Essai Mercedes Classe E Coupé 220 d, une vraie identité

Le constructeur allemand propose cette fois-ci un véritable coupé dans sa gamme E. Essai Mercedes Classe E Coupé.

essai Mercedes Classe E Coupé

essai Mercedes Classe E Coupe

La Mercedes E Coupé n’est plus une C Coupé bis, elle s’affirme plus et trouve enfin sa place dans la gamme.

S’il existe bien un constructeur automobile qui propose une vaste gamme de modèles variés c’est bien Mercedes. Ainsi ce ne sont pas moins de cinq coupés dont deux à quatre portes qui sont proposés au catalogue. La récente berline routière E se décline en break, en break tout chemin, en coupé et en cabriolet. En attendant l’essai de cette dernière déclinaison nous avons pris le volant du coupé, mais n’est-il pas encore une simple copie du C Coupé ? Vérifions cela.
Plus long de 14 cm par rapport à ce dernier, le E Coupé a bien changé par rapport à son prédécesseur concernant deux points, le look et le gabarit. Reposant non plus sur la plateforme de la C mais de la E, les dimensions sont en hausses, +12,3 cm en longueur (4.826 mètres) et +7,4 cm en largeur (1.860 mètre) ce qui se traduit pas une plus grande prestance. Si à l’avant la filiation avec la berline est indéniable bien que plus musclée, le reste de la carrosserie est totalement inédit avec des proportions parfaitement équilibrées. Les lignes sont fluides, un discret becquet prend place sur la malle arrière et l’absence de pilier centrale entre les deux vitres latérales renforce l’esprit coupé. En revanche, comme sur la C les sorties d’échappement essai Mercedes Classe E Coupesont factices sauf sur les grosses motorisations essences.

Notre modèle est présenté en finition intermédiaire Sportline combiné au pack Edition One. Limitée à 555 exemplaires dans le monde,  cette association renforce encore plus l’esthétique et apporte une touche d’exclusivité. Il se compose de jantes alliage AMG multibranches de 20 pouces et du Pack Sport Black AMG qui ajoute une lamelle noire brillante sur la calandre et des pastilles chromées, les coques de rétroviseurs sont noires. De nombreux éléments qui s’associent parfaitement à la teinte Blanc cachemire designo.

essai Mercedes Classe E Coupe

Identique à la berline, la planche de bord est garnie de matériaux de très bonne facture. Les équipements sont au grand complet.

A bord, pas de surprise, on retrouve la même présentation que dans la berline, un habitacle luxueux et moderne, seules les aérations sont spécifiques en forme de turbine. La finition est exemplaire, les matériaux agréables au toucher et les assemblages sont sans reproche. Une fois parfaitement installés grâce aux différents réglages électriques et à l’accès aisé avec la ceinture rétractable, on prend en main le très agréable volant à trois branches garnit de cuir et d’alcantara. Derrière lui, la planche de bord reçoit un immense bloc composé de deux écrans de 12,3 pouces, l’un affiche l’instrumentation de bord quant l’autre recense les fonctions multimédia. Si ce second n’est pas tactile et évite donc les traces de doigts, il peut se piloter de trois façons différentes, soit depuis le volant, soit depuis une molette et un pavé tactile situés entre les deux sièges. Comme nous le soulignons dans notre essai de la E, l’ergonomie est parfaitement bien essai Mercedes Classe E Coupeétudiée avec des commandes et des menus très simples et intuitifs. Le tableau de bord, personnalisable à souhait lui, se commande aussi depuis une touche tactile directionnelle située sur le volant. Pour encore plus de visibilité, un affichage tête haute fait partie de la liste des équipements. Une liste par ailleurs assez longue, on citera par exemple l’éclairage d’ambiance 64 couleurs, la conduite autonome, la caméra 360°, le park assist 100% automatique, la suspensions pilotée, le système Hifi Surround Burmester 13 HP ou encore les renforts latéraux des sièges avant qui forment une pression opposée à la direction…

essai Mercedes Classe E CoupeEn revoyant à la hausse l’empattement de son coupé (+ 11 cm), la firme à l’étoile améliore son habitabilité arrière. Si l’accès n’est pas des plus aisés, le sentiment d’espace supplémentaire par rapport au précédent modèle se ressent, deux adultes peuvent prendre place sans difficulté. Les vitres sont toujours ouvrables, deux porte-gobelets sont situés entre les deux assises, mais il manque un accoudoir. Enfin côté chargement, le coffre gagne 25 litres pour atteindre 425 litres, une valeur correcte pour la catégorie. La banquette arrière peut se replier à plat à l’aide de poignées traditionnelles.

