Essai Mazda 3 2.2 Skyactiv-D 150 Dynamique

Avec son style dynamique et ses dernières technologies, la nouvelle Mazda 3 peut-elle s’inscrire confortablement dans la catégorie des berlines compactes en rattrapant son retard ? Réponse dans notre essai.

La nouvelle Mazda 3 succède à la deuxième génération après seulement quatre ans. S’inspirant des dernières créations de la marque et empruntant la ligne de style « Kodo », elle apparaît encore plus dynamique qu’avant. Au programme, un long capot, un bouclier avant plus musclé, des feux effilés et une ceinture de caisse plongeante. Plus large et plus basse, elle mesure 4,46 mètres de long, c’est 21 cm de plus qu’une Peugeot 308 ! Son empattement gagne 6 cm. Déclinée en version trois ou cinq portes, en France seule la Mazda 3 cinq portes est proposée. Cette nouvelle génération est 100% inédite, il n’est plus question d’employer la plateforme de la Ford Focus mais celle issue du Cx-5 et de la 6. Globalement, nous la trouvons très séduisante sous tous les angles et elle répond bien aux attentes des consommateur Européens.

A bord, on monte en grade. En effet, par rapport à la précédente génération il n’y a plus rien à voir. L’ensemble présente bien et n’est pas sans nous rappeler les intérieures de chez BMW avec par exemple la console centrale tournée vers le conducteur. Mais en y regardant de plus près on s’aperçoit que les plastiques sont durs, notamment sur les contre porte. On est donc pas encore au niveau d’une 308 ou d’une Golf. Pour ce qui est de l’ergonomie je tire mon chapeau ! Toute les commandes tombent aisément sous la main mais ce qui se montre le plus pratique c’est le système multimédia. Relayé sur un écran tactile de 7 pouces il se pilote par le bais d’une molette et de boutons situés entre les deux sièges. J’ai réussi à faire le tour de l’ensemble des fonctions en un rien de temps. Le bouton « favoris » affiche la liste de vos stations de radios favorites et le volume est également à porté de main. Cette nouvelle Mazda 3 dispose aussi d’un affichage tête haute, très appréciable. Mais il manque un équipement que l’on retrouve de plus en plus dans les voitures et même maintenant chez les citadines c’est la caméra de recule. La visibilité arrière n’étant pas le point fort de cette compacte on aurait apprécié voir derrière. Il est possible que le constructeur ajoute un jour au catalogue cet équipement puisqu’il est disponible au Japon… La position de conduite est bonne avec des sièges qui offrent un excellent maintien. Pour l’arrière, les passagers disposent d’un espace correct mais dans la moyenne de la catégorie, pour une voiture de ce gabarit on s’attendait à mieux. Les rangements à bord sont peu nombreux, les bacs de portes n’offrent qu’un petit espace à bouteille et la boîte à gants n’est pas réfrigérée. Le coffre offre 364 litres de chargement, tout comme l’espace arrière, on aurait pu imaginer plus de volume, une Golf, moins longue de 20 cm offre 380 litres.

Pour l’instant trois moteurs sont présents dans la gamme. En essence le bloc 2.0L Skyactiv-G décliné en 120 et 165 ch et en Diesel le 2.2L Skyactiv-D de 150 ch. C’est avec ce dernier que nous avons pris le volant. Déjà essayé sur les Mazda 6 et CX-5, ce moteur Euro VI est une réussite pour le constructeur. Il développe 150 ch à 4 500 tr/mn et 380 Nm de couple dès 1 800 tr/mn. Souple à bas régime il se réveille rapidement et offre de bonnes reprises. Avec 1 320 kg sur la balance les performances de ce moteur sont très proches du 2.2L de 185 ch qui équipait l’ancienne génération. La commande de boîte de vitesse est précise et parfaitement guidée. La consommation mixte annoncée est de 4,1 l/100 km, après plusieurs kilomètres mêlant autoroute et agglomération nous avons obtenu une moyenne de 5,5 ce qui est une très bonne note au vue de la puissance. Le comportement routier est irréprochable, rien à redire, le train avant s’inscrit en courbe sans broncher et la direction est précise. Petite précision notre modèle d’essai était doté de jantes 18 pouces avec des pneumatiques Dunlop Sport Maxx. La monte 16 pouces est chaussée de Toyo à faible résistance de roulement qui se montrent bien moins convaincants… mais plus confortable.

La Mazda 3 est facturée à partir de 23 350€. Elle est donc plus chère que la précédente et suivant les variantes les tarifs dépassent même la Golf ou la 308. Elle propose en revanche un panel d’équipements pléthorique. La finition de base « Elégance » offre le Bluetooth, l’écran tactile, le GPS, la climatisation automatique bi-zone, le régulateur de vitesse, les radars arrière, l’assistant au démarrage en côte, et les sièges avant chauffants. Notre modèle d’essai était en finition milieu de gamme Dynamique (29 950€) qui ajoute les phares bi-Xénon, les jantes 18″, le système audio Bose avec 9 HP, l’affichage tête haute, les radars avant, et la centralisation sans clé. Le dernier niveau « Sélection » (33 150€) complète la liste avec les feux de route automatique, le régulateur de vitesse adaptatif, l’avertisseur de changement de file et la sellerie cuir. Il serait judicieux de proposer un moteur Diesel moins puissant afin de faire baisser la note. Enfin, pour les adeptes de transmission automatique il faudra ajouter 2 000€ à la note pour la BVA à six rapports.

Conclusion

Comme d’habitude chez Mazda, le plaisir de conduite est au rendez-vous. La nouvelle Mazda 3 n’échappe pas à la règle et peut se considérer comme une véritable berline compacte performante et sobre. C’est une vraie nouveauté et en accord avec ce qui se fait actuellement en matière de technologie. Mais il reste encore des progrès à faire en matière d’habitabilité.

 


Autres articles

Laisser un commentaire