Essai Toyota Yaris Hybride, la citadine made in France

Toujours fabriquée en France, la citadine japonaise fait peau neuve et sa version hybride est toujours la plus vendue. Essai Toyota Yaris Hybride.

Essai Toyota Yaris Hybride - Vivre Auto

Toyota Yaris Hybride essai - Vivre AutoDepuis 2001, l’usine de Valencienne qui accueille les chaînes d’assemblage de la Toyota Yaris, a écoulée 2.600.000 unités dont 225.000 l’année dernière, ce qui fait de cette citadine le véhicule le plus produit en France. Parallèlement à cela, il y a quelques mois Toyota a livré son 100 000ème modèle Full Hybrid en France, il s’agissait d’une Yaris Hybride. Principalement vendue dans cette déclinaison, la japonaise s’est offerte un restylage quatre ans après son lancement pour se remettre au parfum. A l’extérieur, il concerne principalement la face avant qui adopte la nouvelle signature de style du constructeur avec une grille de calandre en forme de X, proche de celle de l’Aygo. La poupe a gagné un béquet et ses feux ont été redessinés de l’intérieur. Notre modèle d’essai est particulier puisqu’il s’agit d’une série limitée Cacharel. L’entreprise de prêt à porter s’est associée à Toyota pour ajouter une touche féminine à la citadine, chose qui se remarque de suite. La teinte de carrosserie, d’un bleu exclusive, reçoit des imprimés au ton floral rappelant la prochaine collection printemps-été de la célèbre marque. Les jantes de 15 pouces sont diamantées, les vitres arrière surteintées et les rétroviseurs noir métallisé. Enfin, la version Hybride est cette fois-ci identique au reste de la gamme, elle se distingue seulement par le logo bleuté à l’avant et les inscriptions sur les flancs et à l’arrière.

Toyota Yaris Hybride essai - Vivre AutoA bord, le relifting est léger, il concerne uniquement la casquette de la planche de bord. La présentation reste soignée tout comme la qualité des matériaux employés. La série limitée Cacharel ajoute des éléments décoratifs sur le volant et les aérateurs ainsi que des têtières en Alcantara. La position de conduite est globalement bonne avec de très bons réglages pour le siège mais certains gabarits peuvent être gênés par le volant incliné qui ne dispose pas d’un débattement en profondeur assez suffisant. Les contre-portes, assez larges permettent de reposer le bras. L’ergonomie ne souffre d’aucun reproche, toutes les commandes tombent aisément sous la main à l’exception de celle de l’ordinateur de bord. On apprécie aussi la clarté du compteur de vitesse. Livré de série, le système multimédia « Touch 2 » offre le Bluetooth et MirrorLink. Pour 600€, la version « Touch 2 Go » ajoute la navigation Europe et diverses applications accessibles via la connexion internet de votre smartphone comme les prévisions météo, les prix des carburants, l’emplacement des parkings et le Coyote Series. La Yaris offre donc tous les équipements nécessaires, il ne lui manque plus que des systèmes de sécurité et d’aide à la conduite type freinage d’urgence, détecteur de changement de file… que l’on retrouve sur les dernières citadines du marché.

Toyota Yaris Hybride essai - Vivre AutoConçue à la base pour accueillir le système hybride, la nippone ne présente aucune perte de volume due aux batteries, implantées sous les sièges arrière. L’espace à bord est plutôt généreux surtout au vu de sa silhouette plutôt compacte. Deux adultes peuvent monter à l’arrière sans problème, sauf s’ils mesurent plus de 1,85 mètre en raison d’une garde au toit insuffisante. Le coffre offre un volume de 286 litres, une très bonne note pour la catégorie. Il peut se moduler à l’aide d’un plancher mobile qui libère quelques litres de chargement supplémentaires et autorise une surface presque plate une fois la banquette rabattue (735 litres). Les rangements à bord sont suffisants mais les habitués de la précédente génération (2005-2011) devront faire avec moins d’espaces.

Essai Toyota Yaris Hybride - Vivre AutoSous le capot, la gamme comprend deux moteurs essences de 69 ch et 100 ch, un Diesel de 90 ch et la version hybride. Cette dernière associe un moteur essence 1.5l VVT-i Atkinson de 75 ch à 4.800 tr/mn et 111 Nm de couple entre 3.600 et 4.400 tr/mn avec un moteur électrique. On obtient ainsi une puissance cumulée de 100 ch. L’ensemble fonctionne automatiquement et surtout en toute discrétion. La partie gauche du tableau de bord affiche une représentation du système hybride à partir de trois stades, « charge » lors des phases de régénération, « eco » lorsque l’on sollicite peu le moteur essence et « power » quand on appuie sur le champignon. On peut jouer le jeu assez facilement et ne pas rentrer dans cette dernière case hormis lors des voies d’insertion. C’est d’ailleurs dans ce cas de figure que la transmission à variation continue CVT  peut apparaître désagréable à l’oreille mais son fonctionnement est un exemple de douceur.

