Essai nouvelle BMW Série 1

Sept ans après la première génération de Série 1, BMW réédite sa berline compacte qui avait connu un grand succès.

Cette nouvelle monture conserve les formes générale de la précédente génération mais les lignes sont plus musclées. Hayon vertical, ceinture de caisse basse, .. aucun mal à reconnaître la petite premium de la marque bavaroise. Mais quelles sont les évolutions alors ?

Le style de Chris Bangle semble retouché pour laisser place aux nouveaux codes des dernières créations. De face, la calandre avant est bien plus inclinée pour accentuer l’agressivité et le reste est modelé en trois dimensions. Les blocs optiques conservent toujours les fameux Angel Eyes, mais sont dès à présent carrés et une lame située juste au dessus souligne la signature lumineuse. La poupe ne change guère on remarque un nouveau dessin des feux . Enfin les répétiteurs se trouvent dès à présent dans la partie basse des rétroviseurs.

Côté dimensions, la nouvelle Série 1 s’allonge de 85 mm et s’élargie de 17 mm, sa hauteur reste inchangée.
Deux finitions se démarquent par des traits de style. La Sport Line propose des jantes 16 pouces en alliage, des marchepieds griffés « BMW Sport », les lames des entrées d’air, le cache du bouclier arrière sont en noir brillant, et un cache noir remplace l’embout d’échappement. Notre version d’essai était dotée de la Urban Line. Elle aussi est équipée en série de jantes 16 pouces spécifiques, elle se démarque par des caches blanc à la place du noir brillant, et petit détail la clé de contact se pare de bride blanche. A noter qu’en option il est possible d’avoir les coquilles de rétroviseur blanches. Un Pack Sport M est également disponible offrant pare-chocs et bas de caisse plus dynamiques.

Huit teintes sont proposées au catalogue dont le Midnightblau de notre modèle que nous trouvons assez réussi.
Globalement le design est très raffiné, et même si nous aimions la première Série 1, celle-ci est encore plus séduisante !


La grosse surprise se trouve surtout à l’intérieur où des gros efforts ont été portés sur la qualité et la finition. Les plastiques sont agréables à toucher. Suivant votre version, l’habitacle dispose d’un éclairage d’ambiance blanc, orange, ou bleu royal.

La position de conduite est bonne et basse, les différents réglages vous permettent de trouver votre aise. Vous êtes dans un cocon, avec le pare-brise et le rétroviseur intérieur proche de vous. On apprécie également le volant avec sa jante épaisse qui offre une bonne prise en main. Le passager quand à lui ne se plaindra pas non plus, sauf peut-être lorsqu’il s’apercevra que son miroir de courtoisie n’est pas éclairé.

Comme d’habitude chez BMW, le conducteur bénéficie d’une console centrale légèrement axée vers lui. L’ergonomie ne souffre d’aucun reproche et on s’habitue très vite aux différentes commandes. Au tableau de bord on trouve deux compte-tours analogiques, certes toujours classiques mais de bonne lisibilité. Ce qui n’est pas le cas de l’écran LCD situé en dessous, non pas que sa qualité est mauvaise, mais du fait de son emplacement, souvent caché par le volant suivant les réglages. Dommage car son contenu est plutôt riche : ordinateur de bord, consommation moyenne, et indications du GPS.

Pour la partie multimédia, l’écran central intégré dans la planche de bord est un vrai plus. Disponible en deux tailles 6,8 ou 8,8 pouces, il permet de suivre les indications sans quitter la route des yeux. Quand à sa manipulation, la molette de commande iDrive située près du frein à main est très pratique. La navigation dans les différents menus se fait simplement, et il est possible de séparer l’affichage en deux parties pour garder les indications GPS par exemple.
La navigation internet est est pratique mais son intérêt reste limité pour les habitués aux Smartphones.
On apprécie également la présence d’une caméra de recul et d’un assistant de stationnement. Notre modèle ne disposait pas de l’option Hi-Fi Harman/Kardon, mais la qualité sonore était au rendez-vous.

