Essai Volkswagen Arteon 2.0 TDI 150 DSG 7, en route vers le premium

Le constructeur généraliste allemand tente une seconde fois de proposer un produit premium dans sa gamme. Verdict ? Essai Volkswagen Arteon.

essai Volkswagen Arteon

Essai Volkswagen Arteon

La Volkswagen Arteon n’est pas seulement un modèle haut de gamme, c’est aussi un design fort ! Bien loin de la classique Passat.

Chez Volkswagen on tente de séduire les futurs acquéreurs de véhicules premium. Il y a seize ans, le pari a été de lancer une berline haut de gamme, la Phaeton, qui malheureusement n’a pas rencontré le succès escompté avec seulement 84.000 exemplaires produits jusqu’en 2016. Aujourd’hui, le constructeur de Wolfsburg remet le couvert avec une inédite berline porte-drapeau. Cette nouvelle venue est-elle une simple Passat remodelée ou un véritable modèle à part ? Nous allons trancher !
D’emblée l’Arteon nous fait bien évidemment penser à la Passat CC (2008-2012), mais il n’en est rien, il s’agit bel et bien d’un véhicule haut de gamme selon le constructeur. Pourtant visuellement, cette nouvelle berline affiche des lignes de coupé avec son toit fuyant, ses portières sans montant et son profil qui évoque sa cousine l’Audi A5 Sportback. Qui a dit que les Volkswagen étaient trop classiques ? Si en effet l’ensemble de la gamme, à l’exception de la Coccinelle et du feu Scirocco, évolue gentiment d’une génération à l’autre, les designers savent aussi se lâcher comme en témoigne cette dernière venue. Ainsi, elle saura séduire les personnes attirées par le sérieux du constructeur mais qui souhaitent aussi se démarquer. Dans le détail, l’Arteon mesure 4,86 mètres de long, 1,87 mètre de large et 2,84 mètres d’empattement, soit une augmentation respectivement de +9, +4 et +5 cm par rapport à la Passat, elle est aussi plus basse avec une garde su sol de 14 cm. Proche du concept Sport Coupe GTE de 2015, elle en reprend les grandes lignes avec une spectaculaire calandre dont la partie supérieure se prolonge jusqu’aux blocs optiques, ces derniers sont dotés de la Essai Volkswagen Arteontechnologie LED. Les ailes galbées, le capot nervuré, les grandes entrées d’air et la double sortie d’échappement chromée apportent une touche sportive à l’ensemble. D’accord, notre teinte Jaune Curcuma fait obligatoirement tourner les têtes, mais sachez que peut importe la teinte de carrosserie, l’Arteon suscite l’intérêt. Notre modèle disposait de la finition la plus haute R-Line Exclusive qui se distingue par ses jantes de 19 pouces, son pare-chocs avant spécifique, ses vitres arrière surteintées, ses baguettes de protection chromées et son spoiler arrière en noir laqué. Enfin, il est possible d’opter pour des jantes de 20 pouces, en option.

Essai Volkswagen Arteon

A bord, pas de surprise, la présentation intérieure, de bon niveau, est semblable à la Passat, dommage. L’habitabilité est néanmoins généreuse.

Après avoir découvert l’extérieur nous sommes impatients de pénétrer à bord. Malheureusement l’engouement s’arrête là quand on découvre l’habitacle, une présentation identique à celle de la Passat. Certes c’est très bien fini, les assemblages sont sans défaut et l’ambiance réussie surtout dans cette finition haute, mais nous aurions aimé un brin d’exclusivité lié à ce modèle, dommage. Au quotidien, l’Arteon se montre agréable à vivre avec des commandes bien pensées et un grand écran tactile de 9,2 pouces, réactif et ergonomique. Derrière le magnifique volant à trois branches, le tableau de bord entièrement digital de 12,3 pouces permet de personnaliser l’affiche à son goût. La position de conduite est parfaite avec les nombreux réglages électriques à disposition et la sellerie se montre confortable, avec en guise du chauffage, de la ventilation ou même une fonction massage. Fleuron de la marque, l’Arteon propose une multitude d’équipements dont plusieurs assistances à la conduite que nous évoquerons plus bas. On retrouve ainsi l’accès et le démarrage sans clef, le GPS avec cartographie de l’Europe de l’Ouest, un éclairage d’ambiance, un affichage tête haute, un système de recharge à induction, des caméras à 360°…
Essai Volkswagen ArteonAux places arrière, les passagers se sentiront bien, avec un bon espace dédié dû à l’empattement important. Malgré un seuil de caisse haut, les vitres sont assez grandes pour ne pas se sentir cloisonné. La banquette est aussi chauffante, la climatisation tri-zones est de la partie et trois prises sont mises à disposition, 220V, 12V et USB. Contrairement à la Passat, l’Arteon est munie d’un hayon pour accéder au coffre. Ce dernier, électrique, offre un vaste accès. Le volume de chargement oscille entre 563 et 1.557 litres, une bonne contenance pour la catégorie. La banquette qui se rabat en 2/3-1/3 à l’aide de poignées situées sur les côtés permet d’obtenir une surface plane. De nombreux rangements sont présents à bord, trappes côté conducteur, porte-lunettes, bacs de porte, poches aumônières…

Essai Volkswagen Arteon

Très polyvalente, cette routière dispose d’un bon agrément de conduite assorti d’un niveau de confort/dynamisme intéressant.