Essai Toyota Yaris Hybride - Vivre AutoEn ville, son terrain de prédilection, on apprécie grandement le silence et la souplesse de fonctionnement. Lorsque vous roulez en tout électrique un logo EV apparaît sur le tableau de bord. Il est possible de forcer manuellement ce mode via un bouton, mais cette fonction n’a pas beaucoup d’intérêt. L’autonomie est portée à 2 km environ. Une fois sortie d’agglomération, on s’aperçoit vite que la voiture est assez dynamique et sa puissance est largement suffisante pour un usage périurbain ou sur autoroute, on atteint les 130 km/h sans problème.

Tout au long de notre essai nous avons roulé avec le mode ECO qui interagit sur les performances et la climatisation, il ne nous a pas fait défaut, nous avions toujours des accélérations franches. Parlons donc du plus intéressant, la consommation. Dès lors que l’on fait de la route la moyenne va se fixer à 5,7l/100 km, nous l’avons constaté sur plusieurs parcours. Puis, une fois rejoint une agglomération ça chute sensiblement. En utilisation 100% urbaine nous avons obtenu entre 3,5l et 4l/ 100 km. Cette Yaris offre donc un réel intérêt sauf si vos trajets comportent principalement de la route.

Toyota Yaris Hybride essai - Vivre AutoLe freinage est différent d’un véhicule à moteur thermique puisque ce système fonctionne avec la régénération d’énergie, il ne se dose pas comme habituellement mais on s’y habitue. Lorsque l’on relâche la pédale d’accélérateur, le frein moteur est plus important que traditionnellement, c’est un confort et c’est accentué lorsque vous positionnez le sélecteur de la boîte de vitesse sur la fonction B, très utile lors des fortes pentes. Pour ce nouveau millésime, les ingénieurs ont amélioré les liaisons au sol et les suspensions. Bien campée sur ces quatre roues, la Yaris dispose d’un bon comportement routier et en effet, se montre plus confortable qu’auparavant. La direction électrique est agréable pour les manœuvres mais si vous optez pour les jantes 16 pouces, sachez que le rayon de braquage sera impacté.

La Yaris Hybride débute ses tarifs à partir de 18.790€ en finition France auquel il faut déduire un bonus écologique de 1.000€. Ce premier niveau offre la climatisation automatique, le « Touch 2» et l’aide au démarrage en côte. Pour 410€ de plus, la finition Dynamique est intéressante, elle ajoute les antibrouillards, les rétroviseurs chauffants, la caméra de recul et le régulateur de vitesse. Les deux autres niveaux (Attitude et Style) apportent des éléments esthétiques, feux à LED, jantes alliages, vitre surteintées, becquet, planche de bord colorée… Les équipements tel que l’allumage automatique des feux, le détecteur de pluie, les rétroviseurs rabattables électriquement, l’accès et le démarrage Toyota Yaris Hybride essai - Vivre Autosans clé sont de série sur le dernier niveau ou sous forme d’un Pack Zen à 600€. Enfin, notre série limitée Cacharel est affichée à 21.100€ (-1.055€ de bonus), elle offre la caméra de recule, le système Touch 2 et le Pack Zen. Si l’on compare l’Hybride au reste de la gamme, les tarifs sont très proches, bonus déduit, que les versions VVT-i 100 et D-4D 90. Précisons également qu’en l’absence d’embrayage, de démarreur, d’alternateur et de courroie de distribution, les coûts liés à l’entretien sont réduits. Idem pour les freins si vous profitez du freinage moteur. Sa seule rivale sur le marché est la Honda Jazz Hybride. Bientôt renouvelée, cette dernière n’est pour l’instant plus en phase avec la Yaris.

Conclusion

La Toyota Yaris est une très bonne citadine, le restylage lui confère encore plus de caractère et un bon compromis confort/tenue de route. En version Hybride nous avons été satisfait par la discrétion du système, ses performances et surtout sa sobriété. Pas étonnant que les clients préfèrent cette déclinaison. Quant à cette version Cacharel, elle devrait séduire le public féminin.

 

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1 commentaire

  1. wally dit :

    La comparaison avec la Jazz est biaisée. J’ai essayé d’abord la Yaris (et à la lecture des magazines auto je la préférais à priori) qui sans aucun doute consomme moins que la Jazz. Sauf que la Jazz a un volume intérieur bien plus important comparable aux compactes. De plus pour avoir essayer les deux, la Jazz mouline moins que la Yaris. Achetée d’occasion les prix ne sont pas très différents mais avec la Jazz vous aurez une compacte et avec la Yaris une citadine. L’argument du fonctionnement vraiment 100% électrique de la Yaris ne tient pas non plus car le bruit dans la jazz, même moteur tournant mais non alimenté est très faible. Reste juste les bouchons où la Yaris est mieux tant qu’elle ne démarre pas son moteur thermique et la fabrication en France…

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