Essai Mitsubishi L200

Réputé pour sa robustesse, le Mitsubishi L200 est de nouveau disponible en série limitée XStorm. Avec un look légèrement modifié et un moteur de 178 ch, il souhaite séduire les particuliers.

Même si peu fréquent sur nos routes, le pick-up est un véhicule utile. Mitsubishi occupe une place importante sur le marché, avec 8 297 L200 vendus depuis le début de l’année mais le Nissan Navara reste cependant le leader. Commercialisé en Europe en 2006, le L200 est essentiellement présent chez les professionnels, mais vise également les particuliers, pour cela, la marque aux trois diamants a tout prévu.

vivre-auto-mitsubishi-l200-essai-12La série limitée XStorm est commercialisée ce mois-ci, enfin pour la deuxième fois, puisqu’au printemps dernier elle existait déjà. C’est donc une réédition d’un modèle qui a connu un franc succès. Basé sur les versions Intense et Instyle BA, le L200 XStorm bénéficie d’éléments extérieurs supplémentaires, bouclier avant spécifique couleur carrosserie, protection de benne, arceau et marchepieds inox, et marquages spécifiques.
Habituellement proposé en trois carrosseries Single Cab (2 portes, 2 places), Club Cab (2 portes, 2+2 places) et Double Cab (4 portes, 5 places), cette version ne reprend que les deux dernières.

Ses atouts ? Pouvoir charger entre 990 et 1 080 kg et tracter jusqu’à 2,7 tonnes. En double Cab la benne est longue de 1, 505 mètre pour 2,21 m², tandis qu’en Club Cab, elle s’étend sur 1, 805 mètre pour 2,65 m².
vivre-auto-mitsubishi-l200-essai-30L200 XStorm est produit en Thaïlande. La finition et les assemblages sont bons, l’intérieur reste tout de même très typé « utilitaire », mais robuste. L’ergonomie est bien étudiée pour ce qui est des commandes de base, pour le reste l’écran tactile oblige le conducteur à quitter la route des yeux… Les équipements sont complets, climatisation automatique, allumage automatique des feux, détecteur de pluie, régulateur de vitesse, radio CD compatible MP3 avec prise Jack, GPS, Bluetooth, radars de recul… et même une lunette arrière rétractable électriquement pour le confort des passagers arrière ! Au chapitre habitabilité, justement, on ne pourra pas reprocher au L200 de manquer d’espace. La hauteur sous le plafond est importante, et les occupants ont de la place pour les coudes et les jambes. Côté rangement, il y a de quoi faire. Sous le siège passager, dans les portières avant et arrière avec porte-bouteille, porte-gobelets à l’avant, aumônières au dos des sièges, porte-lunette, et divers compartiments.

Pour animer ce pick-up on retrouve sous le capot un quatre cylindres turbo-Diesel disponible en deux puissances 136 et 178 ch. Notre modèle était équipé de la version la plus haute. D’une cylindrée de 2,5 l, il affiche une puissance de 178ch à 4000 t/min et un couple de 400 Nm à 2000 t/min. Offrant de bonnes reprises, il convient parfaitement au L200.

Même si l’habitacle est correctement insonorisé, la mécanique se fait bien entendre. De même pour les bruits d’air passé les 90 km/h…
Mais comment se comporte ce L200 ?

vivre-auto-mitsubishi-l200-essai-16Tout d’abord sur route, le comportement routier à allure modérée est sain. En revanche une conduite dynamique n’est pas à tenter avec ce genre de véhicule, même si des aides électroniques assistent éventuellement, l’arrière n’aura pas de mal à chasser dans les virages. La direction est précise, quand au freinage il manque de mordant.
En ville, le rayon de braquage est court, 5,9 mètres ! Les manœuvres se réalisent alors plutôt bien, grâce également à l’excellente visibilité à bord. Le radar de recul est fort utile, mais il a tendance à bipper pour rien.

Une boîte de transmission baptisée « Super Select » propose quatre modes. Le premier 2H pour les routes en bonne état (propulsion simple) et le second, 4H lorsque la chaussée est dégradée par la pluie ou la neige par exemple (répartition 50/50). Il est possible de passer du premier au deuxième jusqu’à 100 km/h. Viennent ensuite deux autres modes, 2L et 4L, utile pour le franchissement avec des vitesses courtes. Sur ce terrain le L200 s’est vivre-auto-mitsubishi-l200-essai-20montré à l’aise, et la motricité globalement bonne. Seul le long porte à faux arrière peut s’avérer être un frein pour certains endroits. Les versions équipées de marchepieds frottaient sur certaines parties de notre parcours, la garde au sol étant réduite.

La consommation moyenne annoncée par le constructeur se situerait entre 8 et 9l/100 km. Nous n’avons malheureusement pas pu vérifier ces chiffres durant notre essai.

Une des fonctions principales d’un pick-up est de pouvoir charger la benne. Mais comme pour les autres modèles, lorsque vous roulez à vide les ressorts à lame n’offrent aucun confort, dès la moindre bosse, l’arrière sautille. Si la route est bonne, le L200 reste confortable.

Conclusion

La série limitée XStorm reprend les avantages du L200 en ajoutant des équipements et quelques éléments stylistiques pas désagréables. Elle apporte près de 6 000 € d’avantage client, avec un tarif de 34 965€. Pour une utilisation professionnelle ou personnelle, le L200 répond bien aux différentes attentes. Il faudra encore quelques petites améliorations pour reprendre le dessus sur le Nissan Navara.

 

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