Essai Alfa Romeo Giulia 2.2D 180, une attente récompensée

Le trèfle à quatre feuilles renouvelle sa gamme avec l’arrivée d’une nouvelle berline, verdict ? Essai Alfa Romeo Giulia.

Essai Alfa Romeo Giulia

essai Alfa Romeo Giulia

Très séduisante et facilement identifiable, la Giulia redonne un nouveau souffle à la marque.

Du renouveau chez Alfa Romeo il en fallait ! Après plusieurs années où seulement trois modèles composaient la gamme, le constructeur italien semble corriger le tir avec deux nouveautés, une berline et un SUV. En attendant prochainement l’essai de ce dernier, nous avons pris le volant de la nouvelle Giulia qui, sur le papier semble prometteuse, vérifions cela.
Disparue du catalogue en 2013, la berline 159 n’avait alors pas trouver de remplaçante, la firme transalpine préférant se concentrer sur des modèles plus compactes Mito et Giulietta. Seule la 4C sortie il y a 4 ans ajoutait un peu de piquant. Ce retard a permis aux ingénieurs de bien peaufiner cette Giulia, qui repose sur une plateforme inédite à propulsion, un terrain abandonné depuis la 75 des années 80 !
Faisant référence à la première Giulia de 1962, ce nouveau modèle est plutôt agréable à contempler. Lorsqu’on le croise, aucun doute quant à sa provenance,essai Alfa Romeo Giulia l’esprit Alfa est bien présent avec la célèbre calandre en V, la plaque d’immatriculation déportée, les feux effilés et les portes-à-faux courts. Sa ligne peu contemporaine sort ainsi cette berline du lot, dans un marché où le classicisme règne. Plusieurs déclinaisons sont proposées, altérant sur l’esthétique. Notre modèle en finition intermédiaire Lusso reçoit en série des jantes alliage de 17 pouces, ici en 18 pouces (600€) avec pneumatiques runflat (300€). Pour 360€ les étriers de freins peuvent être peints en jaune, noir ou rouge.

essai Alfa Romeo Giulia

A bord, la présentation est soignée et l’ergonomie bien pensée, l’habitabilité est en revanche moyenne.

Si le charme de cette italienne opère dès le premier coup d’œil, l’habitacle suit la lignée. On fait face à une belle planche de bord, surtout lorsqu’elle est associée, comme sur notre modèle, à une sellerie cuir rouge et des inserts imitation titane (en série). Derrière le volant, agréable à prendre en mains, de beaux compte-tours à aiguilles officient, encadrant un grand écran TFT. Sans pour autant rivaliser avec la concurrence allemande ou suédoise, dans l’ensemble la qualité de présentation est de bon niveau, bien meilleure qu’auparavant. La planche de bord est garnie de plastiques moussés même en partie inférieure, les assemblages sont bons dans l’ensemble même si certains ajustements font défauts. Le conducteur dispose d’un repose genoux moussé, c’est bien pensé mais nous aurions aimé qu’il soit un peu plus épais. Bien positionné, le système multimédia occupe une bonne partie de la planche de bord mais n’utilise pas toute la superficie de l’espace alloué en raison de sa forme rectangulaire. La taille reste suffisante et il est possible de séparer en deux parties les informations affichées. Si certains regretteront de ne pouvoir le piloter directement du bout des doigts, l’absence de dalle tactile n’est, pour notre part, pas trop gênante puisqu’une molette à portée de main permet de naviguer dans les essai Alfa Romeo Giuliamenus assez intuitivement. Le nombre de boutons sur la console centrale reste limité, avec seulement un bloc dédié à la climatisation. L’ergonomie générale ne souffre donc pas la critique, tout comme les rangements, suffisants pour une berline. L’habitabilité arrière fait néanmoins chuter la note, l’espace offert aux passagers est assez juste pour les grands gabarits, que ce soit pour les jambes comme pour la tête. Mauvaise surprise également en ouvrant la malle du coffre, si la contenance reste moyenne (480 litres) et proche de la concurrence, l’accès est étroit. Pour information, les Giulia commandées avant le 10 avril ne bénéficient pas de banquette rabattable et d’accoudoir arrière comme sur notre modèle.

essai Alfa Romeo Giulia

Le bloc 2.2D de 180 ch se montre performant et économique, la boîte manuelle est en revanche à éviter.

