Essai Renault Clio R.S. EDC 200

La nouvelle Renault Clio R.S. change radicalement. Fini le temps des citadines compactes sportives du losange, place maintenant à un gabarit au-dessus, cinq portes, et une boîte automatique. Ce mélange ne perturbera t-il pas l’image que l’on avait d’une Clio R.S. ?

Pour cette quatrième génération, la sportive citadine de Renault change complètement de philosophie ! ARenault Clio RS 4 - essai Vivre Auto commencer par sa carrosserie. Elle n’est disponible qu’en version cinq portes et son gabarit est plutôt généreux avec une longueur de  4.09 mètres. Esthétiquement, on oublie les grandes prises d’airs des précédentes générations pour une ligne plus classique et proche de la version de série. Seuls les boucliers sont spécifiques intégrant à l’avant une lame type F1, un diffuseur pour l’arrière et un béquet est apposé. Notre modèle d’essai est doté du Pack Cup, facturé 600€ il offre des jantes 18 pouces Radical Noir et des étriers de freins peints en rouge. Techniquement, la caisse est abaissée de 5 mm et le châssis offre 15% de fermeté en plus. Notre teinte Jaune Sirius est exclusivement liée aux modèles R.S. mais facturée tout de même 1.600€. Les autres teintes disponibles au catalogue sont le Rouge Flamme, le Gris Platine, le Noir Profond et le Blanc Glacier. Enfin, il est possible de personnaliser sa Clio R.S. en y ajoutant des stickers sur le toit ou bien des décors extérieurs de différentes couleurs.

Renault Clio RS 4 Intérieur - essai Vivre AutoOn s’installe à bord et le premier constat est sans appel, la position de conduite est parfaite grâce aux différents réglages du volant et des sièges. Ces derniers offrent un bon maintien latéral et sont confortables. Pour 1.000€ de plus, la sellerie est en cuir noir avec surpiqûre rouge. Une seule ambiance intérieure est disponible et malgré l’ajout d’éléments rouges et du logo R.S. sur le volant, l’habitacle est triste et manque de sportivité, dommage. D’autant plus que les plastiques durs et au teint laqué ne sont pas très flatteurs. La R.S. se rattrape avec une panoplie d’équipements en série, climatisation auto, carte mains-libres, détecteur de pluie, aide au parking arrière et la fameuse tablette tactile R-Link qui comprend le GPS Tomtom et divers applications comme le Coyote Série. Et pour le fun, le R-Sound Effect, apporte un autre son du moteur via les hauts parleurs parmi sept choix (Clio V6, Nissan GTR, R8 Gordini, Moto, Navette spatiale…). Pour 250€ le R.S. Moniteur affiche l’ensemble des informations du véhicule telles Renault Clio RS 4 Intérieur - essai Vivre Autoque le régime moteur, le couple, la puissance, l’angle du volant, l’odomètre, la température d’huile et l’air collecteur. Mais il va encore plus loin en indiquant le temps réalisé de 0 à 50 km/h ou 100 km/h ou en départ arrêté. Enfin, avec la fonction Chronomètre il est possible de charger des cartes de circuits et ainsi de connaître son temps au tour. L’ensemble des paramètres peut être enregistré sur une clé USB. Les deux portes arrière, très bien dissimulées, ne gâchent en rien la ligne sportive de la Clio. Cela permet un meilleur accès aux places arrière avec un espace suffisant. Tout comme le coffre qui offre un volume compris entre 300 et 1.146 dm3. Vous l’aurez compris, la Clio 4 R.S. est plus grande que ses devancières, mais est-elle pour autant moins sportive ?

Renault Clio RS 4 moteur - essai Vivre AutoSous le capot, les ingénieurs ont remplacé le bon vieux 2.0 l atmosphérique par un quatre cylindres turbo issu de l’alliance Renault-Nissan. D’une cylindrée de 1.6 l il développe ici 200 ch et un couple de 240 Nm disponible dès 1.750 tr/mn. Le downsizing est donc de la partie avec des consommations en baisse de plus de 20% par rapport à la précédente génération avec une moyenne annoncée par le constructeur de 6,3 l/ 100 km. Quant aux rejets de CO² on constate une diminution importante de 195 g/km à 144 g/km. Les performances sont en hausse avec un 0 à 100 km/h abattu en 6.7 secondes contre 6.9 auparavant. En pratique, le moteur réagit particulièrement bien et se montre très linéaire jusqu’à la zone rouge. On apprécie son couple disponible très tôt, ce qui facilite l’usage au quotidien. L’autre changement majeur, c’est l’adoption de transmission automatique à double embrayage EDC. Cela peut paraîtreRenault Clio RS 4 - essai Vivre Auto surprenant mais de nombreuses sportives optent pour ce genre de transmissions. Un bouton R.S. Drive offre trois modes de conduite, Normal, Sport et Race, en modifiant le comportement de l’ESP, la boîte EDC, la direction et la sensibilité de la pédale d’accélérateur. Pour une utilisation urbaine, le premier mode est idéal avec des passages de rapports souples. Mais on dénote tout de même quelques à-coups désagréables. Les deux autres modes effacent cet inconvénient et les rapports sont bien plus rapides. Mais les adeptes de boîtes mécaniques seront tout de même déboussolés. La boîte peut-être pilotée en mode manuel via le sélecteur ou des palettes situées derrière le volant, mais on constate un temps de réaction important. De plus les palettes fixes ne suivent pas le volant. Cette boîte dispose de série un système baptisé Launch Control, il permet un démarrage optimal sans patinage. Il suffit d’appuyer sur le frein et sur les deux palettes simultanément et le dispositif s’enclenche, augmentant le régime moteur à 2.500 tr/mn. Une fois prêt on lâche le pied du frein et la voiture part comme une fusée. Pratique pour les départs sur circuit. Concernant le comportement routier, la Clio R.S. s’inscrit parfaitement en virage et le châssis ne bouge Renault Clio RS 4 - essai Vivre Autopas d’un poil. La direction électrique retransmet bien le ressenti de la route et les disques de freins assurent un freinage des plus sécurisant. Lorsqu’il s’agit d’activer le mode Race qui déconnecte l’ESP, la voiture se montre beaucoup plus joueuse offrant ainsi encore plus de plaisir de conduite. Le confort n’est pas mis de côté, même en 18 pouces les suspensions filtrent les irrégularités de la route, certes encore plus sans le châssis cup. En usage normal notre moyenne affichait 7 l/100 km et n’a jamais dépassée les 12 l/100 km en conduite sportive. Globalement, cette nouvelle Clio R.S. a toutes les qualités d’une sportive et séduira bon nombre de clients. Reste à convaincre les adeptes de moteur atmosphérique et de boîte mécanique, comme les actuels propriétaires de Clio 3 R.S…

Conclusion

La nouvelle Clio R.S. est une sportive très polyvalente. Ses qualités dynamiques ne sont plus à prouver et elle offre un réel plaisir à son volant. Mais elle permet surtout une utilisation quotidienne grâce à ses quatre portes, son coffre généreux et sa boîte EDC qui procure un confort en ville et dans les bouchons pour une consommation raisonnable.

 

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1 commentaire

  1. sarpion dit :

    Excellent véhicule et superbe agrément de la boite automatique parfaitement commandée, si nécessaire, par les palettes au volant !
    Je pense acquérir la meme RS 200 qui possède maintenant quelques gadgets supplémentaires bien commodes.

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