Pour animer sa berline Grand Tourisme, le constructeur propose pas moins de neuf combinaisons comprises entre 150 et 280 ch. En essence sont proposés les blocs 1.5 TSI de 150 ch et 2.0 TSI de 190 ou 280 ch. En Diesel, l’offre est composée des 2.0 TDI déclinés en 150 ou 190 ch ainsi qu’un 2.0 BiTDI de 240 ch. Toutes ces mécaniques reçoivent une boîte automatique à double embrayage DSG à sept rapports, seule les deux premiers moteurs peuvent être accouplés à une boîte manuelle à six rapports. L’Arteon peut également recevoir la transmission intégrale 4Motion sur le 2.0 TDI 190, elle est incluse sur les 2.0 TSI 280 et 2.0 BiTDI 240. Notre modèle était doté du 2.0 TDI de 150 ch avec la boîte DSG 7, ce quatre cylindres développe sa puissance maximale entre 3.500 et 4.000 tr/mn et dispose d’un couple de 340 Nm entre 1.750 et 3.000 tr/mn. Le 0 à 100 km/h est annoncé en 9,1 secondes pour une vitesse maximale de 220 km/h. Quel que soit le type de parcours, Essai Volkswagen Arteonce bloc suffit amplement pour déplacer notre berline familiale lourde de 1.539 kg. Vigoureux en bas du compte-tours, il offre de bonnes reprises et s’accorde parfaitement à la DSG 7 aux passages de rapports doux. L’insonorisation est bonne, le TDI gronde toutefois en haut des tours. Sur route sinueuse, le comportement routier est irréprochable et un brin plus dynamique qu’au volant de la Passat. Les voies ont par ailleurs été élargies. Nous disposions du DCC, l’amortissement pilotée (1.190€) qui, via cinq modes de conduite (Eco, Confort, Normal, Sport, Individuel), agit sur la cartographie moteur, la transmission, l’amortissement ou bien certains équipements. En mode Sport, la direction, légère en ville, se durcit. Très précise, elle permet de placer parfaitement le train avant en courbe, l’excellente motricité prend la suite. En plus d’être très agile, l’Arteon offre un niveau de confort remarquable malgré la présence de notre monte pneumatique de 19 pouces. Nous sommes bien en présence d’une berline routière polyvalente avec à la clef des consommations raisonnables, entre 6 et 6,5 l/100 km en moyenne.
Essai Volkswagen ArteonConcevoir un véhicule haut de gamme c’est aussi le doter de technologies de pointe. Si de nouveaux équipements seront ajoutés par la suite, la berline allemande est déjà bien fournie en systèmes d’aide à la conduite. On citera par exemple le régulateur de vitesse adaptatif (ACC) qui prend en compte les limitations de vitesse, les virages ou bien les ronds-points pour adapter la vitesse automatiquement, les feux directionnels à régulation prédictive qui utilisent aussi les données du GPS ou l’Emergency Assist qui immobilise la voiture sur la voie de droite en cas de défaillance du conducteur. À cela s’ajoutent l’assistant de maintien de voie Lane Assist avec le détecteur d’angles morts Side Assist, le park assist ou bien la conduite semi-autonome en embouteillage.

Essai Volkswagen ArteonVendue environ 7.000€ plus chère que la Passat à motorisation égale, l’Arteon débute ses tarifs à partir de 38.250€ avec le 2.0 TSI 250. Le 2.0 TDI de 150 est disponible à partir de 41.030€ et 43.080€ avec la boîte DSG 7. Notre modèle R-Line Exclusive 2.0 TDI DSG 7 réclame 48.570€ (malus neutre) et dépasse les 55.000€ avec les équipements supplémentaires. Comme d’habitude chez Volkswagen la liste des options est longue.
Avec ses tarifs placés haut, l’Arteon se rapproche clairement du segment premium, doté de mécaniques plus nobles.

 

Conclusion

En plaçant sa berline Arteon dans le haut du tableau, Volkswagen a conçu un modèle à part, qui se démarque clairement de la Passat. Que ce soit au niveau de l’esthétique, de la conduite ou même de l’habitabilité on distingue nettement ces deux modèles si l’on ne s’arrête pas sur la présentation intérieure. Reste à voir si le prix, lui aussi haut, ne rebute pas les clients potentiels, cette berline ne souhaite en aucun cas devenir une simple vitrine technologique.

Nos photos : essai Volkswagen Arteon 2.0l TDI DSG 7 R-Line Exclusive – Jaune Curcuma

 

Laisser un commentaire