Essai Kia Sportage 2.0 CRDi 136 4×4 BVA6, une philosophie conservée !

Le SUV coréen s’est très bien intégré sur le segment, mais après six ans de service il laisse place à une nouvelle génération. Essai Kia Sportage CRDi 136.

Essai Kia Sportage 2016

essai Kia Sportage 2016

Le nouveau Kia Sportage conserve la philosophie de son prédécesseur en matière de style.

Vous le croisez régulièrement sur les routes, le Kia Sportage, lancé en 2010, a su séduire bon nombre de particuliers grâce notamment à son look, ses qualités de SUV familial mais aussi sa garantie sept ans. Après six ans de carrière, il était temps pour lui de laisser place à une nouvelle génération. Comme pour sa berline la Optima, Kia n’a pas souhaité bouleverser le style de son SUV, un choix judicieux pour fidéliser ses clients, car rappelons-le, c’est le modèle le plus vendu du constructeur en France. Ainsi, le nouveau Sportage quatrième du nom, plus long de 4 cm, affiche un design dans l’esprit de son prédécesseur. Un constat que l’on observe surtout depuis le profil avec la découpe spécifique des essai Kia Sportage 2016vitres arrière. La face avant, qui pour certains, évoque les SUV de Porsche, intègre des feux effilés, des bosselages et la fameuse calandre Tiger Noise que l’on retrouve sur les dernières productions. A l’arrière, les feux redessinés, toujours à LED, sont reliés par un bandeau chromé. Pour accroître le côté dynamique, le constructeur propose une finition GT Line qui se démarque par une grille de calandre spécifique, des antibrouillard multifacettes à LED, des jantes de 19 pouces, et une double sortie d’échappement. Toujours aussi statutaire, le nouveau Sportage conserve son objectif principal, se démarquer.

essai Kia Sportage 2016

La présentation intérieure fait un bond en avant et la dotation en équipements s’est enrichie.

Gros changement à bord avec l’intégration d’une belle planche de bord, similaire aux derniers modèles du constructeur (Optima, Sorento). C’est assemblé correctement et bien fini avec des matériaux agréables au toucher comme le bandeau supérieur surpiqué qui imite le cuir. La position de conduite idéale est facile à trouver et les informations relayées par le tableau de bord et son combiné d’instrumentation TFT de 4,2 pouces se montrent très lisibles. De 7 ou 8 pouces selon les finitions, l’écran multimédia tactile est assez réactif et la navigation dans les différents menus ne pose aucun problème, avec des touches physiques pour un accès rapide. Si de nombreux boutons sont présents, l’ergonomie est bonne dans l’ensemble, seul le volant muni de commandes jumelles peut porter à confusion. Le Sportage est loin d’être avare en équipements, avec une dotation bien plus riche que son prédécesseur, sièges chauffants avant et arrière, volant chauffant, hayon électrique, Park Assist (uniquement en boîte automatique), toit panoramique ouvrant… Côté sécurité, il reçoit dès le second niveau Active, le maintien dans la file, les feux de route automatiques, la lecture des panneaux, notre finition haute Premium ajoute un détecteur d’angle mort et l’alerte de trafic en marche arrière. Un freinage d’urgence est facturé 500€ en option, le régulateur de vitesse quant à lui ne reçoit pas de système adaptatif. Deux détails gênants pour la vie quotidienne sont toujours d’actualité dans cette nouvelle génération, les vitres passagers non séquentielles et les miroirs de courtoisie éclairés par le biais d’un interrupteur.
essai Kia Sportage 2016Les passagers arrières ne sont pas oubliés avec assez d’espace notamment à la tête. Les sièges peuvent s’incliner pour plus de confort et deux prises, USB et 12 Volt, sont présentes. Les rangements sont nombreux, à l’instar d’un grand espace sous accoudoir, de bacs de porte, d’un porte-lunettes et de poches aumônières.
Affichant 38 litres de contenance supplémentaire, le coffre libère 503 litres de chargement, très bien pour la catégorie et 1.492 litres une fois la banquette rabattue. En l’absence de poignée, la manœuvre doit se réaliser en deux temps, depuis les sièges, en revanche, grâce au plancher modulable on obtient une surface plane.

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Lourd, notre modèle 4×4 BVA de 136 ch n’offre pas un agrément de conduite idéal, heureusement la gamme de motorisation est large.

