Essai Toyota Prius 4, une belle avancée

Pionnière des véhicules hybrides, la berline japonaise est une nouvelle fois renouvelée. Quelles sont les évolutions apportées à cette quatrième génération ? Essai Toyota Prius 4.

essai Toyota Prius 4

essai Toyota Prius 4 2016

Esthétiquement plus dynamique, la nouvelle Toyota Prius conserve son style décalé.

Leader du marché des voitures hybrides, Toyota a écoulé plus de huit millions de modèles à pile à travers le monde depuis 1997, année de lancement de la célèbre Prius, première voiture hybride au monde. Dix-huit ans plus tard et après 3,5 millions d’exemplaires vendus soit 40% du parc hybride du constructeur, la berline à succès revient avec une quatrième génération. Voyons si les évolutions sont nombreuses.
La Toyota Prius 4 inaugure la nouvelle plateforme TNGA qui servira pour les futurs modèles du groupe. Plus rigide de 60% elle a aussi pour incidence de présenter un centre de gravité plus bas, améliorant ainsi les qualités dynamiques. A l’extérieur pas de doute, même si vous ne suivez pas l’actualité, vous saurez reconnaître en un coup d’œil qu’il s’agit d’une Prius. Les designers ont perpétué le style assez original essai Toyota Prius 4 2016du précédent modèle qui s’apparente toujours à cette étiquette « écolo ». Malgré tout, cette nouvelle monture qui conserve sa silhouette emblématique, apparaît un brin plus dynamique qu’auparavant, mais ces changements ont surtout une incidence sur l’aérodynamisme, avec l’obtention d’un coefficient de traînée de 0.24 contre 0,25 précédemment. Côté dimension, la japonaise est plus longue de 6 cm (4,54 m), plus large de 1,5 cm (1,76 m) et surtout moins haute de 2 cm (1,47 m). Sept teintes de carrosserie sont proposées mais un seul type de jantes figure au catalogue.

essai Toyota Prius 4 2016

Rappelant l’ancienne version, la planche de bord est plus épurée et confère un sentiment d’espace.

Les actuels propriétaires de Prius ne seront pas déboussolés en entrant à bord de cette nouvelle génération. La disposition des éléments est conservée mais avec une présentation bien plus moderne ! Ainsi la planche de bord apparaît plus épurée grâce à la suppression de plusieurs touches. Tout est concentré en un seul bloc bien distinct, composé du système multimédia et de la climatisation. Le tableau de bord prône toujours sur la partie supérieure, son nouvel affichage couleur donne un coup de vieux au précédent modèle qui employait qu’une teinte, le vert. Divisé en trois parties, il affiche à ses extrémités,  la vitesse, la jauge à carburant et le kilométrage pour la partie de gauche, à l’opposée on retrouve la position du levier de vitesse sous forme de schéma et l’horloge. Au centre, de nombreuses informations peuvent s’inscrire par le biais de touches directionnelles présentes sur le volant. Le défilement se réalise horizontalement pour les menus et verticalement pour les sous-menus, c’est bien pensé et simple à l’usage. Ainsi il est possible de consulter en temps réel une animation du système essai Toyota Prius 4 2016hybride, le détail de vos consommations réalisées sous forme hebdomadaire, le rappel de la navigation, les aides à la conduite ou encore gérer la partie audio et les paramètres du véhicule. Le système multimédia reste quant à lui assez intuitif, aussi nous aurions aimé disposer de touches physiques notamment pour régler le volume. Livrée de série, il embarque une caméra de recul, fort pratique au vu de la visibilité arrière très réduite. En dessous, est installé le petit levier de vitesses que l’on retrouve habituellement dans les modèles hybrides Toyota, son utilisation est on ne peut plus simple. La qualité de présentation fait aussi un bond en avant avec l’implantation de matériaux plus flatteurs, les assemblages en revanche sont pour certains perfectibles. Autre remarque, le constructeur impose d’office une seule ambiance intérieure quelle que soit le niveau de finition. Si le noir brillant encadrant la partie multimédia fait son effet, le blanc présent sur la console centrale et le volant ne sera pas du goût de tout le monde… La personnalisation n’est donc pas le point fort de cette berline.

