Essai Audi TT 2.0 TFSI 230 Quattro S line, le coupé mythique

Dix-huit ans après son lancement, le coupé emblématique allemand reviens avec une nouvelle génération. Essai Audi TT Coupé. 

essai Audi TT Coupé

essai Audi TT

Plus musclé, l’Audi TT 3 réinterprète avec modernité l’ADN des précédentes générations.

En 1998, Audi lançait son TT, un Coupé 2+2 aux allures de concept-car, qui s’est vite transformé en icône de style aux yeux du public international. La seconde génération, qui est apparue neuf ans plus tard, a perpétué ce design tout en le rajeunissant. En 2014, la marque allemande a une fois de plus ressorti les crayons, un renouvellement pas toujours évident pour un modèle de dix-huit ans. Les changements sont plus radicaux mais ce nouveau TT conserve tout de même son architecture novatrice. De profil les lignes arrondies et les passages de roue généreux sont toujours d’actualité, en le croisant dans la rue on sait donc de quel modèle il s’agit, pas de doute à ce sujet ! Si certains éléments rendent hommage au premier modèle à l’instar de la trappe à carburant ou de la double sortie d’échappement, à l’avant, la rupture esthétique est flagrante, en se rapprochant des dernières productions du constructeur. La calandre Singleframe est ici très large en référence à la R8, les lignes sont plus tendues lui conférant une impression de largeur. On obtient à la clef un TT plus agressif mais aussi séduisant qu’auparavant. Les dimensions sont presque identiques, il est 1 mm plus court que son prédécesseur (4.177 mm), 10 mm moins large (1.832 mm) et les porte-à-faux sont réduits au profit d’un empattement allongé de 37 mm, quant à la hauteur, elle reste similaire. Enfin, le poids chute d’environ 50 kg grâce à l’emploi d’acier et d’aluminium.
essai Audi TTTous les modèles reçoivent en série des feux au Xénon ou bien en option un éclairage à LED qui offre une signature lumineuse spécifique. Le catalogue recense onze teintes de carrosserie ou personnalisable depuis le programme Audi exclusive et pas moins de 12 types de jantes. Plus en détails, notre modèle était présenté en finition S line avec le magnifique Bleu scuba. Des options ont été ajoutées comme les feux Audi Matrix LED (2.590€), de belles jantes de 20 pouces (2.130€) et le pack S line (1.460€) qui comprend des boucliers avant et arrière spécifiques et des sorties d’échappement chromées avec en leur centre un diffuseur laqué gris platine.

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Toutes les versions reçoivent le virtual cockpit, la planche de bord, qui nous rappelle les précédents modèles, devient ainsi plus épurée.

En passant à bord, le charme opère tout de suite. C’est soigneusement bien présenté et le constat reste identique pour l’extérieur, l’esprit des précédents TT est bien conservé avec un niveau de qualité à la hausse. La finition est tout simplement excellente, avec l’intégration de matières moussées sur l’ensemble de la planche de bord. La qualité des assemblages est sans reproche, il faut vraiment chercher pour trouver un défaut, mais on l’a trouvé ! Notre modèle disposait de magnifiques sièges Sport S (1.400€), très confortables et au bon maintien, mais le coté latéral en plastique ne suit pas parfaitement le contour de la sellerie notamment aux épaules, un détail direz-vous. L’ambiance intérieure de cette finition S line est agréable, le ciel de toit est noir, des garnissages au style aluminium sont incrustés un peu partout et le pédalier est conçu en acier. On retrouve des éléments communs avec les précédentes générations comme le volant à trois branches, le pommeau du levier de vitesses en forme balle de golf ou encore les aérateurs ronds. En plus d’être beau, ces derniers sont pratiques d’utilisation puisqu’ils intègrent le réglage de la climatisation monozone et limitent ainsi le nombre de boutons laissant place à essai Audi TTune planche de bord très épurée. Et ce n’est pas le système multimédia qui va changer la donne, puisque cette troisième génération d’Audi TT inaugure le Virtual Cockpit au sein du groupe. Autant vous le dire, si vous n’aimez que les compteurs traditionnels à aiguilles passez votre chemin, cet équipement, livré en série se compose d’un affichage TFT de 12,3 pouces qui offre la possibilité de réduire les compte-tours au profit d’une plus grande visibilité des informations, comme la carte de navigation, par exemple. Depuis le volant, il est possible de permuter d’un mode d’affichage à l’autre et de naviguer dans les différents menus, mais aussi par le biais d’une molette située entre les sièges. Elle dispose par ailleurs d’un pavé tactile où l’on peut écrire lettre par lettre une destination. Une fois compris le principe, les premiers kilomètres s’avèrent perturbant mais au fil du temps on y prend goût notamment lorsqu’il s’agit de suivre la navigation, avoir toutes les informations regroupées dans un même endroit s’avère au final pratique. Mais cette technologie a tout de même un inconvénient, pas pour vous mais pour votre passager qui sentira un peu mis à l’écart, en effet dans la TT, le conducteur est égoïste ! Le reste des équipements, souvent en option est essai Audi TTrelativement complet, accès et démarrage sans clef (510€), park assist (715€), caméra de recul (550€), maintien dans la file, détecteur d’angles morts (665€), reconnaissance des panneaux (185€) et un système Hifi Bang and Olufsen (1.035€).
S’agissant d’un Coupé 2+2, les places arrière ne serviront que pour les jeunes enfants ou en cas dépannage, un adulte de plus d’1,60 mètre devra se courber. Néanmoins, cette voiture peut vous emmener en voyage ou au supermarché, avec son volumineux coffre à l’accès pratique en raison de l’immense hayon. Les 305 litres offerts peuvent s’étende en repliant les deux sièges ce qui forme un plancher plat.

