Essai DS 7 Crossback BlueHDi 180, le SUV Premium français

Avec son nouveau SUV, le constructeur français vise clairement le premium, un pari réussi ? Essai DS 7 Crossback.

essai DS 7 crossback

essai DS 7 Crossback

Pas de doute, le nouveau DS 7 Crossback s’apparente à un SUV Premium vu de l’extérieur.

Devenue une marque à part suite au divorce avec le constructeur Citroën en 2014, DS a pour ambition de devenir une marque automobile premium française reconnue. Une notoriété qui nécessitera une certaine durée, entre quinze à vingt ans selon le constructeur. Concrètement, l’objectif est de former une gamme complète de six modèles avec une nouveauté par an. Le premier véhicule à se lancer dans l’aventure est le nouveau DS7 Crossback, la mission est claire, proposer un véhicule haut de gamme bien fini et doté de technologies embarquées de dernier cri. Est-il digne d’un véhicule premium ? Découvrons-le.
Premier véritable SUV du constructeur, si l’on fait l’impasse sur la DS 4 Crossback qui était basée sur la Citroën C4, le DS 7 Crossback  mesure 4,57 mètres de long pour 1,89 mètre de large. Il s’intercale ainsi entre la catégorie des SUV compacts et celle des SUV familiaux. En reprenant certains codes stylistiques du concept E-Tense, ce nouveau SUV français s’affirme. Au programme, des lignes musclées, une grande grille de calandre, beaucoup de chrome et de magnifiques feux arrière à effet 3D en forme d’écailles. Certains lui trouverons des faux airs d’Audi Q5 pour la partie arrière ou de Lexus avec cette immense calandre avant, mais il y a pire comme référence. Quoi qu’il en soit, même si cela reste bien évidemment subjectif, nous sommes assez fan.
essai DS 7 CrossbackSi la marque a bénéficié d’un jolie coup de publicité avec l’investiture du président de la république, la plupart des passants croisés lors de notre essai identifient sans problème ce nouveau modèle. Difficile donc de passer inaperçu d’autant plus que notre version était habillée de la couleur de lancement Or Byzantin, la palette de 9 teintes du catalogue propose bien évidement des tons plus classiques. Doté de la finition haute Grand Chic, notre DS 7 Crossback se démarque par ses feux directionnels à LED, ses barres de toit en aluminium ainsi que ses jantes de 19 pouces.

essai DS 7 Crossback

Assemblages de qualité, matériaux flatteurs et équipements higt tech, le SUV français joue dans la cour des grands !

En s’installant à bord, on constate d’emblée que DS à fait un bon en avant en matière de qualité perçue. La présentation intérieure, en plus d’être très belle, est de haut niveau. Les matériaux employés sont d’excellente facture et agréables à toucher, mêlant plastiques moussé et cuirs. Les assemblages sont sérieux et de nombreux clins d’œils mettent en avant le savoir-faire français en matière de joaillerie et de haute couture à l’instar du guillochage présent sur les inserts ou des broderies en point de perle que l’on observe sur la sellerie. Sans oublier la montre B.R.M Chronographes qui se déploie lorsque l’on actionne le contact ou encore les célèbres sièges revêtus de cuir en forme de bracelet de montre. Une ambiance lumineuse est également de la partie, éclairant même l’intérieur des poignées de porte. Tous ces détails sont accessibles par le biais de différentes ambiances intérieures au nombre de cinq : Bastille, Rivoli, Performance Line, Opéra Brun ou Opéra noir comme sur notre modèle (2.700€). Cette présentation premium s’associe parfaitement aux équipements high tech présents à bord. Le premier à nous en mettre plein la vue essai DS 7 Crossbackc’est bien sûr l’écran multimédia de 12 pouces en position centrale (8 pouces en finition basse). Assez intuitif et muni de plusieurs touches raccourcies, cet écran tactile se montre assez réactif et simple à prendre en main. On relèvera tout de même deux points négatifs : les différentes caméras facilitant les manœuvres sont pourvues d’une médiocre résolution, un aspect dévalorisant sur ce type de véhicule. De plus, pour en profiter en dehors de la marche arrière, il faut les activer manuellement (menu réglages véhicule-fonction de conduite-aide visuelle au parking; puis choisir sa caméra), c’est un peu long quand on emprunte une rue étroite… Même constat pour le stop and start qui ne bénéficie pas d’une touche dédiée. Derrière le volant, une grande dalle numérique (compteur classique en entrée de gamme) semblable au Peugeot 3008 est personnalisable. Les informations affichées sont bien visibles et on oublie vite l’absence d’affichage tête haute. Le reste des commandes ne souffre pas la critique, les jolies boutons du volant permettent de piloter le essai DS 7 Crossbacktableau de bord et la partie audio, le célèbre commodo PSA des années 2000 qui permet de gérer le régulateur de vitesse est toujours aussi pratique, on accède également rapidement aux modes de conduite. Certains regretterons que les commandes de vitres électriques soient déportées sur la console centrale, cependant les propriétaires prendront vite le pli. On apprécie le grand chargeur pour smartphone à induction ainsi que les nombreux réglages électriques des sièges qui, au passage, peuvent recevoir plusieurs fonctions, chauffage, ventilation, massages. Enfin, derrière le rétroviseur centrale sans encadrement, le dispositif ConnectedCam inauguré sur la Citroën C3 est également de la partie.

