Essai DS 3 Cabrio restylée THP 165

Essai de la citadine cabriolet chic française, la DS 3 Cabrio restylée.

C‘est officiel, la marque DS s’est détachée de Citroën pour devenir un constructeur à part entière dans le groupe PSA. La DS3 restylée présentée l’année dernière est donc le dernier modèle qui appose encore les chevrons sur sa calandre. Ce restylage lui apporte un nouveau regard et de nouveaux moteurs. Avec 320 000 exemplaires vendus depuis son lancement en 2010, la DS 3 représente plus de la moitié de l’ensemble des modèles produits. Pour la remettre au goût du jour face à la concurrence, le constructeur français lui offre un restylage. Voici notre essai de la DS 3 déclinée en version  Cabrio.

Il faut le dire, le succès de ce modèle est en partie grâce à sa ligne séduisante. Mais cinq ans plus tard, les designers n’ont pas souhaité modifier le style général de la citadine et l’on n’y voit pas d’inconvénient. Alors pour distinguer une version reliftée à la génération précédente, des éléments visuels ont été modifiés, on parle ici des optiques. A l’avant, les projecteurs emploient deux technologies pour l’éclairage, des LED et un module Xénon. Les deux sont combinés lorsque vous êtes en feux de croisement ou en feux de route pour un meilleur éclairage et une consommation moindre. La signature lumineuse est tout simplement superbe ! Autre détail sympathique, les clignotants sont à défilement. Les feux arrière quant à eux sont également à LED et au dessin 3D, du plus bel effet. Mais malheureusement ces optiques ne sont pas offerts de série, réservés exclusivement sur la finition haute Sport Chic ou sur les séries spéciales. Les autres finitions optent ainsi pour des feux classiques nous rappelant la Citroën C3. Il faut alors débourser 950€ pour les posséder. Les feux arrière 3D, eux, sont de série dès l’avant dernière finition So Chic ou facturés 310€. Cet équipement est donc obligatoire si vous souhaitez distinguer votre DS 3 de l’ancienne génération. Au catalogue, une nouvelle teinte de carrosserie Blanc Perle Nacré a fait son apparition, tout comme les nouvelles jantes alliage de 17 pouces « Aphrodité » présentes sur notre modèle d’essai.

A bord, le charme opère toujours avec une bonne présentation. On se sent vraiment bien à son volant, avec des commandes qui tombent aisément sous la main et une position de conduite idéale. Comme pour l’extérieur, la DS 3 ne connait pas de modifications majeures, si ce n’est de nouvelles selleries. Le bandeau à droite de la planche de bord est désormais personnalisable d’une gravure à l’effigie des monuments de Paris. Deux nouveaux équipements font leur apparition, une caméra de recul, option à 1.000€ car accouplée au système de navigation et un nouveau système de sécurité. Baptisé « Active City Brake » et réservé à la finition haute, cette technologie, dotée d’un capteur laser, actionne le freinage automatiquement jusqu’à 30 km/h pour éviter les collisions. Même si l’intérieur ne vieillit pas et que l’ensemble des équipements semblent suffisants, par rapport aux dernières nouveautés du groupe et de la concurrence, la DS 3 restylée ne dispose toujours pas de la climatisation bi-zone, de lève-vitre passager impulsionnel, d’accès et de démarrage sans clé et son système écran multimédia, non tactile, embarque toujours l’ancien système GPS. Notre version Cabrio se dote d’un toit en toile qui se déplie en trois étapes, au dessus des occupants avant, arrière et complètement. La manœuvre s’effectue en 16 secondes et elle est possible en roulant, jusqu’à 120 km/h ! Mais si vous souhaitez avoir un œil sur l’arrière depuis le rétroviseur intérieur, il faudra s’arrêter à l’étape 2, car une fois pliée sur le haut du coffre, la toile cache la visibilité. En revanche, dans cette configuration, le coffre est toujours accessible puisque lorsque vous actionnez son ouverture, le toit remonte automatiquement d’un cran. Le volume ne perd que 40 litres de chargement (245l contre 285l sur la berline), un espace correcte pour la catégorie. Son accès est cependant difficile.

Ce restylage apporte surtout des changements dans la gamme de moteurs. Afin d’être conforme aux normes Euro 6 on note l’apparition de deux moteurs Diesel Blue HDi 100 et Blue HDi  120. En essence, le trois cylindres 1.2 e-VTi 82 entre au catalogue et le 1.6 THP 165 (anciennement 155) connait des évolutions. C’est avec ce dernier que nous avons pris la route. Techniquement, et comme son nom l’indique, ce bloc s’octroie un gain de puissance de 10 ch supplémentaires et la pression d’injection passe à 200 bars contre 120. Les performances sont très correctes avec un 0 à 100 km/h abattu en 7,5 secondes pour une vitesse maximale de 217 km/h. Doté d’une sonorité très agréable, le 1.6 THP se montre extrêmement souple à bas régime et réagit à la moindre sollicitation de la pédale d’accélérateur. Cette polyvalence se traduit par un couple de 240 Nm disponible dès 1.400 tr/ mn ! Ce bloc est accouplé à une boîte de vitesses mécaniques à six rapports, au maniement sans reproche. Très maniable en ville, la DS 3 est une vraie citadine. Mais dans cette configuration, son terrain de prédilection est la route et surtout les virages. Le châssis et les trains roulants sont réglés parfaitement pour un comportement routier très sain. A cela s’ajoute une direction précise et un freinage très efficace et l’ensemble ne dénote pas le confort à bord. Annoncé à 5,1 l/100 km en mixte, la consommation est bien sûre supérieure en pratique. Nous avons réalisés une moyenne de 7,5 l en mélangeant conduite souple et dynamique. C’est une bonne note au vue de la puissance. Le système Stop&Start, indisponible précédemment, s’est montré très discret et efficace au redémarrage.

La DS 3 restylée est vendue à partir de 15.950€, comptez 3.000€ de plus pour la version Cabrio (18.950€). En THP 165 il faut débourser 23.900€ (26.400€) ce qui n’est pas une petite somme. La faute à une seule finition pour ce moteur, la plus haute…

Conclusion

La Citroën DS 3, ou plutôt DS 3 tout court, procure toujours autant de plaisir à son volant. Esthétiquement, sa ligne reste dans la course tout comme son intérieur. On regrette juste que peu d’améliorations aient été apportées aux équipements et que les magnifiques feux, caractéristiques de ce restylage, ne soient offerts qu’à la finition la plus haute. Pour le reste, la DS 3 nous a particulièrement conquis par son excellente association moteur/comportement routier.

 

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