Essai Nissan Murano 2,5l dCi 190

Uniquement commercialisé en motorisation essence depuis sa création, le Nissan Murano adopte enfin un moteur Diesel et s’offre ainsi une nouvelle vie.

vivre-auto-nissan-murano-dci-190-essai-05Au premier coup d’œil, le Nissan Murano ne laisse pas indifférent. Malgré son gabarit, il reste élégant tout en s’éloignant de ce qui se fait habituellement. L’arrivée du 2,5l dCi a rajeuni légèrement le style extérieur du Murano, qui gagne ainsi en caractère. En effet, la calandre se montre plus agressive et moins lisse qu’avant. On remarque également une nouvelle disposition des antibrouillards et la disparition des barres chromées. Le diffuseur arrière et les sorties d’échappement sont les mêmes que sur le 370Z. Le reste ne change pas, hormis l’arrivée de jantes de 20 pouces en série. Les nouvelles peintures bénéficient dorénavant de traitement anti micro-rayures. Baptisé « Nissan scratch shield paint », cette laque comporte un vernis transparent plus résistant aux rayures que les vernis classiques. Globalement, le look du Murano reste toujours très séduisant, et sous certains angles il nous rappelle un peu le Qashqai.

vivre-auto-nissan-murano-dci-190-essai-19Luxueux, l’intérieur se rapproche de celui des Infiniti. Même si le Murano ne vise pas la même clientèle, on note que les matériaux sont de bonne qualité et présentent un aspect soigné. Les ajustements sont bons, et le choix des couleurs harmonieux. Les compteurs disposent d’un lettrage blanc sur fond noir cerclé de rouge, l’instrumentation est clairement visible. De jour, l’habitacle est lumineux grâce aux deux toits en verre dont le premier est ouvrable. La nuit, l’éclairage ambiant est agréable. L’ergonomie ne nous a pas posé de problème, nous aurions aimé des boutons un peu plus raffinés à certains endroits. A l’avant, comme à l’arrière le confort est de rigueur. La position de conduite haute est agréable et de nombreux réglages électriques permettent au conducteur de se mettre à l’aise, deux configurations peuvent être enregistrées. Les grands gabarits profiteront de l’aide à l’installation au poste de conduite, lorsque la porte est ouverte le volant et le siège conducteur électrique libèrent de la place. Pratique quand on s’est bien rempli la panse ! Plus sérieusement, le Murano peut emmener une famille sans aucun problème sur plusieurs kilomètres ! Pour les passagers installés à arrière, deux écrans LCD avec lecteur DVD sont disponibles en option (1 590 €). Pour l’hiver, les sièges avant et les deux places arrière disposent de chauffage. Le système audio-navigation Connect Premium comprend un écran tactile avec la navigation GPS, un disque dur de 40 Go, un lecteur DVD, et le Bluetooth. L’ensemble est simple d’utilisation, et lorsque l’on connecte une clé USB les morceaux sont lus automatiquement. Il en est de même pour le streaming Bluetooth ou depuis un iPod. vivre-auto-nissan-murano-dci-190-essai-33Quand à la qualité du son, rien à redire. L’installation Bose avec ses 11 enceintes fait bien son travail. Au chapitre rangements, le Murano possède une vaste boîte à gants de 9 litres, et un espace entre les deux sièges avant pouvant accueillir, selon Nissan, jusqu’à 20 boîtes de CD. Range lunettes et autres vide poches peuvent stocker divers objets. Le coffre offre un volume de 402 litres, ce qui reste assez moyen dans la catégorie. Son accès est aisé puisque le hayon peut être ouvert ou fermé électriquement en neuf secondes à l’aide de la télécommande, via l’interrupteur au tableau de bord ou via le bouton présent sur le hayon. Une fois les dossiers arrière rabattus facilement, l’espace de chargement atteint les 1 510 litres. Et encore une fois plus besoin d’effort, les sièges peuvent retrouver leur position initiale à l’aide d’une commande électrique. Vous l’aurez compris, la technologie embarquée à bord de ce Murano tend à séduire la clientèle, d’autant plus que quasi tous les équipements sont en série.

vivre-auto-nissan-murano-dci-190-essai-15Vendu uniquement avec un V6 essence, le Nissan Murano a enfin adopté un moteur Diesel. Venu tout droit des Pathfinder et Navara, il s’agit du bloc quatre cylindres 2,5 dCi de 190 ch. Les amateurs de mécaniques nobles peuvent être déçus, puisqu’aucun V6 Diesel n’est proposé et c’est vrai que l’on peut se dire que dans un tel SUV un six cylindres ne serait pas de trop. Nissan précise que techniquement ce n’est pas réalisable (implantation transversale qui briderait le couple), et l’on pourrait penser que la marque souhaite laisser Infiniti sur ce terrain de jeu. A l’usage, le moteur ne peine pas à déplacer les 2 tonnes, mais pour obtenir un véritable agrément de conduite, quelques chevaux supplémentaires ne seraient pas de refus, d’autant plus que le Murano possède d’excellentes qualités dynamiques malgré son gabarit. A bord très peu de vibrations sont ressenties, et l’insonorisation est bien maitrisée. La boîte de vitesse automatique est la même que dans les Qashqai et X-Trail. Elle dispose de la fonction Clear Neutral Control (CNC), et du contrôle adaptatif du passage des vitesses (ASC), censés réduire la consommation de carburant. Cependant, nous avons constaté que certains passages de vivre-auto-nissan-murano-dci-190-essai-11vitesses ne se réalisaient pas forcément, avec l’aiguille dépassant les 2 000 tr/mn, nous obligeant ainsi à utiliser le mode séquentiel pour passer le rapport supérieur… Le Murano dispose d’une transmission intégrale qui assure une distribution idéale du couple moteur entre les trains avant et arrière. Dans les situations délicates, il est possible de verrouiller l’entraînement de l’ensemble des roues à l’aide d’un bouton situé au bas de la console centrale. En revanche il est dommage que le véhicule doive être à l’arrêt pour actionner cette commande. La tenue de route demeure efficace, et le confort bien maitrisé. En agglomération, le Murano se manœuvre facilement. Nous avons eu un coup de cœur pour la caméra latérale avant droite, très pratique !

Proposé au même tarif que la version essence à savoir 49 900€, le Murano dCi est une bonne alternative pour les gros rouleurs. Avec une consommation de carburant de 8l/100 km en cycle mixte, il est largement plus sobre que le V6 essence. A l’achat, comptez 1 600 € de malus tout de même… Enfin, les équipements proposés étant quasiment en série, le budget « options » ne rentre donc pas en compte.

Conclusion

Le Nissan Murano est unique en son genre. Seulement, en ne proposant qu’une version essence lorsque l’on sait qu’en France 90% des véhicules vendus sont à moteur Diesel, la marque devait réagir. Le 2,5l dCi convient à l’usage, et se montre relativement sobre. Un effort est à faire sur la boîte de vitesse toutefois, qui peut montrer des faiblesses par moment. Avec sa liste d’équipements pléthorique et son confort, le Murano n’en demeure pas moins un excellent SUV.

 

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