rapidement. Au final, c’est essentiellement le système multimédia qui mériterait un petit coup de neuf. L’écran de 10,3 pouces pilotable depuis un pavé tactile intégré sur la console centrale manque un peu de simplicité et son graphisme est daté. Ne proposant aucune option lors de l’achat, le LC 500h a l’avantage d’être solidement équipé. On citera par exemple les sièges chauffants et ventilés, l’affichage tête haute, le système audio Mark Levinson, la navigation, la caméra essai Lexus LC 500hde recule, le détecteur d’angles morts, le freinage d’urgence ainsi que le régulateur adaptatif avec lecture des panneaux.
Bien évidemment, s’agissant d’un coupé 2+2, seuls des enfants pourront profiter des deux places supplémentaires, la vitre arrière étant assez basse. Notre version hybride embarque des batteries sous les sièges arrière ce qui ampute le volume du coffre de 25 litres pour un total de seulement 172 litres. Les rangements se comptent également sur les doigts d’une main avec de minces bacs de porte, une minuscule boite à gants, un porte-gobelets et un petit espace sous l’accoudoir, le stricte minimum.

essai Lexus LC 500h

Transmission inédite, châssis aux oignons et consommations raisonnables permettent au LC 500h d’être très polyvalent.

Les acheteurs potentiels auront le choix entre une version pure et dure animée par un V8 de 477 ch et 540 Nm ou un modèle doté de la technologie hybride. Cette deuxième déclinaison embarque un moteur V6 3,5l atmosphérique développant une puissance de 299 ch à 6.600 tr/mn et un couple de 348 Nm dès 4.900 tr/mn combiné à deux moteurs électriques alimentés par une batterie lithium-ion de 44,6 kW fournissant 179 ch et 300 Nm de couple. À l’arrivée, le LC 500h est affiché à 359 ch en puissance cumulée, ce qui lui permet d’abattre le 0 à 100 km/h en 5 secondes et d’atteindre la vitesse maximale de 250 km/h. Sur le papier ces performances sont assez intéressantes quand on les compare à la version V8 qui réclame 4,7 secondes au même exercice et atteint les 270 km/h. Mais est-ce que le plaisir de conduite est aussi au rendez-vous ?
essai Lexus LC 500hContact enclenché, forcément le silence à bord est assez perturbant sur un tel véhicule, mais quant on connait le monde de l’hybride, on joue obligatoire le jeu en évoluant paisiblement pour solliciter le moins possible la pédale de droite. Dans cet état, le coupé japonais s’en sort particulièrement bien, alternant toujours automatiquement entre l’énergie électrique et faucille en toute discrétion. Il faut dire que nous n’étions pas trop inquiets à ce sujet tant le système hybride du groupe Toyota est assez au point que ce soit sur une Yaris comme à bord d’un RX 450h. Ce qui nous intéresse surtout c’est le tempérament de ce coupé GT en conduite dynamique. La première chose à savoir c’est que la transmission a été totalement revue. Afin de ne pas générer un effet de moulinage de la part de la boîte à variation continue CVT, les ingénieurs l’ont couplé à une seconde boîte automatique à convertisseur de couple à quatre rapports placée à l’arrière. Le résultat est assez intéressant puisque l’effet « mobylette » est amplement gommé, de quoi offrir plus de sensations d’autant que la sonorité du six cylindres est assez flatteuse, quoi que un peu artificielle. Les accélérations sont assez franches et la gestion des rapports est globalement convaincante même si on relève quelques hésitations parfois lors des changements de rapport. Sur le plan des liaisons au sol, notre modèle Sport + doté d’une direction à démultiplication variable et de roues arrière directrices s’est montré à la hauteur. En conduite dynamique nous avons été surpris par la rigidité du châssis, avec une suspension pilotée essai Lexus LC 500hefficace et un centre de gravité bas, la voiture reste littéralement collée au sol. Assorti d’une certaine facilité de prise en main et d’un freinage efficace, on oublierait presque les 2 tonnes annoncées dans la fiche technique ! De plus, se montrant assez prévenant, ce Lexus LC 500h vous fera signe quand vous atteindrez les limites. Sans offrir le même degré de sensation que la version V8, cette déclinaison hybride joue la carte de la polyvalence en s’adaptant au souhait du conducteur. Une ballade paisible avec un bon niveau de confort ou bien un tempérament plus nerveux sur un parcours sinueux. Son autre atout à prendre en compte c’est sa consommation de carburant qui s’avère être très raisonnable ! Comptez environ 6,5l/100 km sur route et pas plus de 9,5 l/100 km sur les autres parcours, bluffant !

essai Lexus LC 500hV8 ou V6 hybride, le Lexus LC 500h est affiché au même prix, 109.500€. Seul le malus écologique les divise, 1.613€ (2.010€ avec les 21 pouces) pour le LC 500h contre 10.500€ pour le V8. Le second niveau de finition Sport + réclame 119.500€. Une coquette somme mais un prix fixe qui ne peux évoluer puisque contrairement à d’autres constructeurs premium, ici, aucune option n’est à ajouter, même pas la peinture métallisée ! Si la version V8 a face à elle de redoutables concurrents, le LC 500h demeure en revanche sans rivaux direct.

Conclusion

Lexus met une fois de plus en avant tout son savoir-faire en matière de technologie hybride, de design et de châssis avec son nouveau modèle. Le Lexus LC 500h repose ainsi sur un parfait équilibre entre le confort et le plaisir de conduite, tout ce qu’on attend d’un coupé GT.

Nos photos : essai Lexus LC 500h Sport + – Blanc Nova métallisé

 


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2 Commentaires

  1. Vince dit :

    L’option sport + ne livre t-elle pas une transmission intégrale ?

  2. Guillaume Ollier dit :

    Bonjour Vince,

    La LC 500h est en propulsion même en finition Sport +. Elle ajoute juste les roues arrière directrice, la direction à démultiplication variable et l’aileron rétractable.

    À bientôt !

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