Essai Honda CR-V 1.6 i-DTEC 120 & 2.2 i-DTEC 150

Essai du nouveau Honda CR-V en déclinaison quatre roues motrices accompagné du moteur Diesel de 150 ch et en deux roues motrices avec le tout dernier Diesel de 120 ch.

Vue d’ensemble

Lancé en 1995, le Honda CR-V s’est vendu à plus de 5 millions d’exemplaires et reste un best-seller en Amérique du Nord. Aujourd’hui la quatrième génération évolue dans la continuité. Qui connait le CR-V reconnaîtra sans problème le nouveau tant le style général reste dans la lignée du précédent modèle mais gagne en dynamisme. Des changements majeures s’opèrent avec des boucliers avant et arrière revus, un pare-brise plus incliné et une troisième vitre de custode qui donne le ton. Enfin côté dimensions, le nouveau Honda CR-V perd 3 cm de hauteur et c’est tout, le gabarit reste identique c’est donc toujours un des plus grand SUV compact du marché.

A bord

Une fois la porte ouverte on retrouve un intérieur typé Honda, peut-être un peu trop triste pour certains, mais on sent que l’ensemble est sérieux. La qualité des matériaux est bonne tout comme les assemblages. Les différents réglages du siège permettent au conducteur de trouver sa position de conduite idéale. On note juste un léger manque de maintien latéral. Les différentes commandes tombent aisément sous la main et l’ergonomie ne pose aucun problème. Seul regret, pour les versions sans GPS seul un petit écran situé au dessus de la planche de bord affiche les informations de l’ordinateur de bord et la caméra de recul. Pour les autres versions on s’y retrouve également sans problème dans les commandes du système multimédia mais ce dernier est tout de même dépassé.

A l’avant les occupants sont donc particulièrement bien accueillis mais pour l’arrière ? Et bien les passagers profitent d’un très bon espace à la fois pour la garde au toit que pour les genoux ! Seule la place du milieu n’est pas des plus confortable pour les longs trajets. Le volume du coffre est très généreux aussi avec 589 litres c’est une très bonne note pour la catégorie. Une fois les places arrière repliées en plancher plat le volume s’étend à 1 669 litres. Deux poignées permettent très aisément de rabattre à la fois l’assise et les dossiers. Les versions hautes bénéficient du hayon motorisé.

Avec un niveau d’équipements plus élevé que le précédent, le nouveau CR-V se modernise et améliore la sécurité avec un régulateur de vitesse adaptatif (ACC), un système de prévention des collisions par freinage (CMBS) et un système de maintien dans la voie de circulation (LKAS). Dommage que ces équipements ne soient disponibles qu’avec la finition la plus haute Innova sur le 2.2 i-DTEC. D’ailleurs, la gamme ne compte pas moins de sept finitions, un peu trop complexe à notre goût ! L’autre zone d’ombre c’est que le 1.6 i-DTEC ne peut bénéficier de certains équipements comme les trois cités au dessus, le toit en verre panoramique, le système sans clé, l’intérieur cuir et le hayon motorisé…

Au volant

Le bloc quatre cylindres 2.2 i-DTEC n’est pas nouveau puisqu’il est disponible sur la gamme depuis trois ans. Il développe 150 ch à 4 000 tr/mn et un couple de 350 Nm entre 2 000 et  2 750 tr/mn. Dès les premiers tours de roues on constate que la mécanique se montre très souple. Les reprises sont très bonnes et les vibrations sont bien maîtrisées. La direction électrique est précise et le levier de vitesse est bien placé avec une commande de boîte bien étagée. La transmission intégrale est gérée automatiquement et permet sans problème d’emprunter les chemins inaccessibles aux simples tractions mais sa garde au sol de seulement 16 cm ne permet pas un usage 100% tout terrain.

Un mode Eco (aussi disponible sur le 1.6) permet de réduire la consommation de carburant en modifiant une multitude de paramètres comme réduire l’énergie employée par la climatisation et la réponse à l’accélérateur. Le CR-V marche tout aussi bien et vous pouvez l’activer en permanence en conduite normale. Au contraire si vous souhaitez solliciter la pédale mieux vaut le désactiver sinon la consommation sera plus élevée automatiquement que si le mode était désactivé, puisque l’on tire plus sur les rapports. A cela s’ajoute un système de coupure du moteur à l’arrêt. Nous avons relevé une consommation moyenne de 6,5 l/100 km.

Le roulis est bien maîtrisé et le comportement routier est exemplaire, rien à redire c’est parfait ! D’autant plus que le confort ne chute pas pour ainsi sur la balance. Que ce soit sur route ou sur chemin abîmé le CR-V offre à ses occupants un confort des plus appréciable.

Une bonne habitabilité pour les passagers et les bagages, une excellente tenue de route et un look très séduisant, de quoi presque remplacer un monospace si deux places supplémentaires étaient disponibles. Pas étonnant que Honda lance une version deux roues motrices d’autant plus que chez les concurrents ces versions représentent 70% des ventes.

C’est donc une première pour le CR-V d’être proposé en 4×2. C’est ainsi l’occasion pour le constructeur d’y greffer son nouveau moteur quatre cylindres Diesel 1.6 i-DTEC 120. Déjà présent sur la Civic (lire notre essai), il développe 120 ch à 4 000 tr/mn et un couple de 300 Nm dès 2 000 tr/mn. Par rapport au 2.2 i-DTEC les performances sont inférieures, 11,2 secondes au 0 à 100 km/h contre 9,7 secondes, mais il suffit largement pour animer le CR-V on ne lui en demande pas plus. L’avantage de cette motorisation est d’offrir un gain de poids de l’ordre de 200 kg, ce qui augmente encore plus l’agilité. Rien à redire non plus pour la boîte de vitesses qui provient aussi de la Civic.

Pour la consommation le 1.6 i-DTEC affiche environ 1 litres de moins sauf à vitesse stabilisée où l’écart entre les deux moteurs reste faible. Aucun malus n’est réclamé à l’achat contre 300€ pour le 2.2. Nous avons été séduit par ce moteur qui répond bien aux demandes d’un SUV 4×2, il offre un bon agrément de conduite. Dans les deux modèles nous avons remarqué une insonorisation extrêmement bien travaillée et même à haute vitesse.

Conclusion

Le nouveau Honda CR-V reste fidèle à ses prédécesseurs avec un look sympa, une habitabilité exemplaire et sa fiabilité, mais offre un nouveau compromis avec sa version 2WD et de nouveaux équipements. En deux roues motrices le moteur i-DTEC suffit largement et offre un très bon agrément de conduite tout comme la tenue de route où il se montre même plus agile. La version transmission intégrale profite de performances supplémentaires avec le 2.2 i-DTEC 150 pour offrir plus de réactivité hors bitume ou pour tracter. Tous les deux présentent des consommations correctes mais si vous ne voyez pas l’utilité de disposer des quatre roues motrices, optez pour le 120 ch qui se montre remarquable.

 


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