Si les puristes se tourneront certainement vers une offre essence, la gamme propose aussi un moteur Diesel de 2,2l de cylindré décliné en trois niveaux de puissance 136, 150 et 180 ch. En essence on retrouve un bloc 2.0l qui développe 200 et 280 ch. Vient ensuite coiffer la gamme la Giulia QuadriFoglio et son V6 de 510 ch. En attendant un essai de cette dernière, nous avons eu entre les mains le Diesel 2,2l de 180 ch accouplé à une boîte manuelle à six rapports. La mise en route s’effectue via un sympathique bouton situé sur le volant, cela vous rappelle quelque chose ? Les premiers kilomètres sont un peu décevants, le quatre cylindres est peu discret et il engendre des vibrations dans l’habitacle. Pour autant cette mécanique est très convaincante, souple et disponible en bas du compte-tours elle réagit à la moindre sollicitation de la pédale de droite, favorisant ainsi les reprises. Le 0 à 100 km/h ne réclame que 7,2 secondes. Elle se montre également assez sobre avec une moyenne enregistrée entre 5 et 6l/100 km sur route. Malheureusement l’agrément de conduite est quelque peu gâché par la boîte manuelle qui est à proscrire sur cette version, sauf si vous êtes réfractaire à l’automatisme. Peu agréable à manier avec des rapports fermes elle à tendance à accrocher essai Alfa Romeo Giuliaun peu et retranscrit des vibrations. La boîte AT8 facturée 2.100€ sera plus en adéquation, d’autant qu’elle offre un gain de couple supérieur, 450 contre 380 Nm. Mais là où la Giulia s’exprime dans toute sa splendeur c’est sur le plan du comportement routier. Avec l’emploi de matériaux comme la fibre de carbone et l’aluminium, le poids de notre Giulia est contenu (1.449 kg) et cela se ressent ! Ajouté à la répartition des masses équilibrée de 50/50 on obtient un excellent toucher de route avec de bonnes réactions de la part du châssis qui vous obéit au doigt et à l’œil. La direction est très précise, remonte les informations et permet de placer aisément la voiture en courbe avec un train avant efficace. L’ESP n’est en revanche pas totalement déconnectable. Cerise sur le gâteau, malgré notre monte pneumatique de 18 pouces taille basse, le confort est préservé, la suspension pilotée (1.100€) n’est donc pas obligatoire avec cette configuration.

essai Alfa Romeo Giulia

Les tarifs sont plutôt accessibles, compris entre 30.990 et 53.790€.

La gamme de la Giulia se décline en cinq niveaux de finition Giulia, Giulia Super, Lusso, Sport et Veloce, les deux derniers étant réservés aux moteurs les plus puissants. Les tarifs débutent à 30.990€ avec le 2.2l Diesel de 136 ch et atteignent 53.790€ avec le bloc 2.0l essence de 280 ch. Notre modèle Lusso est facturé 43.990€, à ce tarif, les équipements sont plutôt complets, puisqu’il n’existe que peu d’options, un avantage face aux rivaux premium. Ces derniers proposent en revanche plus de systèmes technologiques. Avec 109 g/km de rejet de Co², aucun malus n’est réclamé à l’achat.

Conclusion

L’arrivée de cette nouvelle Giulia au sein de la gamme est une bonne nouvelle. On salue le travail effectué par les ingénieurs pour nous concocter une berline équilibrée et peu avare en sensations. Pour les gros rouleurs, le bloc 2.2l Diesel de 180 ch offre un bon agrément de conduite à condition d’opter pour la transmission automatique.

Nos photos : essai Alfa Romeo Giulia 2.2D 180 Lusso – Noir Vulcano métallisée / Cuir rouge Pieno Fiore

 


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