Essai Toyota Hilux Double Cabine Lounge 2.4D 150 BVA

Chaque constructeur renouvelle petit à petit leurs pick-up, c’est au tour du géant japonais. Essai Toyota Hilux.

essai Toyota Hilux

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Disponible en trois variantes, le nouveau Toyota Hilux a été revu en profondeur.

Avec 18 millions d’exemplaires vendus depuis 1968, le Toyota Hilux s’est forgé une très bonne réputation au fil des décennies, Jeremy Clarkson ne dira pas le contraire ! Nous avons pris le volant de la dernière génération, la huitième, mais avant de découvrir en détail ce qui nous attend présentons la gamme. Comme la plupart des constructeurs de pick-up, plusieurs configurations sont proposées à l’achat, le Hillux n’échappe pas à la règle avec trois combinaisons possibles interagissant sur la taille de la benne et l’habitabilité :

Châssis : Transmission/Places/Longueur benne/Largeur benne
Simple Cabine – 2WD ou 4WD, 2 places, 2.315 m, 1.575 m,
Xtra Cabine – 4WD, 4 places (2 d’appoints), 1.810 m, 1.540 m,
Double Cabine – 4WD, 5 places, 1.525 m, 1.540 m.
essai Toyota HilluxNotre modèle était présenté avec cette dernière configuration, une version qui séduira les professionnelles mais aussi les particuliers avec ses véritables cinq places. Il dispose en outre d’un couvercle de benne en plastique couleur carrosserie avec arceau chromé facturé 2.689€. La liste des accessoires est assez conséquente et permet à chacun de personnaliser son véhicule aussi bien pour le côté pratique que pour l’esthétique. En parlant d’esthétique, cette dernière génération est plutôt bien mise en valeur. Notre modèle et sa finition haute Lounge, arbore un bouclier avant assez musclé, une calandre barrée chromée qui rejoint des feux à LED, des coques de rétroviseur, des poignées de porte, des marche-pieds ainsi que deux pare-chocs arrière chromés. Les jantes sont également spécifiques. Long de 5,33 mètres, le Hilux Double Cabine peut supporter un poids de 1.035 kg dans sa benne et tracter jusqu’à 3.200 kg (3.500 kg pour les autres versions).

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Pas de doute, la présentation intérieure fait un bond en avant en terme de modernité !

En s’installant à bord, on s’éloigne de l’image « utilitaire » que l’on pourrait associer aux pick-up. Bien présentée, la planche de bord intègre de nombreux éléments qui modernisent l’ensemble. On retrouve ainsi un écran tactile de 7 pouces en format tablette, des compte-tours à cerclages bleutés et plusieurs inserts de couleur argent. Les finitions et surtout les assemblages sont sérieux et semblent prêts à résister dans le temps. L’installation côté conducteur se réalise sans difficulté, le siège bénéficie, sur notre version, de réglages électriques classiques (pas de réglage lombaire) et le volant est réglable aussi bien en hauteur qu’en profondeur mais avec une faible amplitude. Le passager, lui, devra se contenter de poignées manuelles, la climatisation automatique n’est également pas bi-zones, dommage. L’ergonomie générale est plutôt bonne et la liste des équipements assez intéressante, on y retrouve par exemple une sellerie en cuir chauffante, l’accès et le démarrage sans clef, le freinage d’urgence, le détecteur de franchissement de ligne, le régulateur de vitesse, la lecture des panneaux, la essai Toyota Hilluxnavigation ou bien une caméra de recul. Pour relier ou charger vos appareils, deux prises 12 Volts, deux ports USB et une entrée auxiliaire sont présents à bord.
Particularité de notre version Double Cabine, une véritable banquette est disposée à l’arrière, assez confortable, elle permet de voyager à plusieurs, l’espace au niveau des jambes est correct. Il est également possible de disposer de cette superficie pour stocker des objets en repliant simplement les assises. Enfin, les rangements disponibles à bord sont nombreux, double boîte à gants, porte-gobelets, grand espace sous l’accoudoir central, porte-lunettes, poches aumônières…

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Plus silencieux, plus sobre et surtout plus confortable, le nouveau Hilux est toujours bien armé pour s’aventurer partout.

