Essai Nissan 370Z Roadster Pack BVA

Quasiment deux ans se sont écoulés depuis la sortie du 370Z Roadster, et sa place est toujours justifiée. Essai de cette voiture plaisir.

Lancée quatre ans après le 370Z, ce roadster était déjà prévu et dessiné en même temps que le coupé. Par rapport à son prédécesseur, le 350Z, Nissan a pensé rigidifier la structure et conserve la capote en toile. Cette dernière s’ouvre en 20 secondes pour se loger dans un couvre-capote couleur carrosserie. Son maniement est entièrement automatique, pas besoin de verrouiller ou de déverrouiller à la main. Il est même possible d’actionner le mécanisme en roulant jusqu’à 5 km/h. Elle ne gâche en rien le style extérieur, toit ouvert ou fermé, ce roadster est très réussi ! Son design est marqué par un style agressif, avec des empâtements courts. Le capot avant est souligné par deux nervures, et on retrouve des feux avant/arrière effilés en forme de boomerang. L’esprit « Z » est bien sûr de la partie avec plusieurs éléments symboliques. Poignées de porte verticales, deux sorties d’échappement, badges dans les clignotants latéraux… Un coupe-vent en verre gravé « Z » vient trouver sa place entre les deux arceaux, derrière les sièges, pour réduire au maximum l’entrée du vent dans l’habitacle jusqu’à 100 km/h. Notre modèle d’essai était équipé de jantes 18 pouces en alliage. Pour 1 000€ vous pouvez augmenter la monte à 19 pouces et bénéficier de jantes en alliage forgé. Enfin, deux coloris de capote sont disponibles : noir et bordeaux. Avec son tempérament sportif, nous aimons le style de ce 370Z roadster qui ne passe d’ailleurs pas inaperçu auprès du public.

Similaire au coupé, l’intérieur respire la qualité. La planche de bord est gainée de plastique moussé, le volant surpiqué, le pédalier en alu, et les contre-porte en alcantara. Spécifiques à la version roadster, les sièges ventilés offrent ainsi la possibilité de s’offrir une escapade même si la météo n’est pas au rendez-vous. Confortables, ils offrent un bon maintien et se règlent électriquement. Le passager est ainsi bien installé dans son siège qui, au passage, est un peu plus large. Le conducteur se sent également comme dans un « cocon », seul reproche le volant n’est réglable qu’en hauteur. L’instrumentation est complète avec en plus des compteurs traditionnelles, un indicateur de température d’huile, du niveau de la batterie et une horloge numérique situés au dessus de la console centrale. Notons que les cadrans sont très lisibles et correspondent bien à l’ambiance sportive. L’ergonomie quand à elle est bonne. Ce roadster est assez riche en équipements, au programme : régulateur de vitesse, sièges ventilés, Bluetooth, camera de recul, aide au démarrage en côte et le système de centralisation et démarrage moteur sans clé. Petit détail, la capote peut être abaissée de l’extérieur de la voiture en pressant le bouton de verrouillage de la portière durant trois secondes. Côté multimédia, le Nissan Connect Premium, facturé 2 610 € ajoute le GPS Europe, un disque dur de 40 Go une prise USB et un lecteur DVD. Pilotable depuis un écran tactile. La qualité du son n’est pas exceptionnelle, pour du Bose nous nous attendions à mieux. En revanche la navigation dans les différents menus est aisée. Avec 140 litres (contre 235 l pour le coupé), le volume du coffre. Il autorise juste à partir un week-end à deux. Les espaces de rangements sont peu nombreux, dans les portes, une petite boîte à gants, un compartiment sous l’accoudoir, et deux espaces derrière les sièges.

Le roadster japonais est animé par le même moteur que le coupé, soit le six cylindres en V muni de deux arbres à cames en tête et de 24 soupapes. Il développe 328 ch à 7 000 tr/mn et un couple de 363 Nm à 5 200 tr/mn. Les performances sont au rendez-vous, le o à 100 km/h est annoncé à 5,8 secondes (5,5 en BVM). Le V6 se montre à la fois souple et dynamique. La 370Z Roadster est livrée en boîte mécanique à 6 rapports ou comme sur notre modèle avec une transmission automatique à 7 rapports. Douce et intelligente, elle est accompagnée de palettes au volant qui enclenchent instantanément le mode manuel. Les pilotes regretteront que ces dernières ne tournent pas avec le volant. Les vitesses s’enchaînent rapidement, un peu moins en rétrogradage, mais globalement la boîte est saine. La suspension reste ferme en virage tout en préservant un confort de roulement acceptable. Le freinage est excellent avec des disques ventilées de 355 et 350 mm. La direction est précise et permet de placer la voiture facilement dans sa trajectoire. Les 1,5 tonnes sur la balances se ressentent un peu toutefois, mais l’excellent châssis offre un très bon comportement routier et le plaisir est au rendez-vous. La sonorité du moteur se fait remarquer surtout passés les 5 000 tr/mn, sinon elle reste plutôt discrète.

Se faire plaisir au volant du 370Z roadster a un coût. Vendu à partir de 43 850€ (49 560€ pour notre version BVA), il faut également ajouter un malus salé de 3 600€ ! Cependant si l’on compare notre bolide à ses rivaux, autrement dit BMW Z4, Audi TT, Porsche Boxter… Il se place plutôt bien en terme de tarif. Si vous ne souhaitez pas disposer absolument de la boîte automatique vous économiserez 2 350€. La dotation en équipement est assez complète, mais pour disposer d’un GPS il faut tout de même débourser 2 610€… Au chapitre consommation, il est quasiment impossible de descendre la barre des 10l/100 km. En ville comptez entre 13 et 14l/100 km. Et si l’on souhaite entendre le moteur, l’ordinateur de bord n’hésitera pas à vous annoncer une moyenne proche des 20 L/100 km !

Conclusion

Même si Nissan dispose d’un gros potentiel dans le secteur des citadines, il n’en est pas moins avec les sportives. La preuve en est avec ce magnifique 370Z dans sa déclinaison Roadster. Rouler les cheveux au vent avec de bonnes performances et un plaisir de conduite pour un prix inférieur à la concurrence caractérise le Nissan 370Z Roadster.

 

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