Essai Mercedes SLC 43 AMG, la balade ou le sport

Après cinq ans de commercialisation, la troisième génération du roadster allemand s’offre un restylage et change de nom. Essai Mercedes SLC 43 AMG.

essai Mercedes SLC 43 AMG

essai Mercedes SLC 43 AMG

En plus de changer de nom, le roadster à l’étoile change de look, c’est un vrai restylage.

Le Mercedes SLK, qui fut l’un des premiers roadster à disposer d’un toit rigide escamotable, souffle cette année ses 20 bougies ! Une carrière qui se compose de trois générations dont la dernière, le SLK R172 (2011) en est à l’étape restylage. Le constructeur à l’étoile en profite pour changer son nom, on l’appelle donc maintenant SLC, en lien avec la Classe C, comme le GLK est devenue GLC. Au programme des retouches esthétiques, une nouvelle version d’accès SLC 180 et une inédite version SLC 43 AMG, moins puissante et moins chère que le précédent 55 AMG dont nous nous sommes intéressés.
Les designers n’ont pas chômé pour redonner un coup de jeune au roadster, il est très facile de distinguer les deux modèles. C’est à l’avant que le coup de crayon est le plus marqué, le bouclier a été totalement revu, les prises d’air sont plus étendues, la grille de calandre est mise en avant grâce à sa texture à effet diamant et aux barrettes plus fines encadrant le logo. Les blocs optiques sont inédits, essai Mercedes SLC 43 AMGintégrant des feux à LED, ils rappellent ceux de la Classe C. De profil, on note aucun changement, la grille d’aération factice présente sur les ailes avant est toujours de la partie. La poupe, quant à elle, évolue aussi avec un nouveau masque des feux arrière et un pare-chocs redessiné. Notre modèle AMG est visuellement encore plus sportif  avec ses jupes avant et arrière spécifiques et sa double sortie d’échappement. De série, cette version repose sur des jantes de 18 pouces multibranches titane ou noir brillant, notre SLC disposait en option de jantes 10 branches noir brillant. Sans révolutionner le genre, le nouveau SLC apparaît toujours aussi séduisant, grâce à son look de roadster compact et dynamique, une bonne impression qui se poursuit en montant à bord.

essai Mercedes SLC 43 AMG

La présentation intérieure est très soignée et l’ergonomie bien étudiée, les nombreux équipements en option peuvent vite faire grimper l’addition.

Si les changements apportés au SLC sont moins flagrants à l’intérieur, nouveau volant, nouveau levier de vitesse.., la présentation générale mêlant teintes foncées et argent fait son petit effet. L’acquéreur peut personnaliser les inserts décoratifs voire même la couleur des ceintures de sécurité, ici en rouge pour accentuer le côté sportif. Les matériaux sont d’excellente qualité et les assemblages de bon niveau, seul un élément nous a semblé fragile, le clapet du boitier qui dissimule la commande d’ouverture du toit escamotable. Lorsque celui-ci est fermé, il peut laisser passer la lumière grâce à une vitre panoramique (500€) qui peut même être complétée par une fonction Magic Sky Control qui permet de moduler l’état de la transparence de la vitre juste en appuyant sur un bouton (voir galerie photo). Un système ingénieux qui réclame tout de même 2.700€. L’ergonomie générale ne nous a pas fait faux bond avec des commandes relativement essai Mercedes SLC 43 AMGaccessibles et intuitives. Les compte-tours, qui reçoivent un fond spécifique sur cette version AMG, encadrent un écran multifonction couleur pilotable depuis le volant. Si certains regretteront de ne pas disposer d’un écran tactile, le système multimédia est néanmoins facilement exploitable. Au quotidien, quelques rangements permettent de stocker vos objets courants, bacs de porte, espace sous accoudoir, filet côté passager… Toit en place le coffre offre un volume de chargement de 335 litres, suffisant pour deux personnes. En configuration cabriolet, le volume passe à 235 litres, un chiffre toujours acceptable mais l’accessibilité devient assez compliquée.

essai Mercedes SLC 43 AMG

Si la contenance du coffre est correcte, son accès en configuration coupé est difficile.

