Essai Peugeot 508 Hybrid4

Souvenez vous, la dernière berline Peugeot proposant quatre roues motrices et une puissance de 200 ch était la fabuleuse 405 T16. Aujourd’hui, après 20 ans, le lion propose une version aux mêmes caractéristiques mais très différente.

Peugeot 508 thermique ou hybride ? Vous n’avez certainement jamais fait attention à ce détail en croisant cette berline. C’est normal on ne différencie la 508 Hybrid4 que par seulement un tout petit badge dans la calandre. Extérieurement c’est donc une familiale comme les autres. Mais lorsque vous roulez avec en ville, les gens se retourne justement avec un air étonné de part l’absence de bruit de moteur. A l’intérieur rien ne change non plus, on retrouve l’habitacle soigné mais avec toujours son principal défaut, des rangements inexistant à l’avant, où mettre son téléphone portable ?  Notre modèle d’essai dans sa finition Féline profite d’un équipement pléthorique. Mention spéciale pour l’affichage tête haute dont on pourrait se passer ! Qui dit hybride, dit restriction dans le domaine du coffre. Cette 508 n’échappe pas à la règle puisque son volume passe de 515 litres à 347 l ! Une 308 fait mieux. Cependant il reste profond et permet le chargement de plusieurs bagages.

Passons au plus intéressant, comment fonctionne l’Hybrid4 ? Sur la 508 les ingénieurs ont couplés le moteur Diesel HDi 163 à un petit moteur électrique de 8 kW qui s’occupe des roues arrière. Il est alimenté par des batteries situées sous le plancher du coffre et se recharge lors des phases de décélération ou au freinage. En additionnant les 163 ch et 300 Nm du moteur thermique et les 37 ch et 200 Nm du moteur électrique, une fois les deux en marche simultanément on obtient une puissance cumulée de 200 ch. Quatre modes de conduite s’offre au conducteur. Le premier « ZEV » permet de rouler à 100% en électrique, mais à condition que la batterie soit chargée à au moins 50%. Le deuxième « Sport » cumule les deux moteurs, offre une réponse plus brève de la pédale d’accélérateur et passe les rapports à des régimes plus élevés. Le mode « 4WD » actionne en permanence les roues arrière pour plus d’adhérence. Quand au mode « Auto », comme son nom l’indique il s’occupe de solliciter ou non automatiquement le moteur électrique. Enfin, le conducteur a un visuel sur tout ce qui se passe avec un schéma qui indique ce qui fonctionne en temps réel ainsi que la batterie et sa recharge via un compte tours.

Après la théorie, la pratique. Une fois installé confortablement à bord, on allume le moteur, bien sûr en silence. Notre essai débute à Paris, rien de mieux qu’une agglomération pour rouler en électrique. Mode Auto enclenché nous réalisions les premiers tours de roues sans que le moteur thermique ne s’enclenche. Mais rapidement ce dernier se met en route et nous rappelle son existence mais tout se déroule discrètement. On remarque ainsi que si vous n’accélérez pas tout doucement, le bloc Diesel va interagir dès la moindre sollicitation de la pédale pour apporter son aide. C’est alors que nous décidons d’enclencher le mode ZEV, notre batterie étant bien chargée à plus de 50%. Et bien là, il est tout à fait possible d’appuyer sur l’accélérateur à votre convenance en 100% électrique et d’apprécier la conduite linéaire. Mais c’est de courte durée, après trois kilomètres le mode Auto reprend le relais. Après plusieurs kilomètres dans différentes villes nous avons obtenu des consommations moyennes en dessous des 6l/100 km ce qui est plutôt pas mal. Mais là où les voitures hybrides ne sont malheureusement pas à leur avantage c’est sur la route. Après plusieurs centaines de kilomètres effectués sur autoroutes on constate que la 508 Hybrid4 consomme un petit peu plus qu’une version dotée seulement du HDi 163. Notre moyenne s’établie à 7,5 l/100 km ce qui n’est pas énorme mais reste au dessus. La faute ? La surcharge d’environ 120 kg du système. Vous l’aurez compris si vous effectuez majoritairement que des trajets routiers, optez plutôt pour un moteur classique. Autre type de parcours, les routes du Jura. Mode Sport enclenché pour plus de réactivité de l’accélérateur, nous empruntons les cols et leurs virages. Et vite nous nous rendons compte que la 508 est bien une Peugeot et que sa tenue de route est son fort. Les 200 ch cumulés sont un régal, peut-être moins pour l’oreille, et le couple de 450 Nm est très appréciable. Seul reproche, la boîte auto robotisée à six rapports BMP6 qui, encore une fois nous a déçue par sa lenteur de passage des vitesses et sa sensation de freinage. C’est mieux qu’une boîte à variation continue CVT que l’on retrouve souvent chez les concurrentes hybrides japonaise, mais on aimerait du changement de ce côté. Enfin, dernier point à aborder le mode 4WD. Déjà petite précision, même si la batterie est faiblement chargée il est tout à fait possible de rouler avec ce mode puisque le moteur thermique alimente juste ce qu’il faut pour actionner les roues arrière. Une fois sur la neige, la voiture adhère sans problème mais attention, prévoyez les pneus neiges pour certaines circonstances. Alors bien sûr, on achète pas une 508 Hybrid4 pour sa transmission intégrale mais on considère ça comme un bonus.

Conclusion

Toujours aussi agréable à conduire, la 508 reste une excellente berline. En version Hybrid4, la consommation est réduite malgré les 200 ch. Si vous effectuez que des trajets routiers le système ne se montrera pas convainquant comme tout hybride qui se respecte et la version HDi 163 sera plus préférable. Globalement cette 508 Hybrid4 nous a séduit par sa polyvalence et son confort de conduite cependant dommage que la boîte de vitesse gâche un peu le plaisir.

 

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