Alors que la concurrence propose des mécaniques de plus en plus puissantes, le Hilux se contente d’un unique bloc Diesel de 150 ch. Ce quatre cylindres 2,4 l atteint sa puissance maximale à 3.400 tr/mn et développe un couple de 400 Nm à 1.600 tr/mn. Avec plus de deux tonnes sur la balance, le 0 à 100 km/h est réalisé en 13,2 secondes (12,8 s. avec BVA). Même si nous aurions aimé une mécanique plus vigoureuse, le 2.4D, à la fois souple et très coupleux, remplit bien sa fonction. Seule la boîte automatique à six vitesses gâche un peu le tableau avec des passages de rapports lents. En revanche des efforts ont été appliqués concernant le confort, malgré toujours la présence d’amortisseurs à lame à l’arrière, on sent un net progrès sur ce point, de quoi voyager sur de longues distances sans mal de dos. L’insonorisation semble aussi meilleure mais à partir de 120 km/h le son du moteur et les bruits d’air engendrés par les rétroviseurs sont audibles. Deux modes de conduite Eco et Power influent sur la réponse à l’accélérateur. En roulant sur des portions limitées à 110 km/h nous avons obtenu une consommation moyenne de 7 l/100 km, un chiffre honorable. Sur route ainsi que sur les autres terrains,  il faudra compter néanmoins entre 8 et 10 l/100 km. En agglomération, il n’est pas difficile d’évoluer à son volant, la position de conduite haute et l’excellente visibilité facilitent les manœuvres, seules les minuscules places de stationnement peuvent poser problème.
essai Toyota HilluxMais c’est hors du bitume que le Hilux se révèle être un véritable franchiseur. Avec une garde au sol de 22 cm ainsi que des angles d’approche de 31°et de fuite de 26°, il possède de bons attributs pour s’aventurer à peu près partout ! Côté technique, nombreux éléments ont été modifiés pour cette nouvelle génération, le châssis a été retravaillé pour plus de rigidité, le système d’amortissement optimisé, la direction affinée et le débattement des roues arrière gagne 20%. La transmission s’effectue aux roues arrière en conduite normal (4×2), une molette à portée de main permet de passer en mode 4×4 intégrale jusqu’à 50 km/h (vitesse limitée à 120 km/h) ou bien de sélectionner la gamme courte de la boîte de vitesse. Des aides électroniques complètent ce schéma avec un blocage de différentiel arrière, une assistance à la descente et à la montée et l’ESP peut bien sûr se désactiver. Un contrôle de motricité a été ajouté (A-TRC), pour répartir le couple au mieux entre les quatre roues en cas de perte d’adhérence. Tous ces éléments rendent le Hilux redoutable d’efficacité hors des sentiers battus. En l’absence de transmission intégrale permanente, il faut tout de même rester vigilant par temps humide, bien que sécurisant en temps normal, essai Toyota Hilluxl’encombrement et le poids prennent le dessus en cas de glissade !

Le Toyota Hilux se place dans la fourchette haute du segment en terme de budget. Il débute ses tarifs à partir de 26.322€ en configuration Simple Cabine. La version Xtra Cabine réclame 28.122€ et le Double Cabine 30.800€. Pour s’offrir notre beau modèle il faut débourser 40.400€ en boîte mécanique et 42.100€ avec la boîte automatique. Bien sûr, rappelons que les pick-up ne sont toujours pas soumis au malus.

Conclusion

Le Toyota Hilux, huitième du nom en version Double Cabine satisfera les clients professionnelles, comme les particuliers, à la recherche d’un pick-up confortable et doté de bonnes capacités tout terrain. Si l’on fait l’impasse sur sa boîte automatique dépassée et son offre moteur limitée, il reste toujours une référence en matière de franchiseur de l’extrême.

Nos photos : essai Toyota Hilux Double Cabine Lounge 2.4D 150 BVA- Rouge Volcano

 


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