Essai Alfa Romeo 4C Spider, pure et dure !

Coiffant la gamme du constructeur Italien, la 4C enlève le haut, sensations garanties ! Essai Alfa Romeo 4C Spider.

Essai Alfa Romeo 4C Spider

Essai Alfa Romeo 4C SpiderMa que bellissima ! Cette phrase aurait pu être prononcée lors de la découverte statique de l’Alfa Romeo 4C Spider. Ce bijou aux allures de super car impressionne de part son style et ses dimensions, une largeur imposante (1.864 m) contre une courte longueur (3.989 m) et une faible hauteur (1.183 m). Mais la 4C c’est avant tout une sportive poids plume, un des principaux objectifs qui caractérisait sa conception. Et c’est réussi puisque cette version découvrable ne dépasse pas la tonne avec ses 940 kg soit 40 kg de plus que le coupé. Pour obtenir cet exploit, le châssis mêle des structures en aluminium aux extrémités et du carbone au centre.
A l’achat, l’acquéreur a le choix entre sept teintes de carrosserie, noir, blanc, deux gris, un jaune et deux rouges. Notre modèle était présenté avec le magnifique Rosso Competizione qui a pour particularité d’avoir trois couches, une option à… 2.950€ ! Justement en parlant d’option, soulignons le fait que la 4C est personnalisable, un atout si l’on souhaite se concocter un modèle à la carte. Ainsi, Essai Alfa Romeo 4C Spideren dehors des sept types de jantes proposées, des habillages en fibre de carbone sont disponibles sur les coques de rétroviseur (ou chrome), les entourages des optiques avant, le pare-chocs avant ou l’arceau de sécurité. Les étriers de frein peuvent être peints en gris, rouge, jaune ou noir et une sortie d’échappement spécifique figure aussi dans le catalogue. Si vous avez l’œil, vous aurez remarqué qu’un côté de notre modèle, le gauche, laisse apparaître une entrée d’air, il s’agit de l’option Track Air Intake, facturée 1.440€ qui permet un refroidissement plus optimal de la transmission. Enfin, un film de protection anti-gravier est facturé 1.475€ pour protéger votre belle.

Essai Alfa Romeo 4C SpiderEn ouvrant la porte, on aperçoit tout de suite la structure du châssis en carbone à l’état brut. On se laisse tomber dans les sièges baquet en cuir (1.900€) avant de prendre connaissance des différentes commandes. A vrai dire rien de bien compliqué ! Sur la console centrale se trouvent les commandes de lève-vitre et des rétroviseurs, le boutons de warning, les touches pilotant la boîte de vitesses et un sélecteur de mode de conduite. Plus haut, sont disposés un bloc de climatisation manuelle et un autoradio Alpine. Tout étant réparti dans une même zone, l’ergonomie est sans faille. Derrière le volant à méplat, plutôt épais, une instrumentation numérique apporte une touche de modernité avec un compte-tours assez sportif et un éclairage qui change de couleur suivant le mode de conduite. Question fabrication, la partie supérieure de la planche de bord est recouverte d’un revêtement moussé surpiqué, pour le reste la finition n’a rien d’extraordinaire avec des plastiques durs et des assemblages moyens, le constat est général, nous somme bien à bord d’une sportive qui fait la chasse au superflu et donc aux kilos. Seul regret, les rangements, si l’on peut dire « les » sont vraiment minimalistes, à l’instar de la petite trousse située entre les deux dossiers des sièges et du Essai Alfa Romeo 4C Spiderpetit porte-gobelets, vos objets resterons donc dans vos poches. C’est l’occasion d’aller voir le coffre, qui se situe non pas à l’avant, mais à l’arrière juste devant le moteur, le capot de devant ne s’ouvrant pas. D’une contenance de seulement 110 litres, il peut recevoir le minium, un volume qui sera amputé lorsque vous déciderez d’enlevez le toit rigide qui se range dans un sac. Pour effectuer la manœuvre il faudra dégrafer, dégoupiller et replier. Une fois effectuée on peut ainsi rouler les cheveux au vent, cependant l’arceau de sécurité encadre une vitre et les montants du pare-brise sont assez proches de notre tête, ce qui réduit le sentiment d’être totalement à l’air libre.