Techniquement, le SUV coréen repose sur la même plateforme que le précédent modèle, qu’il partage avec le Hyundai Tucson. Contrairement à sa berline, Kia laisse du choix dans ses mécaniques et boîtes pour son nouveau Sportage. A l’achat cinq motorisations vous sont proposées, deux essences, un 1.6 l GDi de 132 ch en boîte manuelle et un 1,6l T-GDi de 177 ch accouplé à une boîte à double embrayage et muni de la transmission intégrale. En Diesel l’offre se compose de trois blocs, les 1.7l CRDi de 115 ch (boîte manuelle), 2.0l CRDi de 136 ch décliné en trois versions, boîte manuelle 4×2 et 4×4 ou automatique 4×4, ainsi qu’un 2.0l CRDi de 185 ch en boîte automatique et transmission 4×4. Pour notre essai nous disposions du CRDi 136 en configuration boîte automatique et 4×4. Premier constat, l’insonorisation nous a semblé meilleure que dans le précédent modèle. Fort de 136 ch et 373 Nm de couple dès 1.500 tr/mn le 2.0 CRDi semble intéressant sur le papier. Malheureusement, combiné à la transmission intégrale et à une boîte de vitesse automatique à convertisseur de couple à six rapports au tempérament peu réactif, il atteint vite ses limites sur route, la raison à cela ? Le poids. Notre version alourdie d’environ 90 kg par rapport à la configuration CRDi 136 4×2 BVM pèse presque 1,7 tonne sur la balance (1.690 kg). Les consommations sont également impactées par cet inconvénient, nous avons enregistré des moyennes qui oscillaient entre 7 l/100 km sur route et 9l/100 km en ville. Alors si vous avez un réel intérêt pour la transmission intégrale, optez plutôt pour essai Kia Sportage 2016le T-GDi de 177 ch ou bien le CRDi de 185 ch qui offriront des performances plus honorables. En deux roues motrices, les 1.6 GDi de 132 ch et 1.7 CRDi de 115, moins onéreux et moins lourds (1,5 tonne) peuvent  laisser à réfléchir également. D’ici quelques mois, un nouveau bloc 1.7l CRDi de 141 ch sera proposé pouvant recevoir une boîte à double embrayage. Pour le reste, ce nouveau Sportage assure un comportement routier plutôt sain mais qui s’apparente plus à une conduite souple que dynamique, avec une direction précise mais peu communicante. Le confort est préservé mais c’est un poil ferme avec la monte de 19 pouces, à prendre donc en compte lors de l’achat. Enfin un dernier mot sur cette transmission intégrale, elle est semi-permanente c’est à dire que le couple intervient sur les roues avant en temps normal mais en cas de perte d’adhérence, l’essieu arrière sera enclenché. En complément, le Sportage dispose d’un blocage de transmission Lock et d’une fonction de freinage en pente. Les aides électroniques peuvent aussi être déconnectées.

essai Kia Sportage 2016

Une garantie de sept ans et une dotation en équipements riche sont les deux arguments du Sportage lors de l’achat.

Côté budget, la gamme du nouveau Kia Sportage est comprise entre 23.000€ et 40.500€ autour de quatre niveaux de finition Motion, Active, GT Line et Premium. Le second niveau, disponible à partir de 26.900€, semble intéressant au vu des équipements offerts en série : climatisation automatique bi-zone, allumage automatique des feux et détecteur de pluie, feux de route automatique, reconnaissance des panneaux, aide au maintien dans la file, radars de stationnement arrière, système de navigation… Le bloc Diesel 2.0 CRDi de 136 ch est affiché à partir de 30.900€ (Active) en deux roue motrices boîte manuelle et  37.700€ en boîte automatique et transmission intégrale (GT Line) auquel vous sera réclamé un malus de 1.600€. La garantie constructeur de sept ans ou 150.000 km est toujours d’actualité.

Conclusion

Renouvelé, ce nouveau Kia Sportage conserve les qualités de son prédécesseur, un style inédit, une bonne habitabilité et un bon niveau de confort (excepté en 19 pouces) . Il évolue dans le bon sens avec une présentation intérieure plus flatteuse et des équipements encore plus nombreux. Avec quelques kilos en moins et une boîte plus moderne notre configuration serait plus plaisante à conduire. L’arrivée prochaine du bloc CRDi 141 et de la boîte à double embrayage devrait changer un peu la donne.

Nos photos : essai Kia Sportage CRDi 136 BVA Premium – Gris Anthracite

 



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