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Cette petite berline sait se montrer accueillante avec une bonne habitabilité à l’arrière et un coffre généreux qui gagne au passage 56 litres.

A l’avant la Prius est agréable à vivre, on s’y sent bien, la position de conduite est bonne, les sièges confortables et les nombreux rangements sont appréciables, bacs de porte, range lunettes, porte-gobelets, vaste compartimentent sous l’accoudoir vous permettront de stocker vos objets et de petites bouteilles d’eau. Plus courte que les autres berlines, l’habitabilité n’en est pas moins réduite. Malgré un empattement inchangé, l’espace alloué aux passagers arrière est très généreux. Mais là où il y a du progrès c’est concernant le coffre. Grâce à la réduction de la taille des batteries, celles-ci sont implantées sous les sièges arrière ne rognant plus sur la capacité du coffre qui passe de 446 à 502 litres (457 avec roue de secours 15 pouces) avec un plancher plus bas de 11 cm. Le volume s’étend jusqu’à 1.633 litres une fois la banquette arrière rabattue.

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Le groupe motopropulseur n’est pas plus performant mais gagne en agrément et en sobriété.

Techniquement, cette nouvelle Prius connait plusieurs évolutions ayant pour but d’améliorer l’agrément de conduite tout en étant plus sobre. Sous le capot, le moteur essence 1,8 VVT-i à cycle Atkinson est reconduit mais les ingénieurs l’ont peaufiné en améliorant la réduction des frottements et en optimisant le circuit de refroidissement. Fournissant toujours 92 ch à et 142 Nm de couple à 3.600 tr/mn, il est combiné à un nouveau bloc électrique plus compact et allégé. Il développe 72 ch soit 8 ch de moins que précédemment ce qui réduit la puissance cumulée à 122 ch contre 136 ch. Les performances sont donc en léger retrait, deux dixièmes de secondes pour le 0 à 100 km/h (10,6 s), le poids global stagnant, avec seulement 10 kg de gagnés (1.375 kg). Pourtant au volant on constate que les efforts apportés à cette nouvelle génération ont payé. Tout d’abord, la Prius conserve sa philosophie, elle appelle toujours à une conduite apaisée grâce à sa douceur de fonctionnement et à la discrétion du système hybride, un réel avantage en milieu urbain. Une fois l’horizon dégagé, on se rappelle que la japonaise avait comme désagrément d’être bruyante lors des phases d’accélération en raison de l’effet « mobylette » qu’engendre la boîte à variation continue essai Toyota Prius 4 2016CVT. Et bien cette-fois nous avons été surpris de ne pas entendre hurler la mécanique lors d’une insertion sur voie rapide ou pour doubler. Bien mieux contenue, la conduite se révèle alors plus agréable. L’insonorisation est d’ailleurs bonne à ce stade, seuls les bruits de roulement générés par la monte de 17 pouces se font entendre. Autre constat, le moteur électrique nous a semblé être plus sollicité et surtout la batterie se recharge très vite ! Revers de la médaille ? Les consommations sont bluffantes ! En zone péri-urbaine à 90 et 110 km/h nos nombreux trajets se sont traduits par une consommation moyenne toujours en dessous des 5l/100 km et dans la majeure partie des cas plus proches des 4 l/100 km. En agglomération les chiffres sont plus bas, frôlant la barre des 3,5 l/100 km avec le pied léger. Avec une meilleure contenance du réservoir à carburant (43 l), les ravitaillements à la pompe se feraient encore plus rares. Personnellement, nous ne nous sommes pas servi des modes EV (100% électrique) et Power jugeant que l’hybridation fonctionne parfaitement en toute autonomie. Seul le mode Eco a été enclenché régulièrement en ville, ce qui nous a permis de constater que malgré 35 degrés au mercure, la climatisation, elle aussi en mode Eco, rafraîchit suffisamment l’habitacle à tel point qu’on a du sélectionner des degrés supplémentaires. En revanche, nous utilisions quasiment en permanence la fonction Brake, actionnable depuis le levier de vitesses, qui permet d’accroître le frein moteur ce qui a pour incidence de régénérer plus vite la batterie et de préserver les freins, un agrément de conduite essai Toyota Prius 4 2016supplémentaire appréciable en ville comme sur route. Sur ces deux terrains, la Prius se montre particulièrement confortable avec un bon niveau d’amortissement qui ne gâche en rien le comportement routier, plutôt sain. La direction est précise et le freinage, dont la pédale est un peu molle en raison du système de récupération d’énergie, est efficace. Bien qu’il soit plus contenu en raison du centre de gravité abaissé, le roulis est un peu présent en virage, quant à la motricité, elle atteindra ses limites en raison des pneumatiques « éco » si l’on brusque trop cette berline qui de toute évidence n’est pas faite pour ce type de conduite. Enfin, bonne nouvelle, pour les personnes souhaitant tracter, la Prius 4 peut désormais accrocher derrière elle une remorque non freinée d’un poids maximal de 725 kg.