Essai Alfa Romeo 4C SpiderJuste derrière le conducteur, en position centrale, officie le moteur quatre cylindres 1750 TBi en aluminium repris de la Giulietta Quadrifoglio Verde. Un emplacement qui permet encore une fois un gain de poids en l’absence d’arbre de transmission, la 4C étant une propulsion. Si ce quatre pattes n’offre pas la noblesse d’un V6, il a le mérite d’afficher d’excellentes performances. Fort de 240 ch à 6.000 tr/mn et d’un couple de 350 Nm disponible entre 2.200 et 4.250 tr/mn, il permet à l’italienne d’abattre le 0 à 100 km/h en seulement 4,5 secondes et d’atteindre la vitesse maximale de 257 km/h. La répartition des masses est de 40%/60% entre l’avant et l’arrière. Passons à la pratique en tournant la clef, nous somme alors plongés instantanément dans l’ambiance avec une sonorité très sportive s’échappant de l’échappement Racing. On sélectionne la touche 1 pour lancer la bête, la boîte se composant des touches 1, N, R, A/M, on constate alors que la direction n’est pas assistée et qu’elle a la particularité de suivre tous les moindres défauts de la route quitte à ne pas filer droit si vous ne tenez pas fermement le volant. Le sélecteur de conduite DNA offre quatre possibilités, All Weather pour une conduite plus sûre par temps humide par exemple, Normal, Dynamic et Race, ces deux derniers retardant plus les aides électronique comme l’ESP, qui peut aussi bien se déconnecter, les passages de rapports sont également plus rapides. Avec le couple disponible très tôt, le quatre cylindres fournit des accélérations très vigoureuses, il n’est d’ailleurs pas nécessaire de frôler le rupteur puisque passés les 5.000 tr/mn plus rien ne se passe. La transmission s’effectue aux roues arrière via une boîte à double embrayage de six rapports. Cette Essai Alfa Romeo 4C Spiderdernière fait bien le job, mais pour plus de réactivité il faut prendre la main via les palettes au volant. Le freinage composé de disques autoventilés percés (305×28 mm à lavant/292×22 mm à l’arrière) est très performant et facile à doser, autorisant des arrivées tardives en courbe. Sans pouvoir juger son comportement routier sur sol humide, l’italienne dispose d’une excellente motricité sur du sec et peut se montrer joueuse à souhait. Une vraie pistarde ! La 4C trouvera donc bonheur auprès des usagers effectuant des sorties circuit, c’est une voiture à usage occasionnel, en raison de son confort sommaire aussi bien pour le dos que pour les oreilles (avec échappement Racing), nous n’avons même pas mis en route l’autoradio ! Ne comptez donc pas sur sa polyvalence, les longs trajets sont à proscrire d’autant plus que le réservoir dispose d’une faible contenance de 40 litres. En conduite souple sur route, la consommation moyenne peut s’établir à environ 7 l/100 km dans les autres conditions comptez au moins 10 l/100 km.

Essai Alfa Romeo 4C SpiderL’alfa Romeo 4C est affichée à partir de 63.200€, cette déclinaison Spider réclame 73.200€, un surcoût de 10.000€ tout de même ! En échange la dotation est un peu plus complète avec l’autoradio, le siège passager réglable, la climatisation et les feux bi-xénons, mais cela reste toujours important d’autant plus si l’on veut ajouter quelques options.
Avec 161 g/km de rejet de Co², l’état demande 2.200€ en sus. La rareté du modèle devrait lui permettre de conserver une bonne décote.

Conclusion

Rouler à bord de l’Alfa Romeo 4C c’est prendre le volant d’une voiture qui revient à l’état brut et qui nous fait oublier les sportives embourgeoisées. Si elle est loin d’être polyvalente pour un usage quotidien, elle remplit parfaitement sa tâche quand on parle de sensations et de sportivité, sans oublier son atout charme.

Nos photos : essai Alfa Romeo 4C Spider – Rosso Competizione

 


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