Essai Mercedes Classe C Break 300h

Le nouveau break à l’étoile rajeunit son image et fait le plein de technologies. Essai Mercedes Classe C Break.

Essai Mercedes Classe C Break - Vivre-Auto

Mercedes Classe C Break 300h - esai Vivre-AutoBest-seller de la marque à l’étoile, la Mercedes Classe C s’est vendue à plus de 2,4 millions d’exemplaires entre 2007 et 2014. La quatrième génération s’accompagne logiquement de sa déclinaison break qui affiche un style bien plus dynamique qu’auparavant. Avec sa face avant très caractériel que l’on retrouve sur les dernières productions à l’étoile, il s’affirme bien plus, mais surtout, la partie arrière est bien plus élégante et moins cubique que sur le modèle précédent. Sur notre version, deux canules d’échappement en chrome ajoute une touche de sportivité mais en y regardant de plus prêt on s’aperçoit qu’il s’agit de fausses sorties, un détail fort dérangeant… Très séduisant, ce break reprend quasiment les même mensurations que la berline. Si on le compare à l’ancienne génération, il gagne 9,6 cm de long, et 4 cm en largeur. Cette croissance profite t-il à l’habitabilité ?

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Très bien présenté, l’habitacle de la Classe C peut disposer d’une longue liste d’équipements.

Une fois à bord, on ne peux qu’apprécier cet intérieur très luxueux à l’ambiance chaleureuse. La finition est irréprochable avec des matériaux très flatteurs. Il n’y a pas grand chose à redire, peut-être aurions nous aimés la présence de vrai cuir sur le revêtement de la planche de bord. Le volant à trois branches est agréable au toucher et derrière, les compte-tours sont très joliment dessinés. En leur centre, un grand écran affiche toutes les informations utiles. Comme par habitude chez le constructeur allemand, la planche de bord accueille un écran multimédia, ici de 8,4 pouces, sur sa partie supérieure. Certains reprocheront qu’il ne soit pas tactile, mais pour notre part l’ergonomie, très bien étudiée, ajoute un aspect plus sécuritaire, tout comme son emplacement dans le champs de vision. La navigation dans les différents menus est simple et efficace et laisse le choix entre une molette ou un pavé tactile à portée de main. Véritable vaisseau technologique, la Classe C propose une multitude d’équipements. Conduite semi-autonome, freinage d’urgence, avertisseur de franchissement de ligne, caméra 360°, affichage tête haute, détecteur de somnolence… On ne peut faire mieux ! Même si notre version ne disposait pas de tout l’attirail, nous avons particulièrement apprécié l’affichage tête haute de qualité et la caméra HD.

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Même si le break n’offre que seulement 10 litres de plus dans son coffre par rapport à la berline, son accès est bien plus supérieur.

A l’arrière les passagers sont plutôt bien lotis avec une garde au toit légèrement supérieure sur le break. Seule la place du milieu est réduite en raison de l’implantation du tunnel de transmission. Si vous optez pour la version break en vous disant que l’espace de chargement est supérieur à la berline c’est bien sûr vrai, mais le volume ne gagne que 10 litres passant de 480 à 490 litres, un chiffre semblable aux BMW Série 3 Touring et Audi A4 Avant. Cependant, cette déclinaison offre un accès bien plus pratique et une excellente modularité. Le hayon peut être à ouverture électrique et mains libres grâce à un mouvement de pied et le cache-bagage suit le mouvement en se relevant tout seul. On observe un seuil de chargement relativement bas. Afin de profiter au maximum des capacités de chargement, soit 1.510 litres, une simple pression sur un bouton replie les sièges automatiquement en 40/20/40, contre 60/40 précédemment, et l’on profite d’un plancher plat. L’implantation de la technologie hybride empiète seulement sur le double fond. Les rangements à bord sont nombreux à l’avant comme à l’arrière, un porte-lunettes, un espace au pied de la console centrale, divers porte-gobelets et un accoudoir qui s’ouvre en deux parties, pour ne pas déranger le conducteur.

