Essai Audi Q7 e-tron, vitrine technologique

C’est au tour du SUV aux quatre anneaux de profiter d’une version hybride associée à un V6 TDI et à la transmission Quattro. Essai Audi Q7 e-tron.

Essau Audi Q7 e-tron

essai Audi Q7 e-tron

L’Audi Q7 e-tron se distingue par sa signature lumineuse spécifique.

L’Audi Q7, cet imposant SUV premium fête cette année ses dix ans. Récemment renouvelé pour une deuxième génération l’année dernière, il s’est vendu à plus de 75.000 unités dans le monde dont 2.300 en France. Au total, les deux SUV ont séduit 500.000 acheteurs sur la globe, un succès. Afin d’élargir la gamme et se mettre à jour face à une rude concurrence, on pense notamment aux Mercedes GLE 500e, BMW X5 xDrive40e, Porsche Cayenne Hybrid, Volvo XC90 T8…, le constructeur allemand décline aujourd’hui son Q7 en version hybride rechargeable. Un système que l’on connait déjà avec la compacte A3 e-tron (10% des ventes), ici cette technologie s’associe à un moteur Diesel et non essence avec en bonus la transmission intégrale Quattro, c’est une première. Quels sont les avantages et les inconvénients, voyons ça tout de suite. Tout d’abord, parlons style, le Q7 a beaucoup changé depuis son renouvellement en 2015. Ses lignes sont moins arrondies et même s’il ne manque pas de essai Audi Q7 e-tronprestance il appairait plus sage qu’autrefois, de profil il ressemble beaucoup à un break surélevé. La déclinaison e-tron apporte quelques éléments inédits, à commencer par une signature lumineuse différente, sous forme de traits horizontaux placés aux extrémités basses du bouclier. Les seuils de portes affichent le logo e-tron rétroéclairé et les sorties d’échappement ne sont plus visibles. Autre détail qui a son importance, chaque côté dispose d’une trappe pour alimenter la voiture en carburant et en courant. De série, le Q7 e-tron est livré avec des jantes de 19 pouces et des feux Xénon, il est possible d’opter pour du 20 voire 21 pouces et de s’offrir les magnifiques feux Audi Matrix LED.

essai Audi Q7 e-tron

Espaces généreux, qualité perçue au top et équipements high-tech, l’habitacle du Q7 ne souffre pas la critique.

En s’installant à bord on prend place dans un univers luxueux dont la présentation et la qualité des matériaux s’avèrent être de haut niveau. Notre modèle était doté d’une très belle sellerie en cuir noire et de décors gris argentés agréables au toucher. Malgré les nombreux équipements présents, l’ergonomie est plutôt bien étudiée. Le système multimédia et son écran de 8,3 pouces qui se dissimule dans la planche de bord à l’arrêt est assez intuitif. Comme sur l’Audi A4 et le TT, le tableau de bord peut accueillir le Virtual Cockpit qui permet de personnaliser l’affichage en privilégiant les compte-tours ou la carte de navigation, un affichage tête haute peut également agrémenter la visibilité de l’instrumentation.
A l’avant comme à l’arrière la place ne manque pas et les espaces de rangement sont assez nombreux. Le second rang offre trois sièges indépendants inclinables et coulissants, qui peuvent aussi s’escamoter dans le plancher via une commande électrique. Le Q7 e-tron fait l’impasse sur les deux sièges supplémentaires en raison de l’implantation de la batterie sous le planche du coffre. Autre inconvénient, le coffre, initialement gigantesque avec ses 890 litres de chargement perd ici 240 litres. En revanche le volume du réservoir est identique soit 75 litres.

essai Audi Q7 e-tron

Le système e-tron permet de rouler pendant 56 km en tout électrique, environ 40 km dans la pratique.