Même si l’espace aux jambes des passagers arrière gagne 2 cm, l’habitabilité de ces derniers reste très moyenne, en dessous d’une A3 Sportback par exemple. Le volume du coffre passe de 330 à 360 litres et peut être porté jusqu’à 1 200 litres une fois la banquette arrière rabattue. On obtient ainsi un plancher presque plat. Côté rangements, on retrouve des emplacements dans les portières, boîte à gants et console centrale.
La gamme de la Série 1 comprend deux moteurs essence de 136 (116i) et 170 ch (118i) et quatre Diesel : 116ch (116d, 116d 99g), 143 ch (118d) et 184 ch (120d).

Que retrouve t-on sous la 118d ? Il s’agit d’un quatre cylindres en ligne diesel à injection direct doté du pack technologique BMW TwinPower Turbo comprenant un turbocompresseur à géométrie d’admission variable. D’une cylindrée de 1 955 cm3, il développe 143 ch à 4 000 tr/mn et un couple de 320 Nm entre 1 750 et 2 500 tr/mn. Côté performance, le 0 à 100 km/h s’abat en 8,9 secondes et la vitesse maximale est de 212 km/h. Ce bloc offre de bonne reprises, et se montre idéal si vous sortez régulièrement de l’agglomération.

La boîte de vitesse automatique à huit rapport est une première pour ce genre de véhicule. Disponible en option sur les moteurs essence ou Diesel, elle se décline également en version Sport. Cette transmission équipait notre version d’essai. Les passages se réalisent en toute douceur et rapidement, on se rapproche inévitablement des prestations d’une boîte à double embrayage ! Des palettes au volant permettent l’utilisation de la boîte manuellement,

Avec toute cette technologie, on peut se poser la question si cette berline compacte est un exemple de sobriété. Nous avons vérifiés cela. Annoncée à 4,4l/100 km en mixte par le constructeur, nous avons réalisés une moyenne de 6,8 en ville et 4,8l sur route ce qui reste plutôt raisonnable. Doté des technologie BMW EfficientDynamics, la nouvelle BMW série 1 dispose du système start-stop, fort utile mais peu discret lors des démarrages où des vibrations se ressentent. Autre technologie la fonction récupération de l’énergie au freinage où lors des phases de décélération, on apprécie ainsi un frein moteur conséquent. Un mode Eco Pro permet également de réduire les consommations en adaptant la gestion du moteur à un style de conduite plus économique tout en faisant fonctionner le chauffage différemment. A l’inverse le mode Sport offre une direction plus précise et rend l’accélérateur plus sensible, idéal pour les petites routes.

Les suspensions filtrent extrêmement bien la route, même avec le mode Sport enclenché. Au chapitre liaisons au sol, la petite BMW adhère parfaitement à la route. Le train arrière reste collé, on ne remarque pas qu’il s’agit d’une propulsion. L’EPS fait son travail lorsqu’on accentue le rythme. Le rapport confort-tenue de route est un des gros point fort de la série 1.

La BMW 118d est vendue au tarif de 27 750€. Mais la note grimpe vite lorsqu’il s’agit d’ajouter des équipements. Notre modèle par exemple atteint les 39 440€ ! Finition Urban Life (4 400€), boîte automatique (2 200€), GPS (2 090€), feux Xénons (1 400€), mais aussi des options payantes assez particulières comme la banquette arrière rabattable (270€) ou encore la désactivation de l’airbag passager (40€)…
Aucun malus ne vous sera réclamé

Même si extérieurement la nouvelle génération de BMW Série 1 ne connait pas d’évolution majeure, on peut dire que d’énormes progrès ont été apportés pour la qualité de fabrication et le confort. Cette compacte a en effet tout d’une grande avec ses équipements high-tech et offre de meilleures performances avec une sobriété retravaillée.

 

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