Essai Hyundai Santa Fe 2.2 CRDi 200 4WD BVA

Après quatre ans de commercialisation, le SUV familial coréen s’est offert une seconde jeunesse. Essai Hyundai Santa Fe CRDi 200.

essai Hyundai Santa Fe 2016

essai Hyundai Santa Fe

Quelques retouches esthétiques ont été apportées au Santa Fe, lui conférant toujours une allure massive.

Les SUV ont de l’importance chez Hyundai puisqu’ils représentent plus d’un tiers des ventes du constructeur en Europe. Aujourd’hui l’offre est représentée par deux modèles, le nouveau Tucson, qui est monté en gamme avec des prestations en hausse, et placé au dessus, le grand Santa Fe, présent sur nos routes depuis 2012. Quatre ans après son lancement qu’est ce qui change ? Cousin du Kia Sorento, le Santa Fe affiche un style plus séduisant, moins typé camionnette. Il n’y avait donc pas grand chose à changer lors du restylage. Les designers ont tout de même modifié plusieurs éléments tel les boucliers ainsi que les feux, caractérisés par un nouveau dessin à l’avant et un éclairage à LED à l’arrière. Des feux de jour, eux aussi à LED ont fait leur apparition au-dessus des antibrouillards. La double canule d’échappement apporte de la sportivité quand les poignées de porte chromées ajoutent du chic à l’ensemble. Pour accentuer son côté haut de gamme, de nuit à l’approche du véhicule, ces dernières s’illuminent au côté d’un éclairage sous les rétroviseurs. Livré avec des jantes alliage de 17 pouces sur les deux premiers niveaux de finition, notre Santa Fe haut de gamme, lui, est chaussé d’une monte de 19 pouces. Ce SUV est un beau bébé qui a plutôt fier allure !

essai Hyundai Santa Fe

Moins valorisant que dans le Sorento, l’intérieur du Santa Fe est cependant très agréable à vivre au quotidien.

Si l’on préfère la présentation intérieure de son homologue, le Santa Fe, moins jeune, propose un habitacle dans l’ensemble bien fini. Les assemblages sont bons et la planche de bord est garnie de plastique moussé sur sa partie supérieure. Seule l’endroit où repose le genoux du conducteur nous a semblé désagréable au contact, à cause de la présence de rainures. Pour égayer cet habitacle foncé, une ambiance beige/marron est aussi proposée en combinaison avec la plupart des teintes extérieures. Le conducteur trouve facilement sa position idéale, moins pour le passager, installé sur une assise inclinée qui ne bénéficie pas de réglage en hauteur. Cette version restylée gagne un écran multimédia tactile de 8 pouces, un ensemble doté d’une très bonne réactivité que l’on retrouve dans les derniers modèles du groupe, et qui apparaît toujours aussi simple d’utilisation. Il est livré en série dès la seconde finition. Les compte-tours sont très lisibles et encadrent un affichage central qui regroupe l’essentiel : consommations, indications de navigation, aides à la conduite… permutables depuis le volant. L’ergonomie générale est dans l’ensemble appréciable mais une commande nous a semblé mal essai Hyundai Santa Feplacée, celle du sélecteur de mode de conduite, située à gauche du volant. Un panaché d’équipements compose la dotation de notre SUV, dont certains ont fait leur apparition à l’occasion du relifting. C’est le cas du freinage d’urgence, du régulateur de vitesse adaptatif, qui au passage, fonctionne en embouteillage, ou de l’assistant au maintien dans la voie. Pour le reste le Santa Fe est très bien fourni, quatre sièges chauffants et ventilés (à l’avant), volant chauffant, toit vitré panoramique et ouvrant… Pour les manœuvres plusieurs caméras permettent de visionner différentes vues, 360°, avant, arrière ou aux roues. L’affichage est de qualité et on passe d’un mode à l’autre très facilement. Un park assist vous accompagne aussi, un plus pour un véhicule de ce gabarit.

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Le grand coffre et l’habitabilité généreuse de ce SUV satisferont les familles.

