Essai Peugeot 208 1.6 e-HDi 92 Allure

Essai du cœur de gamme de la citadine française.

 

La nouvelle 208 n’est pas une « continuité » de la 207. Son design est totalement différent, et reprend les derniers codes de style de la marque comme la calandre flottante empruntée de la 508. Autre changement, ses dimensions ! Plus compacte de 7 cm, elle obtient une longueur sous la barre des 4 m long et sa largeur gagne 2 cm. A première vue, si l’on devait la comparer à une autre Peugeot, on pense tout de suite à l’emblématique 206 !

 

Moderne à l’extérieur, la 208 l’est aussi dans l’habitacle, qui est disponible en teinte foncée ou claire. La planche de bord est épurée, la qualité et les assemblages sont bons, même si on n’est pas encore au niveau d’une Polo, mais légèrement supérieur à la Clio IV.

Le volant en cuir, plus petit, est maniable et très agréable à prendre en main. Les combinés perchés en hauteur peuvent gêner certains selon leur position de conduite, la partie haute du volant cachant ces derniers. La planche de bord est munie d’un écran tactile de 7 pouces qui regroupe les différentes commandes du véhicule à part la climatisation qui dispose toujours de sa propre console. Cet équipement, de série dès le deuxième niveau de finition évite la profusion de boutons sur la console centrale. Son utilisation est simple mais l’ergonomie aurait pu être plus aboutie encore. Pour 500€ de plus, vous pouvez ajouter le GPS, la firme Sochalienne propose enfin l’équivalent du fameux Tomtom de Renault.

Les sièges offrent un bon maintien, et sont ni trop mous, ni trop durs. Avec un empattement similaire à la 207, l’habitabilité arrière devrait être semblable, seulement cette fois-ci, les passagers arrière apprécieront l’espace creusé derrière les sièges avant, et gagneront 5 cm pour les genoux. De plus leur assise est surélevée, ce qui leur offre une meilleure vision de la route.

Le coffre offre un volume de chargement de 311 litres ce qui place la 208 dans la moyenne de la catégorie. Les rangements sont suffisants à l’avant, boîte à gants profonde, vides poches, et accoudoir central.

 

Contact enclenché, le e-HDi 92 se montre plutôt silencieux. Plutôt creux à bas régime, il nous oblige à jouer du levier de vitesse. Le couple et ses 230 Nm une fois libéré correspond à ce que l’on attend. Avec 100 kg de moins sur la balance par rapport à la 207, le e-HDi 92 offre de bonnes reprises. Le stop&Start est tout simplement un des meilleurs. Extrêmement discret et rapide il n’est pas du tout une gène pour le conducteur et se fait vite oublier. Sur un parcours composé de ville, route et autoroute, nous avons réalisé une consommation moyenne de l’ordre de 6 l/100 km.
Le e-HDi 92 reste donc un bon choix, le HDi 62 étant dédié qu’à la ville, et le e-HDi 115 plus performant mais proche en agrément.

Dommage que la boîte de vitesses à 5 rapports manque de précision dans le guidage. Un sixième rapport n’aurait pas été de trop non plus. Pour les longs trajets, la 208 est confortable, la suspension est plus progressive que sur la 207. Sur route les bruits aérodynamiques sont assez présents. Le comportement routier est au rendez-vous, la direction est incisive, et le train avant mordant.

La finition Allure offre les équipements suivants : climatisation bi-zone, régulateur/limitateur de vitesse, allumage auto des feux, détecteur de pluie, volant cuir, éclairage d’ambiance intérieur LED, écran tactile 7 pouces. Les radars arrière sont facturés 300€. Les tarifs sont proches de la Citroën C3  et de la Renault Clio, mais légèrement au dessus des Ford Fiesta et Volkswagen Polo à puissance équivalente.

Conclusion

 La Peugeot 208 e-HDi 92 semble être le meilleur choix. A l’aise aussi bien en ville que sur route, le moteur offre un bon agrément de conduite, même s’il montre des faiblesses à bas régime. Plutôt bien équipée et confortable, la petite lionne reste toujours une excellente citadine.

 

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