Comment fonctionne le système e-tron ? Sous le capot, le Q7 possède un V6 TDI de 258  ch et 600 Nm de couple, il est secondé par un bloc électrique de 128 ch et 350 Nm alimenté par une batterie lithium-ion. D’une capacité de 17,3 kWh, cette dernière permet au SUV de rouler en tout électrique jusqu’à 125 km/h, l’autonomie théorique étant portée à 56 km. Elle s’alimente via une recharge rapide (32 A) en 2h30 ou bien sur une prise traditionnelle de 16 ou 10 A pour respectivement 4h50 ou 8h. Contrairement à d’autres modèles à la fois hybride et 4×4 qui ajoutent un moteur électrique supplémentaire sur le train arrière, ici la transmission Quattro reste la même qu’un Q7 traditionnel. Elle centralise l’ensemble du couple pour le répartir sur les quatre roues. Selon la situation et le relief de la route détecté par le GPS, le système hybride optimise son fonctionnement en toute autonomie, il peut fournir de l’énergie, passer en roue libre ou bien récupérer de l’énergie. Une pompe à chaleur vient remplacer le module de chauffage pour gagner en économie. Enfin, trois modes de conduite sont tout de même actionnables par le conducteur, EV 100% électrique, automatique ou Battery Hold qui recharge et stocke de l’énergie électrique.

essai Audi Q7 e-tron

Moins agile en raison de ses kilos en trop, ce SUV se montre pour autant confortable et silencieux.

Dans la pratique nous avons particulièrement apprécié le silence de fonctionnement et l’absence de vibration même lorsque le V6 entrait en action, une insonorisation parfaitement bien travaillée quel que soit le type de parcours. La boîte automatique à huit rapports est un exemple de douceur. Le système hybride fonctionne en toute transparence et les performances sont bien au rendez-vous lorsque l’on sollicite la pédale de droite, le cumul de puissance et de couple atteint alors 373 ch et 700 Nm, le 0 à 100 km/h est effectué en 6,2 secondes. En jouant le jeu en adoptant une conduite souple, nous avons réalisé presque 40 km sans une seule goutte de carburant sur un parcours composé principalement de route, un bon point pour les trajets quotidiens. Une fois la batterie déchargée, le moteur électrique assiste tout de même le thermique et permet de réaliser une consommation moyenne raisonnable entre 6 et 7l/100 km. Doté de la suspension adaptative, notre Q7 s’est montré particulièrement confortable même hors des sentiers battus, où il est possible de surélever la garde au sol.
Cette nouvelle génération avait progressé sur le plan du poids avec quelques centaines de kilos en moins. La version e-tron gâche cet effort avec plus de 300 kg de surplus soit un total de 2,4 tonnes sur la balance ! Un inconvénient qui confère un côté pataud au SUV lors des changements de direction, le rendant moins agile qu’un Q7 thermique. Pour autant il se montre plutôt sain et assez sécurisant sur les routes sinueuses. De plus les nombreuses assistances tel que le freinage d’urgence ou la conduite autonome en embouteillage essai Audi Q7 e-tronfont de lui un véritable SUV technologique.

Le sujet qui fâche, le budget ! L’Audi Q7 est affiché à partir de 60.540€ avec le V6 TDI de 218 ch ou bien 64.840€ lorsqu’il fournit 272 ch. En version e-tron, l’addition grimpe à 81.700€, c’est tout de même 17.000€ de plus ! Un tarif qui peut venir frôler les 100.000€ si vous monter en gamme, le catalogue présentant cinq niveaux de finition. Au final ce sont surtout les professionnels qui se tourneront vers cette variante en raison de la TVS exonérée. Enfin, le SUV allemand est garanti 2 ans ou 30.000 km et la batterie 8 ans ou 160.000 km.

Conclusion

Difficile de trouver un réel intérêt à cette version hybride pour les particuliers en raison du tarif réclamé, les professionnels, eux, peuvent s’y retrouver. Audi démontre que sa technologie hybride peut parfaitement s’accorder à un SUV Diesel qui permet de rouler en électrique au quotidien avec un excellent niveau de confort et d’insonorisation tout en profitant de bonnes performances.

Nos photos : essai Audi Q7 e-tron – Noir Orca métallisée

 

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2 Commentaires

  1. Brendol dit :

    Une fois de plus puissance et autonomie électriques sont nettement insuffisantes: à peine 128ch pour bouger 2,4t pendant 40km.
    Bref une allure de pachyderme.
    Audi accuse son retard dans l’agrément procuré par la puissance électrique.

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