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Agrément de conduite et confort sont les maîtres mots de ce coupé.

La Classe E Coupé embarque une offre de cinq motorisations sous son capot. En essence sont proposés les quatre cylindres de 184 et 245 ch (E 200/E 300) et le V6 de 333 ch (E 400). En Diesel le choix se porte entre le quatre cylindres de 194 ch (E 220 d) et le V6 de 258 ch (E 350 d). Tous sont associés obligatoirement à la boîte automatique 9G-Tronic à neuf rapports et peuvent recevoir la transmission intégrale 4Matic (sauf E 300). Notre modèle était doté du nouveau quatre cylindres Diesel 220 d. Sur le papier il développe 194 ch et  7,4 secondes 242 km/h. Plus discret que le précédent 2,2l mais sait tout de même se faire entendre à haut régime. Sans être noble, ce moteur dispose d’assez de coffre pour animer avec volonté le coupé. Un bon agrément de conduite qui se repose aussi sur l’excellente gestion de la boîte 9G-Tronic, un duo gagnant. Les cinq modes de conduite Eco, Confort, Sport, Sport+ et Individuel permettent de jouer sur les différents réglages moteur, boîte, direction, amortissement, bien que nous avons surtout jonglé entre essai Mercedes Classe E Coupeconfort et sport, le mode sport+ engendrant des à-coups désagréables. Mais ce qui qualifie grandement ce coupé de routier c’est son niveau de confort remarquable. Malgré notre monte pneumatique de 20 pouces, la voiture encaisse avec brio toutes les irrégularités de la chaussée. Bien que la direction se veuille très précise, le train avant est accrocheur et l’arrière peu mobile sauf si l’on pousse la voiture à l’extrême, la E Coupé manque clairement de dynamisme en raison de son gabarit et de son poids, 1.830 kg pour notre version. C’est là que l’on observe une différence avec la Classe C Coupé qui se montre plus incisive, on a ici plutôt affaire un coupé Grand Tourisme.

essai Mercedes Classe E CoupeEn se joignant réellement cette fois-ci à la gamme E, ce nouveau coupé n’est plus le concurrent des Audi A5 ou BMW Série 4. Seule modèle dans le viseur, le BMW Série 6, qui ne boxe pas le même cours niveau budget. Le Mercedes Classe E Coupé débute ses tarifs à partir de 53.150€ avec le moteur essence 200 soit 5.800€ de plus que la berline ou bien 15.950€ par rapport à la Classe C Coupé. Avec le bloc 220 d, il faut débourser au moins 55.001€ ou 57.041€ avec la transmission intégrale 4Matic. Aucun malus n’est à ajouter. Enfin, les consommations relevées durant notre essai sont assez économiques, nous avons obtenus une moyenne d’un peu plus de 5 l/100 km sur route. Nous n’avons d’ailleurs jamais dépassés les 7 l/100 km en conduite souple et ce sans le mode Eco.

Conclusion

Mercedes a cette fois-ci fait l’effort de concevoir un vrai coupé routier avec des dimensions plus en adéquation avec son niveau de gamme, une vraie identité qui se remarque en un coup d’œil. Luxueux, très confortable et plus accueillant, il se rapproche plus de la S que la C. Si les versions essences sont plus fun à conduire, le E Coupé 220 d semble idéal pour les gros rouleurs.

Nos photos : essai Mercedes Classe E Coupé 220 d Sportline Edition One – Blanc cachemire designo / Cuir Nappa blanc intense

 


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