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Le 2.0 TFSI 230 est assez polyvalent, on aime sa sonorité très bien travaillée.

Pour animer son coupé, Audi propose cinq motorisations, un moteur Diesel 2.0 TDI de 180 ch et trois essence, les 1.8 TFSI de 180 ch et les 2.0 TFSI déclinés en 230 et 310 ch (TTS). Enfin vient coiffer la gamme, le très sportif TT RS et son cinq cylindres 2.5 TFSI de 400 ch. Pour notre essai nous disposions du second 2.0 TFSI, il développe 230 ch entre 4.500 et 6.200 tr/mn et un couple de 370 Nm dès 1.600 tr/mn. Le 0 à 100 km/h est réalisé en 5,3 secondes et la vitesse maximale atteint les 250 km/h. Très souple à bas régime, cette mécanique est très agréable en ville, où il est possible d’opter pour une conduite coulée. Le TT se manie d’ailleurs très facilement. A l’inverse, le quatre cylindres a du répondant si on le sollicite, les montées en régime sont très linéaires jusqu’à 6.200 tr/mn, avec une déflagration à chaque passage de rapports, nos oreilles en sont ravies ! La sonorité est particulièrement bien étudiée, pas trop agaçante pour la vie quotidienne et bien présente lorsque l’on enclenche le mode Dynamic. Accessible depuis une touche, le Drive Select permet de passer d’un mode à l’autre parmi quatre configurations pré-réglées (Efficiency, Confort, Automatique, Dynamic) ou individuel. Le mode Efficiency censé optimiser la consommation, passe la transmission en roue libre une fois le pied levé, mais peut parfois se montrer désagréable en raison de l’à-coup généré une fois l’accélération reprise. Mode Dynamic enclenché,  la direction se durcit et la boîte à double embrayage S tronic est encore plus réactive. Les passages en courbe se réalisent alors rapidement avec un freinage très facile à doser en appui, suivis d’une ré-accélération franche en essai Audi TTtoute sécurité grâce au système Quattro. Remaniée, cette transmission intégrale rend le train arrière un peu joueur et apporte plus de sensations au volant. Ce TT offre ainsi du plaisir à son volant tout en sachant rester agréable à mener au quotidien. Bien sûr, notre modèle équipé du châssis sport et des pneumatiques taille basse de 20 pouces (Yokohama Advan Sport 255/30) privilégie plus le dynamisme que le confort en se montrant ferme sur les irrégularités de la chaussée. Une combinaison qui demande réflexion avant l’achat. Pour le fun, passés les 120 km/h l’aileron se déploie automatiquement puis se rétracte à 90 km/h, il est possible de l’activer manuelle via une touche. Côté consommation, en étant doux avec l’accélérateur, il est réalisable de passer sous la barre des 8 l/100 km sur voie rapide. En ville la moyenne atteint facilement les 10 l/100 km.

essai Audi TTQuestion budget, l’Audi TT est affiché à partir de 36.250€ avec le moteur 1.8 TFSI de 180 ch (150€ de malus). Le 2.0 TDI de 184 ch débute à 40.810€ et le 2.0 TFSI à 41.410€ (500€). Pour disposer de la boîte S tronic sur ce dernier il faut ajouter 2.500€ ou bien 4.900€ lorsqu’elle est combinée à la transmission intégrale Quattro. Dans cette dernière configuration, l’état vous réclamera 900€. L’addition grimpe vite si l’on ajoute des options, notre modèle S line vendue 50.810€ comprend plus de 13.000€ d’équipements. Enfin, si vous souhaitez rouler les cheveux au vent, la version Roadster demande un supplément de 3.000€.

Conclusion

Réinventer un modèle mythique n’est pas une chose aisée. Avec son nouveau TT, Audi a su perpétuer la tradition et le résultat est à la hauteur des espérances. Ce modèle se révèle assez polyvalent en sachant s’adapter à l’humeur du conducteur. La présentation au top et les équipements modernes le remettent au goût du jour.

Nos photos : essai Audi TT TFSI 230 S tronic Quattro S line – Bleu scuba métallisé/Pack S line

 

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1 commentaire

  1. Bobby dit :

    Une voiture de sport qui n’a jamais gagné aucune course, mythique ???

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