Essai Fiat 124 Spider, le roaster plaisir !

Un nouveau cabriolet arrive sur le marché, nous sommes partis l’essayer dans la région de Biarritz avec 35 degrés au mercure. Essai Fiat 124 Spider.

essai Fiat 124 Spider

Notre vidéo : essai Fiat 124 Spider

Essai Fiat 124 Spider

Avec ses clins d’œil au passé, le Fiat 124 Spider se montre très séduisant.

Le constructeur italien n’en est pas à son premier roadster. De 1956 à 1995, huit modèles découvrables se sont succédés. Mais parmi toutes ces versions, un a rencontré un franc succès, il s’agit du 124 Spider. Produit entre 1966 et 1982 c’est le plus vendu avec 200.000 exemplaires écoulés. 50 ans plus tard, Fiat reprend l’appellation de ce dernier pour lancer son nouveau roadster. Partageant la plateforme de la Mazda MX-5, le 124 Spider affiche pour autant une identité visuelle bien à lui, à commencer par ses dimensions ! Long de 4,6 mètres et large de 1,74 mètre, il se montre un peu plus grand que son homologue. Quelques éléments rendent hommage au précédent 124 comme la calandre, le double bosselage du capot moteur ou encore la forme spécifique du bouclier arrière. Les designers ont également souhaité créer un lien avec la célèbre 500 avec ses feux arrière à fond évidé et des optiques avant en forme triangulaire. Ce nouveau roadster est très séduisant, les passants étaient tous unanimes à ce sujet lors de nos prises de vue.

Essai Fiat 124 Spider

Malgré quelques garnissages supplémentaires, l’intérieur est similaire au Mazda MX-5.

A bord, la présentation est identique à celle du roadster japonais, la console de climatisation, les compte-tours, le volant, même le système multimédia y est repris. Fiat a tout de même contribué en ajoutant sa petite touche italienne avec des garnissages différents sur la planche de bord et les contre-portes. Les sièges sont aussi spécifiques, ici recouverts de cuir Tabac. On retrouve donc logiquement les mêmes avantages et inconvénients que dans le MX-5, on apprécie l’excellente position de conduite et l’ergonomie générale. Le levier de vitesse est idéalement situé et le système multimédia, simple d’utilisation, se pilote via une molette à portée de main. Moins bien pensé pour la vie quotidienne, les rangements de vos objets vous poseront problème. En l’absence de boîte à gants et d’un véritable espace sous l’accoudoir, ils devront se loger dans des compartiments présents au dos des sièges, peu accessibles lorsque vous êtes au volant. Dernier détail, la prise 12 Volt, dissimulée sous la planche de bord côté passager est difficile à trouver.
Du côté des équipements la dotation est similaire, accès et démarrage sans clef, régulateur de vitesse, caméra de recul, sièges chauffants, navigation et un système audio Bose avec 9 haut-parleurs dont quatre sont situés dans les sièges.
Le coffre offre 140 litres de chargement, un volume qui peut sembler limite pour un long voyage, mais sachez qu’une galerie est disponible en accessoire afin accroître le nombre de bagages. Son look de cabriolet se doit aussi grâce à l’emploi d’un toit en toile. Ce dernier se replie très facilement en moins de trois secondes, pratique !

Essai Fiat 124 Spider

Le moteur est inédit, creux à bas régime il se montre vivant passé les 2.500 tr/mn.

Si l’ensemble des organes mécaniques, boîte de vitesse comprise proviennent du constructeur japonais, Fiat a fait le choix d’intégrer un moteur turbo sous le capot de son cabriolet. Il s’agit d’un bloc 1,4l développant 140 ch à 5.000 tr/mn et un couple de 240 Nm dès 2.250 tr/mn, permettant d’abattre le 0 à 100 km/h en 7,5 secondes et d’atteindre la vitesse maximale de 215 km/h. Creux à bas régime, cette mécanique à la sonorité plutôt discrète, se révèle surtout entre 2.500 et 5.500 tr/mn avec des accélérations franches. Il ne faut donc pas hésiter à rétrograder régulièrement pour compenser le manque de réponse du turbo.
Nous étions impatient de voir si le plaisir de conduite était au rendez-vous. Un poil plus lourd de 75 kg que le MX-5 (1050 contre 975 kg), le 124 Spider conserve les mêmes attributs côté châssis, un centre de gravité bas et une répartition du poids équitable à l’avant et à l’arrière. Les centaines de kilomètres parcourus à son volant nous ont donné le sourire. La boîte de vitesse aux débattements courts et aux verrouillages fermes dispose d’un très bon étagement, le freinage est performant et facile à doser et la direction, précise, permet de placer le train avant au cordeau. On enchaîne ainsi les virages en toute confiance, la voiture, bien équilibrée, retranscrit parfaitement les sensations au volant et de ce fait se montre très prévenante. Pour s’amuser un peu plus il est possible de déconnecter l’ESP, ce qui rend l’arrière plus mobile. Le petit bonus par rapport à la Miata c’est que, malgré ses bonnes prestations, l’italienne se montre plus confortable, un atout pour un usage au quotidien.
Essai Fiat 124 SpiderPour plus de sportivité, Fiat lancera à la rentrée une version Abarth plus puissante affichant 170 ch. Elle disposera d’un différentiel arrière autoblocant, de barres antiroulis renforcées et d’une suspension spécifique. Nous ne manquerons pas de l’essayer prochainement.

En attendant, le 124 Spider est d’ores et déjà commercialisé avec un tarif compris entre 25.990 et 29.990€ autour de trois niveaux de finition, auquel il faut ajouter 900€ de malus. Difficile de juger précisément la consommation moyenne avec les conditions de notre essai, le profil de la route et la climatisation très sollicitée avec 35 degrés au mercure, mais l’ordinateur de bord indiquait entre 8 et 10 l/100 km.

Conclusion

Ce nouveau cabriolet a sa place sur le marché, un segment aujourd’hui très pauvre qui ne demande qu’à se diversifier ! Avec son tarif attractif, il offre la possibilité de se faire plaisir les cheveux au vent !

Nos photos : essai Fiat 124 Spider 1.4 MultiAir 140 Lusso Plus – Bronze Magnetico métallisé / Cuir Tabac

 

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2 Commentaires

  1. Didier Lemoine dit :

    Pas fabriqué en Italie, quel dommage !

  2. Guillaume Ollier dit :

    Bonjour Didier,

    En effet, le 124 Spider est produit dans la même usine que le Mazda MX-5 à Hiroshima (Japon). Fiat envoie directement les moteurs là bas.

    A bientôt,
    La rédaction.

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