Essai Mercedes Classe C Coupé 220 d, le petit frère du S Coupé

Récemment renouvelée, la gamme C du constructeur allemand reçoit une version deux portes aux faux airs de S Coupé. Essai Mercedes Classe C Coupé.

essai Mercedes Classe C Coupé

essai Mercedes Classe C Coupe

Très réussie esthétiquement, cette Classe C Coupé s’apparente à une petite Classe S Coupé.

Depuis la deuxième génération de 2000, la Mercedes Classe C se décline traditionnellement en version Coupé. Cette fois-ci, une variante cabriolet rejoint aussi la gamme, de quoi toucher un plus large public. En attendant un prochain essai de cette dernière nous avons pris le volant du Coupé.

Avec une longueur de 4,69 mètres identique à la berline mais une garde au sol plus basse de 15 mm, cette version, qui en reprend la face avant, se distingue grandement avec une vraie allure de coupé. Pour notre part c’est très réussi, la partie arrière inspirée de la Classe S Coupé n’y ait pas pour rien. On aime la calandre diamantée, le toit fuyant et les feux arrière dotés d’une signature spécifique en forme de cercle. Les troisième et quatrième niveaux de finition affichent un style encore plus dynamique puisqu’ils disposent en série du Pack AMG. Ce kit de carrosserie comprend des contours de fenêtre en aluminium, des inserts noirs laqués sur les montants et des boucliers avant et arrière spécifiques avec diffuseurs ainsi que deux sorties d’échappement visibles, cette fois-ci non factices. La dotation offre aussi des jantes de 18 pouces à cinq branches, ou contre 900€, de magnifiques jantes multibranches de 19 pouces.

essai Mercedes Classe C Coupe

La planche de bord, très bien présentée, est similaire à celle de la berline.

Pas de surprise en s’installant à bord, la planche de bord est identique à celle de la Classe C berline, ce qui n’est pas un reproche puisque cette dernière offre une très belle présentation. Seules différences, les sièges sont spécifiques, ici en Cuir Marron Camel et les vitres sans encadrement. La finition est bonne avec un choix de matériaux de bonne qualité et de bons assemblages. Si l’on doit chercher des défauts, ils concerneraient les aérateurs ronds qui grincent au contact ou la partie garnie d’un insert en aluminium sur les contre-portes qui bouge au toucher. Hormis ces détails, rien à redire, cette Classe C Coupé vous plonge dans une ambiance luxueuse. De série sur notre modèle, le système multimédia est composé d’un écran de 8,6 pouces et d’une molette accompagnée d’un pavé tactile pour le commander. L’ergonomie est bonne, seul regret, nous aurions aimé pouvoir changer de piste audio directement depuis la console centrale sans passer par le menu dédié. Le reste des équipements est semblable à la berline dont de nombreuses aides la conduite, affichage tête haute, détecteur d’angle mort, freinage d’urgence, feux de route automatiques, régulateur adaptatif (compatible embouteillage), détection de somnolence… Equipement en sus sur cette version, facturé 300€, la ceinture de sécurité est apportée automatiquement au conducteur et au passager, pratique pour ne pas se tordre le bras.

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S’agissant d’un coupé, cette version s’apprécie surtout à l’avant.

Conservant le même empattement que la berline, ce coupé offre autant de place à l’avant, on s’y sent très bien. Le constat est logiquement moindre lorsque l’on passe à l’arrière avec un accès réduit, l’espace dédié aux jambes et à la largeur est correct mais la garde au toit est juste, les passagers dépassants les 1.75 mètre devront se courber. Le coffre perd quelques litres en volume basculant de 480 à 400 litres en capacité, ce qui reste suffisant même si la concurrence propose un poil plus. Pour grappiller quelques litres supplémentaires la banquette arrière peut se rabattre. Enfin, les espaces de rangement dans l’habitacle nous ont semblé assez nombreux.