Ce SUV se considère sans problème comme un véhicule familial grâce à son habitabilité intéressante. A l’arrière, les passagers disposent d’un grand espace, une bonne garde au toit et de quoi ajuster les sièges qui s’inclinent et coulissent en 2/3-1/3. Pour 1.000€, le Santa Fe peut embarquer deux occupants supplémentaires avec deux sièges d’appoints en troisième rangée. Si l’espace aux jambes peut être agrandi à l’aide des sièges de devant coulissants, la garde au toit reste limitée pour les plus de 1,70 mètre. Les rangements à bord sont très nombreux, bacs de porte généreux, porte-lunettes, poches aumônières… Le coffre est également plutôt logeable avec un volume de chargement compris entre 585 et 1.680 litres, une bonne valeur pour la catégorie. La modularité est pratique à l’usage et la plage arrière se range dans un compartiment sous le plancher. Deux prises de 12 et 220 Volts feront le bonheur de certains. Sur notre version, le hayon électrique est doté de la fonction mains-libres, il s’ouvre simplement lorsque vous vous placez derrière la voiture, clef en poche. C’est pratique et plus efficace que les systèmes réclamant un mouvement du pied mais il faut être prudent tout de même, ne pas enclencher involontairement son ouverture si vous êtes garés près d’un mur.

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Le moteur CRDi de 200 ch convient parfaitement au Santa Fe, mais au détriment d’une consommation importante sur la version 4 roues motrices.

Pour animer le SUV, en France un unique moteur figure au catalogue, un bloc quatre cylindres Diesel développant 200 ch. Cependant Hyundai laisse le choix quant au type de transmission, aux roues avant ou intégrale ainsi qu’à la boîte de vitesse, manuelle ou automatique à six rapports, soit quatre combinaisons possibles. Pour notre essai nous avions en main l’association boîte automatique et 4×4. Délivrant un couple de 440 Nm à 1.800 tr/mn, le moteur dispose d’assez de ressource pour déplacer le Santa Fe. Les performances ne sont pas extraordinaires au vu du poids, 1.965 kg, mais les reprises sont satisfaisantes. Quel que soit le type de parcours emprunté, nous avons apprécié l’insonorisation très bien travaillée. La boîte automatique s’est montrée douce et bien programmée, on apprécie la fonction Hold qui maintient les freins à l’arrêt en vous libérant le pied droit. En haussant le rythme, les mouvements de caisse, la direction peu consistante et les passages de rapport lents, même lorsque le mode Sport est enclenché, ne font pas bon ménage avec une essai Hyundai Santa Feconduite dynamique. Bien que l’on se sente tout de même en sécurité, le Santa Fe appelle plutôt à une conduite apaisée, agrémentée d’un très bon niveau de confort et une tenue de cap sans reproche. Il permet aussi de sortir des sentiers battus grâce à sa transmission intégrale et sa fonction d’aide en pente. Pour le côté aventurier le point cardinal est indiqué sur rétroviseur intérieur, bien vu. Si vous ne voyez pas l’utilité de cette version AWD, optez pour une déclinaison deux roues motrices qui sera certainement moins gourmande en carburant. Notre modèle s’est montré glouton avec une moyenne d’au moins 8 l/100 km sur route et environ 10 l/100 km en agglomération, malgré le mode Eco en fonction.

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Avec un seul moteur, la gamme du Hyundai Santa Fe est comprise entre 35.200 et 47.800€.

A l’achat, il vous sera réclamé 35.200€ pour un Santa Fe de base en deux roues motrices et boîte manuelle. A ce prix, la finition Initia offre l’allumage automatique des feux, le capteur de pluie, la climatisation automatique, le régulateur/limiteur de vitesse et un système audio avec Bluetooth. Contre 42.300€, le second niveau Creative ajoute la caméra de recul, l’écran tactile avec navigation, l’accès et le démarrage sans clef, la sellerie cuir chauffante, les feux Xénons et l’assistant au maintien dans la file. Notre version haute Executive, affichée à 47.800€ (50.350€ en 4WD) regroupe tous les équipements, seules les deux places d’appoints (1.000€) et des aides à la conduite sont optionnées (Pack Safety 1.750€-alerte de circulation transversale à l’arrière, assistance au changement de voie, freinage d’urgence automatique, régulateur de vitesse adaptatif et surveillance des angles morts). Enfin, un malus compris entre 900 et 3.000€ selon les versions est à ajouter au prix final. Si en version haute, le Santa Fe se rapproche de la concurrence premium, il devient intéressant au vu de ses équipements et de sa puissance en entrée de gamme. Dommage que le bloc CRDi de 150 ch n’ai pas été retenu pour la France, d’autant plus qu’il est proposé dans les pays limitrophes.

Conclusion 

Renouvelé, le Hyundai Santa Fe se présente comme un choix intéressant pour les acquéreurs souhaitant voyager dans un véhicule très logeable, confortable et bien équipé. Avec un seul moteur de 200 ch, il faut néanmoins prendre en compte le malus et les consommations dans le budget.

Nos photos : essai Hyundai Santa Fe 2.0 CRDi 200 4WD BVA Executive – White Crystal métallisé

 


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