Essai Ford S-Max 2 TDCi 180 Powershift AWD, le même en mieux !

Tout en conservant la même philosophie, le monospace se renouvelle après presque dix ans de carrière. Essai Ford S-Max 2.

Essai Ford S-Max 2016

essai Ford S-Max 2016

Fidèle à ses origines, le nouveau S-Max affiche toujours un style dynamique.

Si pour certains constructeurs, les SUV passent en priorité face aux monospaces, Ford est le seul à proposer une large gamme de monospaces représentée par le petit B-Max, le compact C-Max, le S-Max et le grand Galaxy. Présent depuis 2006, le S-Max se distinguait par son aspect dynamique, à la fois esthétique et routier, lui conférant un côté plaisir que l’on ne retrouve pas forcément dans ce type de véhicule. Mais après 9 ans de carrière et malgré un restylage, il était temps qu’il parte en retraite, un nouveau modèle a ainsi vu le jour, le voici à l’essai.
Basée sur la plateforme de la dernière Mondeo cette nouvelle génération conserve le look vaillant du précédent modèle mais en plus moderne. La face avant plongeante reprend l’ADN des dernières productions, la ligne de toit est toujours fuyante et les feux arrière à LED sont caractérisés par leur signature lumineuse en cercle. Une double sortie d’échappement agrémente l’ensemble. Notre version était équipée d’un becquet de toit (300€) ainsi que du Pack Style essai Ford S-Max 2016(1.000€), qui ajoute des jantes alliage de 18 pouces et apporte quelques modifications, le bas de caisse et les parties inférieures des pare-chocs avant et arrière sont couleur carrosserie et les vitres arrière surteintées. Pour plus de dynamisme, un pack Sport facturé 1.200€ ajoute un kit carrosserie spécifique.
Les dimensions n’évoluent pratiquement pas avec une longueur portée à 4,80 mètres (+3 cm) pour une largeur de 1,92 mètre (+ 4 cm).

essai Ford S-Max 2016

Mieux fini, le S-Max 2 fait aussi le plein d’équipements technologiques.

Identique à celle du nouveau Galaxy, la planche de bord fait un bon en avant. La qualité des matériaux a bien progressé, on note la présence d’un revêtement en plastique moussé sur la partie supérieure et inférieure ! Les assemblages sont dans l’ensemble bons. Offert de série, le système multimédia Sync 2 et son écran tactile de 8 pouces comprend la navigation, le Bluetooth et les commandes vocales. Une fois pris en main, il s’avère pratique à l’usage avec son écran divisé en quatre parties. A chaque coin, on accède facilement au différents menus, audio, téléphone, climatisation et GPS. Ainsi, peu de boutons sont présents sur la façade de la console centrale qui dispose tout de même de commandes audio et de climatisation, utiles lorsque l’on roule. Le volant peut paraître surchargé mais au final on s’y retrouve. De chaque côté, des touches directionnelles permettent de piloter les deux écrans centraux du tableau de bord, à gauche, pour les informations du véhicule et à droite pour les fonctions multimédia. Le conducteur peut ainsi consulter plusieurs informations essai Ford S-Max 2016en même temps. L’ergonomie générale est donc satisfaisante, nous aurions aimé néanmoins que le sélecteur de mode de conduite (suspension pilotée) soit plus rapidement accessible.
Afin de se mettre au goût du jour, le S-Max se dote d’un arsenal d’équipements. Pour la sécurité, la dotation comprend un détecteur d’angle mort, le maintien dans la file, un régulateur de vitesse adaptatif et même un limiteur qui, associé au détecteur de panneaux de signalisation, s’adapte à la vitesse. Les manœuvres peuvent-être assistées par une aide au stationnement automatique, une caméra de recul mais aussi une caméra frontale (400€) munie d’un gicleur lavant. Enfin, on retrouve les plus traditionnels accès et démarrage sans clef, sièges et volants chauffants, toit panoramique fixe (1.000€)…

essai Ford S-Max 2016

Contrairement à son prédécesseur, le nouveau S-Max n’est pas avare de rangements.

Le précédent modèle manquait de rangements à bord, un critère important pour un monospace. Ford a corrigé le tir avec son nouveau S-Max. En parcourant l’habitacle on ne cesse de tomber sur des trappes ou autres cachettes. En plus d’une grande boîte à gants, de bacs de porte pouvant accueillir des bouteilles et d’un espace sous accoudoir climatisé très vaste, vos objets peuvent se dissimuler dans divers logements, au-dessus de la planche de bord, à gauche du volant, ou encore sous les sièges. Enfin pour surveillez votre petite famille, un miroir situé en hauteur sous le porte-lunettes se déploie, un accessoire qu’on retrouve de moins en moins.

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Si les deux places supplémentaires servent d’appoint, la deuxième rangée est spacieuse et la modularité pratique.