Mercedes Classe C Break 300h - esai Vivre-AutoAu volant, on note l’excellente insonorisation en ville comme sur route et un niveau de confort remarquable malgré la suspension surbaissée (-15mm) et les trains de roulement sport chaussés de roues 19 pouces. Cette voiture ne demande qu’une chose, avaler les kilomètres. Précisons que notre modèle disposait en option de l’excellente suspension pneumatique AIRMATIC. Pour plus de dynamisme, la Classe C dispose de l’Agility Select qui vous permet de varier les modes de conduite en interagissant sur la direction, la boîte, le moteur et la suspension. Les modes Sport et Sport+ rendent la berline très efficace sur route sinueuse avec un freinage puissant et une direction très précise qui permet de placer parfaitement le train avant. Certains apprécieront les palettes au volant.

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Le module électrique de cette version hybride n’est pas assez puissant.

Et l’hybride dans tout ça ? Malheureusement, le bloc électrique ne délivrant que 20 kWh limite vite l’intérêt de cette version. En ville il faut être extrêmement doux avec la pédale d’accélérateur pour rouler en électrique, soit des démarrages de tortue où il ne faut pas avoir un automobiliste pressé derrière. Malgré cela, une fois dépassés les 25 km/h le bloc Diesel se met en route ! Aucune fonction ne permet de rouler en utilisation 100% électrique. La batterie n’était pas prête de se décharger… Alors si vous souhaitez passez à l’hybride, allez plutôt essayer la version essence C 350 e qui dispose d’un moteur électrique rechargeable plus puissant qui lui permet de rouler jusqu’à 130 km/h sur une plage en théorie de 31 km, sauf si vous êtes inconditionnel du Diesel. Le seul réel intérêt sur notre version c’est la puissance cumulée que l’on obtient lorsque les deux blocs fonctionnent ensemble. La C300 h est plus performante qu’une C250d 4Matic, le modèle le plus puissant en Diesel. Tous deux disposent du même bloc, un 2,1l de 204 ch et 500 Nm de couple. La version hybride dispose de 27 ch et 250 Nm supplémentaires qui lui permettent d’abattre le 0 à 100 km/h en 6,7 secondes contre 7,2 secondes. Là pour le coup le conducteur de derrière aura peu de chance de vous suivre. Les Mercedes Classe C Break 300h - esai Vivre-Autopneus arrière se font entendre et la berline part comme une flèche. Mais est-ce bien raisonnable ? De temps en temps seulement, car l’avantage de ce type de motorisation est avant tout d’économiser en carburant. Sur le papier, la berline allemande est homologuée en cycle mixte à 3,8 l/100 km avec des jantes de 17 pouces et 3,9 l/100 km en 19 pouces. Un chiffre que nous n’avons bien sûr pas atteint. En réalisant plusieurs parcours en ville, notre meilleur moyenne s’est établie au dessus de 5 l/100 km, un résultat obtenu qu’une seule fois. Sur route comptez environ 6 l/100 km. Un chiffre toutefois honorable, au vu du poids de la voiture qui accuse plus de 1,8 tonne, mais pas si loin d’une version 100% Diesel pour les trajets routiers.

Question budget, la Mercedes Classe C break réclame 1.300€ de plus que la berline et débute ses tarifs à partir de 32.300€. En hybride elle est affichée à partir de 49.600€ auquel il faut enlever 2.000€ de bonus. A titre de comparaison, la C 250 d 4MATIC citée plus haut est à 47.450€ soit quasiment le même prix et offre en plus la transmission intégrale. Comme d’habitude chez la marque à l’étoile, la liste des options est longue, notre modèle en finition haute Fascination bardé d’équipements atteint les 70.000€. Pour l’instant, la Classe C hybride n’a pas vraiment de réelle concurrente face à elle, seule la Lexus IS 300h pourrait rivaliser mais elle carbure à l’essence.

Conclusion

Avec son look rajeuni, la Mercedes Classe C Break est une véritable routière, prête à offrir de longs voyages à ses occupants dans un confort remarquable et en toute sécurité. Nous avons été en revanche moins convaincus par cette version hybride, heureusement la gamme de motorisation est relativement riche et l’offre hybride est complétée par la C 350 e.

 

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