Essai Hyundai Kona 1.0 T-GDi 120, le look en prime

Le constructeur coréen propose un nouveau SUV compact au look dynamique, a-t-il ses chances ? Essai Hyundai Kona.

essai Hyundai Kona

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Le nouveau Huyndai Kona signe une nouvelle ère chez le constructeur coréen avec son style original.

Un vent nouveau souffle chez Hyundai ! En plus de s’attaquer au segment très porteur des SUV compacts, le constructeur coréen rajeunit son image. Avec son physique dynamique, ce nouveau petit SUV souhaite se faire remarquer dans un marché très concurrentiel, a-t-il suffisamment de cartes en main pour s’imposer ? Vérifions cela.
Non le nouveau Kona n’est pas signé Kia comme on aurait pu le penser en découvrant son look. Si en effet en matière de style, Kia se démarque généralement de son homologue, cela semble être dorénavant de l’histoire ancienne. L’originalité de ce modèle se traduit par la présence à l’avant d’une calandre en cascade, de feux à double étage avec des inserts argentés autour des essai Hyundai Konaantibrouillards et d’un capot nervuré. Les ailes galbées composées de passages de roues en plastique, les barres de toit et le sabot de protection arrière apportent une touche baroudeur à l’ensemble. Notre Kona était doté de la finition la plus haute Executive qui offre des jantes en alliage de 18 pouces. Hormis, ce changement, les deux autres finitions inférieures disposent du même look, un bon point. Dommage que la peinture de la trappe à essence diffère sur notre teinte Pulse Red (voir photos).
Globalement réussi esthétiquement, ce nouveau SUV  s’inscrit parfaitement dans le segment, où le style à aussi son l’importance !

essai Hyundai Kona

Le manque de personnalité de l’habitacle ne va de paire avec l’extérieur. L’ergonomie et les équipements sauvent la mise.

En découvrant l’habitacle du SUV coréen, on fait face à une planche de bord plutôt classique qui refroidira les amateurs de personnalisation. Quelques touches de couleurs grise, orange, jaune ou rouge, selon la teinte extérieure, parcourent tout de même les grilles d’aération, le soufflet du levier de vitesses ou la sellerie cuir, offerte en série sur notre version. Pour autant, même si cette planche de bord est majoritairement garnie de plastiques durs à l’exception du bandeau, les assemblages sans sans reproche et la disposition des commandes bien étudiée. De série, le Kona reçoit un écran tactile de 7 pouces compatible Apple CarPlay et Android Auto associé à deux prises 12 Volts, une prise USB et une entrée auxiliaire. Dès le second niveau sa taille passe à 8 pouces, la navigation Europe et un chargeur à induction sont ajoutés. Bien positionné, son utilisation s’avère relativement simple et le tactile est réactif. La position de conduite est bonne, lesessai Hyundai Kona sièges et le volant sont chauffants sur notre version, agréable l’hiver ! Derrière ce dernier, le tableau de bord est classique, des compte-tours à cerclages bleutés encadrent un écran TFT multifonction, un affichage tête haute est présent dès le niveau intermédiaire. On accède facilement aux places arrière, l’espace est correct pour deux adultes mais la banquette manque un peu de moelleux et la position centrale est étroite. De bonne contenance, le coffre offre un volume de chargement compris entre 361 et 1.143 litres, avec en bonus un plancher plat lorsque la banquette 2/3-1/3 est pliée. Des compartiments de rangements sont présents sous le plancher.

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L’agrément de conduite est au rendez-vous, mais les suspensions sont bien trop fermes.

En attendant l’arrivée prochaine de motorisations Diesel et d’une version 100% électrique, le SUV coréen est proposé au lancement avec deux blocs essences. Le premier est un trois cylindres turbo de 12 soupapes de 1,0l accouplé à une boîte mécanique à six rapports, le second est un quatre cylindres 1,6l de 177 ch associé à une boîte à double embrayage à sept rapports et à la transmission intégrale. Si ce dernier à le mérite d’être combiné aux quatre roues motrices, ce qui n’est pas courant dans la catégorie, il ne devrait cependant représenter qu’une infime partie des ventes. Pour notre essai nous avons pris le volant du Kona avec le trois cylindres. Développant 120 ch à 6.000 tr/mn et un couple de 172 Nm de 1.500 à 4.000 tr/mn, il demande 12 secondes au 0 à 100 km/h. A la fois souple et nerveux, ce petit moteur dispose d’assez de ressources pour déplacer les 1,2 tonne du essai Hyundai KonaSUV, un bon agrément en ville comme sur toute. Peu vibrant et muni d’un stop and start assez discret, il contribue au bon niveau d’insonorisation à bord. En terme de consommation, ce n’est pas le trois cylindres le plus sobre du marché, avec une moyenne d’environ 7 l/100 km relevée. Mais ce qui nous a le plus dérangé c’est la fermeté des suspensions, les routes dégradées ou les dos d’âne pénalisent le confort ! Le Kona privilégie ainsi plus le dynamisme avec un roulis maîtrisé et une direction bien calibrée de quoi se faire plaisir en courbe. Attention toutefois, la motricité atteint vite ses limites si l’on augmente le rythme.

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Avec ses trois finitions, le Hyundai Kona n’est pas le SUV compact le plus abordable, heureusement il n’est pas avare en équipements.

Compris entre 21.400€ et 29.900€ les tarifs du Hyundai Kona sont placés plutôt haut. En échange la dotation en équipements est très complète, le premier niveau de finition Intuitive offre les jantes alliage 17 pouces, l’allumage automatique des feux, le capteur de pluie, la climatisation automatique, le régulateur/limiteur de vitesse, le système multimédia 7 pouces, la caméra de recul et l’assistance au maintien dans la voie. Le second, Edition #1 (+1.500€), ajoute l’affichage tête haute, l’accès et le démarrage sans clef, le chargeur sans fil à induction, le système multimédia 8 pouces avec la navigation et un système Hifi. Enfin, notre finition Executive (+3.000€) comprend en plus les feux avant bi-LED, la sellerie en cuir chauffante, le freinage d’urgence avec détection des piétons, la surveillance des angles morts et l’alerte de circulation transversale. N’émettant que 119 g/km de rejets de CO², le 1.0 T-GDi est en zone neutre. À l’inverse, le 2.0 T-GDi et sa transmission intégrale réclame un malus de 2.773€ (153 g/km) en plus de son prix de départ de 29.900€.

Conclusion

Le segment des SUV compacts tant prisé est aussi l’un des plus concurrentielles, le Hyundai Kona met en avant son style, ses équipements et sa garantie pour séduire les futurs acquéreurs, mais il reste encore des efforts à faire à commencer par un meilleur compromis confort/dynamisme.

Nos photos : essai Hyundai Kona 1.0 T-GDi 120 Executive – Pulse Red

 

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