A l’arrière, ce monospace offre une rangée de trois sièges identiques. Indépendants, il sont coulissants et inclinables, les passagers s’y sentiront à l’aise. En option, sont proposés une climatisation tri-zone (350€), une prise 220V (150€) ou bien des stores pare-soleil (150€). En série, le S-Max se dote de deux places supplémentaires, que nous jugerons plutôt d’appoint en raison de leur étroitesse. Si vous n’en jugez pas l’utilité, sachez qu’en les supprimant de votre configuration vous gagnez 750€ sur l’addition. Au contraire si vous en avez nécessairement besoin, mais que vous souhaitez des places plus confortables dirigez vous vers le Galaxy.
Côté chargement, le coffre libère un grand volume compris entre 285 et 2.200 litres selon la configuration des sièges. Comme sur son rival, le Renault Espace, ces derniers peuvent se rabattre d’un seul mouvement, par le biais d’une commande électrique (150€). Dommage que le siège passager ne se plie pas pour le chargement d’objets longs. Présent sur notre modèle, un attelage rétractable est proposé moyennant 1.150€.

essai Ford S-Max 2016

Malgré un poids conséquent, le monospace conserve ses qualités dynamiques, à condition d’opter pour une mécanique puissante.

La gamme de motorisation du nouveau S-Max est très importante. En essence le monospace peut être animé par un 1,5l EcoBoost de 160 ch ou un 2.0 EcoBoost de 240 ch. Du côté des Diesel il y a du choix avec le 2.0 TDCi décliné en trois niveaux de puissance 120, 150 et 180 ch ainsi qu’un bloc TDCi bi-turbo de 210 ch. Hormis les deux moteurs d’entrée de gamme, tous peuvent être accouplés à une boîte à double embrayage Powershift (automatique sur Ecoboost 240). De plus, le monospace peut aussi disposer de la transmission intégrale sur les TDCi 150 et 180 (notre version), un bon point. Fort de 180 ch à 3.500 tr/mn et 400 Nm de couple entre 2.000 et 2.500 tr/mn, ce quatre cylindres se montre suffisant voir nécessaire au vu du poids important du monospace (1,8 tonne). Les accélérations sont franches, les reprises bonnes et la boîte Powershift (1.800€) munie de palettes solidaires au volant apporte de l’agrément supplémentaire avec des passages de rapports doux. Le tout avec un bon niveau d’insonorisation. Très confortable, notre version était dotée de la suspension pilotée (2.000€) avec trois modes de conduite confort, normal ou sport. Nous avons plutôt privilégié le mode normal, qui nous a semblé être un bon compromis surtout sur route ou en confort la suspension était très souple. Le S-Max reste fidèle à la philosophie du premier modèle, avec un comportement routier très appréciable, un châssis dynamique, des prises de roulis maîtrisées et un excellent freinage. Le plaisir de conduite est au rendez-vous et dans un monospace ça compte ! La consommation moyenne retenue lors de notre essai était d’environ 8 l/100 km, un chiffre moyen mais logique au vu du poids et de la puissance.

essai Ford S-Max 2016

Les options sont nombreuses, cependant la dotation offerte en série est intéressante.

A l’achat, le S-Max 2 est compris entre 34.000€ et 48.900€. Notre version TDCi 180 Powershift AWD est vendue à partir 40.300€ (37.300€ en 4×2 et boîte manuelle). Dès le premier niveau de finition Trend le monospace offre l’essentiel avec les jantes alliage de 17 pouces, la climatisation, l’accès et le démarrage sans clef, l’écran tactile avec navigation, l’aide au stationnement avant et arrière, le régulateur/limiteur de vitesse et les sept places. Le second niveau Titanium (+2.000€) ajoute le hayon électrique, le pare-brise chauffant, la caméra de recul, l’ordinateur de bord (10 pouces), le freinage d’urgence, l’aide au maintien dans la file, et le limiteur de vitesse accouplé à la lecture des panneaux. La dernière finition Vignale (45.700€) est spécifique, elle reçoit de nombreux éléments de style, une sellerie en cuir matelassée, des équipements supplémentaires et des services exclusifs pour les clients. Enfin, avec 129 g/km d’émission de CO², le TDCi 180 rentre dans la case malus neutre (149 g-900€ en AWD).

Conclusion

Ford a bien compris qu’il ne fallait pas changer radicalement son monospace. Le nouveau S-Max 2 conserve son look et ses qualités dynamiques en se modernisant, ce qui devrait plaire aux propriétaires de la précédente génération mais aussi aux autres, cherchant un monospace qui remplit sa fonction tout en offrant du plaisir à son volant.

Nos photos : essai Ford S-Max 2 2.0 TDCi 180 Powershift AWD Titanium – Fashion Gris Metalicious – Cuir noir

 


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1 commentaire

  1. canet dit :

    Bonsoir,
    pourrait-on remplacer des amortisseurs pilotés et fuyards par des amortisseurs classiques ? avec quels éventuels inconvénients ?
    merci,

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