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Le moteur 220 d dispose d’assez de ressources pour animer ce Coupé au tempérament typé confort.

Pour l’instant la C Coupé reçoit sous son capot majoritairement des blocs essences répartis en quatre cylindres C 180 (156 ch), C 200 (184 ch), C250 (211 ch), C300 (245 ch), six cylindres C400 (333 ch/367 ch AMG) et V8 décliné en 476 et 510 ch pour la version AMG. En Diesel l’offre fait pâle figure avec seulement deux quatre cylindres, le C 220 d de 163 ch en boîte manuelle et 170 ch en automatique, ou le C 250 d de 204 ch. Nous avions en main le premier Diesel combiné à la boîte automatique 9G-Tronic. Plutôt bruyante, cette mécanique développe 170 ch à 4.200 tr/mn et un couple généreux de 400 Nm à 1.400 tr/mn. Même si on est loin de la prestance d’un V6, les performances n’ont rien de ridicule avec un 0 à 100 km/h abattu en 7,7 secondes et une vitesse de pointe de 230 km/h. Les accélérations sont bonnes et les reprises correctes malgré les 1.615 kg sur les bras. La nouvelle boîte automatique 9G-Tronic à neuf rapports témoigne d’une grande douceur et d’une bonne adaptabilité en n’hésitant pas à faire tomber plusieurs rapports. Dotée de la suspension pneumatique et d’un amortissement piloté, notre version s’est montrée particulièrement confortable quel que soit le revêtement de la chaussée, une routière exemplaire. Les longs trajets se déroulent sans fatigue et l’insonorisation, une fois le moteur stabilisé, est bonne si ce n’est quelques bruits de essai Mercedes Classe C Couperoulement engendrés par les 19 pouces. Avaler les kilomètres c’est donc son terrain de prédilection, car en haussant le rythme, on ne ressent pas de sensations dignes d’un coupé sportif. Néanmoins, on a affaire à une voiture rassurante avec une bonne agilité et un comportement routier sain, la transmission intégrale et l’intervention de l’ESP veillent au grain. Le freinage est efficace et la direction très précise mais qui manque de ressenti. Les modes Sport et Sport+ apportent un brin de dynamisme supplémentaire et la boîte gère mieux le rétrogradage en décélération mais le confort prend toujours le dessus. Dépourvue d’une bonne visibilité, surtout à l’arrière, la C Coupé ne se montre pour autant pas moins maniable grâce à une caméra à 360 degrés qui offre une belle définition. Un équipement à privilégier donc.

essai Mercedes Classe C Coupe

Affichée entre 2.200 et 3.150€ de plus que la berline, la Mercedes Classe C Coupé débute ses tarifs à partir de 37.200€ avec le moteur essence de 156 ch (C180). En Diesel l’offre démarre à 40.750€ avec le bloc quatre cylindres de 163 ch en boîte manuelle (C220 d) et 45.500€ lorsqu’il est associé à la transmission intégrale et à la boîte automatique 9G-Tronic, ce qui lui fait gagner 7 ch de plus. Notre modèle était présenté avec le dernier niveau Fascination, bien équipé mais qui réclame quelques centaines d’euros supplémentaires pour obtenir par exemple l’accès et démarrage sans clef (800€), le régulateur adaptatif (700€), le détecteur d’angle mort avec alerte de franchissement de ligne (400€) ou les sièges avant chauffants (400€).

Conclusion

La Mercedes Classe C Coupé s’adresse aux personnes souhaitant voyager seul, à deux ou avec des enfants dans une belle voiture, confortable au quotidien et sur les longs trajets, un domaine qu’elle maîtrise parfaitement. Les adeptes des coupés sportifs devront cependant opter pour une mécanique plus acerbe voir carrément la version AMG.

Nos photos : essai Mercedes Classe C Coupé 220 d Fascination – Blanc diamant brillant designo – Cuir Marron Camel

 


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