Pour rouler cheveux aux vent, rien de plus simple, il suffit d’actionner la commande dédiée à l’arrêt, la manœuvre demande environ 20 secondes et peut s’effectuer en roulant jusqu’à 40 km/h. Depuis le restylage, le cache-bagages s’abaisse automatiquement s’il n’est pas en place. Autre nouveauté, il est possible de remonter les vitres de custode arrière pour réduire les bruits de vent. Le SLC peut-être livré avec deux filets anti-remous amovibles, dont un est composé de deux panneaux transparents pour améliorer la visibilité.
Enfin, sièges chauffants et chauffes nuque seront vos alliés lorsque le mercure se montre timide.

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Un V6 bi-turbo prend place dans le SLC 43 AMG à la place du V8 atmo. de l’ancienne version SLK 55 AMG.

Le Mercedes SLK 55 AMG n’existe plus, place au SLC 43 AMG ! Le V8 atmosphérique de 421 ch disparaît au profit d’un V6 bi-turbo qui affiche 367 ch. Les puristes seront certainement déçus mais précisons tout de même que l’addition diminue de plus de 20.000€ (66.000€/87.900€), avec un malus moindre (3.000€/6.500€) et l’assurance est moins onéreuse (25 cv/31 cv). De plus les performances sont loin d’être banales et se rapprochent du feu huit cylindres, le 0 à 100 km/h est abattu en 4,7 secondes contre 4,6 secondes. Ce faible écart se justifie grâce au couple de 520 Nm du V6 disponible tôt, dès 2.000 tr/mn, pour rappel le 55 AMG disposait de 540 Nm dès 4.500 tr/mn. Un sélecteur de mode de conduite offre cinq configurations, Eco, Comfort, Sport, Sport+ et Individuel, il interagit sur la cartographie moteur, la direction, les passages de rapports, le train de roulement et la sonorité.

essai Mercedes SLC 43 AMG

Le SLC 43 AMG est assez polyvalent, balade détente ou enchaînements rythmés de virages, à vous de choisir !

Dès les premiers tours de roues, en mode Comfort, on s’aperçoit que ce SLC 43 AMG est assez civilisé, pas brutal et raisonnablement confortable. Le V6 se montre assez souple pour une conduite apaisée et discret aux oreilles. Par rapport au V8, Mercedes annonce un gain sur la consommation, nous avons voulu vérifier cela en réalisant des trajets avec le pied léger et le mode Eco enclenché. Verdict 6,9 l/100 km en zone péri urbaine et 7,5 l/100 km sur autoroute, pas mal. Mais le label AMG nous invite surtout à enclencher le mode sport pour réveiller les six cylindres. La magie opère avec une sonorité parfaitement travaillée, le mode Sport+ est plus radical sur ce point avec des claquements à l’échappement lors de chaque passage de rapport. Les performances sont bien au rendez-vous et les sensations garanties. La nouvelle boîte automatique 9G-TRONIC à neuf rapports est assez réactive sauf en mode manuel où l’on dénote un léger temps de latence. L’ESP peut-être désactivé complètement ou partiellement pour une intervention retardée. Quoiqu’il en soit le SLC permet de passer rapidement en courbe avec un comportent assez essai Mercedes SLC 43 AMGagile et un freinage très efficace. Si la direction peut manquer un peu de ressenti, le plaisir de conduite est au programme. Très polyvalent, ce roadster s’apprécie aussi pour les balades tranquilles cheveux aux vents, les remous d’air sont plutôt bien maîtrisés. Toit en place, l’insonorisation est bonne.

Le nouveau Mercedes SLC est disponible à partir de 36.100€ avec le quatre cylindres SLC 180. Notre modèle 43 AMG est facturé à partir de 66.000€, la liste des options étant conséquente (climatisation automatique : 850€, aide au stationnement : 950€…), la note finale s’affiche à 84.175€…

Conclusion

S’il perd un « K » au profit d’un « C », le roadster à l’étoile profite d’un vrai restylage et reste fidèle à ses origines, une voiture plaisir pour les balades ou les parcours rythmés. Avec deux cylindres de moins, la version 43 AMG perd le charme du V8 mais témoigne d’une grande polyvalence pour un budget moindre.

Nos photos : essai Mercedes SLC 43 AMG – Gris Sélenite métallisé


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