essai Toyota Prius 4 2016

Avec un ticket d’entrée à 30.750€ (-750€), la Toyota Prius 4 est particulièrement bien équipée.

Homologuée avec des rejets de CO² de 76 g/km voire 70 avec les jantes de 15 pouces, la nouvelle Toyota Prius reçoit en cadeau un bonus de 750€ qu’il faut ôter au 30.750€ réclamés à l’achat. En l’absence de finition plus accessible, à ce tarif, le premier niveau Dynamic est particulièrement généreux. Il offre l’allumage automatique des feux, l’accès et le démarrage sans clef, les sièges chauffants, l’écran tactile 7 pouces, la caméra de recul, un affichage tête haute couleur et le chargeur de téléphone à induction. Pour la sécurité, la dotation comprend un système de freinage d’urgence avec détection des piétons, la gestion automatique des feux de route, le maintien dans la file, l’avertisseur d’angles morts, la lecture des panneaux et le régulateur de vitesse adaptatif. Pour 1.000€ de plus, le Pack Premium ajoute la navigation, un système audio JBL à 8 haut-parleurs et le détecteur de pluie. Enfin, la finition Lounge (33.700€) ajoute la sellerie cuir, la navigation, les radars de stationnement avant/arrière et le park assist. Seule option proposée, hormis la peinture métallisée, le toit ouvrant est facturé 400€, mais entraîne obligatoirement le passage aux jantes de 15 pouces. Cette monte peut d’ailleurs être choisie sur tous les modèles contre une réduction de 500€ sur la facture.

Conclusion

Si l’esthétique de la nouvelle Toyota Prius 4 ne vous déplaît pas, vous pourrez vite être séduit par l’agrément de conduite qu’elle procure et ses faibles consommations qui font d’elle, la berline à essence la plus sobre du marché. Par rapport à la génération antérieure, les nombreuses évolutions apportées sont loin d’être succinctes. Dans quelques semaines, la Prius 4 hybride rechargeable sera présentée.

Nos photos : essai Toyota Prius 4 Dynamic Pack Premium – Rouge Passion

 

2 Commentaires

  1. Alffir dit :

    Le mode B recharge plus la batterie (pour quoi faire ?), mais il fait tourner le moteur thermique pour ajouter du frein moteur : cela consomme inutilement.

    Les rares moments où le mode B est utile et ne pénalise pas la consommation, c’est lors des grandes descentes où la batterie va se charger au maximum.

    La consommation à l’air d’avoir progressée sur cette génération malgré l’absence de grosse évolution sur le papier, c’est une bonne nouvelle.

  2. paolo dit :

    le mode B est très utile et très souvent utilisé pour freiner et accumuler de l’énergie dans la batterie …. on use moins les plaquettes , on consomme zéro et on charge la batterie !

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