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Avec son habitabilité généreuse et ses aspects pratiques, le DS 7 Crossback fera le bonheur des familles.

À mi-chemin entre deux catégories, le DS 7 Crossback en offre bien plus en terme d’habitabilité qu’un SUV compact. Les passagers arrière ne s’en plaindront pas avec un très bon espace général. La banquette est confortable et les dossiers sont inclinables électriquement. Deux ports USB sont disponibles dès le second niveau de finition, une climatisation séparée (250€), le chauffage des sièges ainsi que des stores pare-soleil (51€) peuvent être ajoutés. Avec son très grand hayon motorisé, le coffre dispose d’un vaste accès. Même constat, le volume offert compris entre 555 et 1.752 litres est digne du segment supérieur. La modularité est assez pratique, la banquette 2/3-1/3 se replie à l’aide de poignées depuis la malle en formant un plancher plat. Les rangements à bord sont assez nombreux, grand espace sous l’accoudoir, boîte à gants petite mais climatisée, porte-gobelets, bacs de porte, petit rangement devant le levier de vitesse pouvant accueillir des clefs ou une cigarette électronique…

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Le BlueHDi 180 offre un bon agrément de conduite mais le plus surprenant reste l’excellent équilibre entre le confort et le dynamisme.

En attendant l’arrivée prochaine d’une version hybride rechargeable 4×4 (E-Tense), le DS 7 Crossback est disponible avec cinq moteurs. En essence, ont été retenus le trois cylindres PureTech de 130 ch en boîte mécanique à six rapports et les quatre cylindres THP de 180 et 225 ch combinés à la boîte automatique EAT8. Du côté des Diesel, deux blocs quatre cylindres sont proposés, le BlueHDi de 130 ch en boîte mécanique à six rapports et le BlueHDi 180 associé à la boîte automatique EAT8. C’est cette dernière offre qui équipait notre SUV. Développant 180 ch à 3.750 tr/mn et un couple de 400 Nm à 2.000 tr/mn, cette mécanique permet de réaliser le 0 à 100 km/h en 9,4 secondes et d’atteindre la vitesse maximale de 215 km/h. Dans la pratique ces valeurs sont amplement suffisantes pour déplacer les 1.535 kg du DS 7 Crossback. Les reprises sont bonnes et la boîte automatique à huit rapports est un exemple de douceur et de réactivité. On obtient ainsi un bon agrément de conduite sur tous les types de parcours, avec en bonus un excellent niveau d’insonorisation qui rend ce quatre cylindres Diesel discret. Soulignons également la bonne sobriété de cet ensemble, avec une moyenne retenue de 5 l/100 km en zone péri-urbaine et entre 5 et 7 l/100 km sur les autres portions. Mais là où nous attendions le plus ce SUV c’est en terme de liaisons au sol, honnêtement nous n’avons pas été déçu. Reposant sur la plateforme essai DS 7 Crossbackallongée du Peugeot 3008, le DS 7 Crossback a réussi à associer le savoir-faire des deux marques du groupe, le dynamisme des Peugeot et le confort des Citroën ! Présent dès le second niveau de finition, la suspension DS Active Scan analyse, via une caméra et divers calculateurs, la nature de la route jusqu’à 5 mètres pour anticiper la dureté de la suspension. Le résultat est bluffant, le niveau de confort est excellent quel que soit le revêtement de la chaussée tout en préservant un excellent maintient de caisse en conduite dynamique. Les différents modes de conduite (Éco, Normal, Confort, Sport) permettent ainsi de trouver chaussure à son pied, le freinage est efficace et la direction précise.

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Feux à LED adaptatifs, conduite semi-autonome, alerte de perte de vigilance, ou encore vision nocturne, la liste des assistances à la conduite est longue. 

Le DS 7 Corrsback se range encore une fois volontiers dans la catégorie des véhicules premiums lorsque l’on s’intéresse aux dispositifs d’aides à la conduite. En plus des traditionnels freinage d’urgence, aide au maintien dans la voie, détecteur d’angles morts ou park assist, le SUV français peut disposer d’un système de conduite semi-autonome entre 0 et 180 km/h. Son fonctionnement est globalement satisfaisant si la signalisation au sol est bonne. Lorsque la vitesse réglementée est modifiée, une simple pression sur un bouton permet de s’y caler grâce à la fonction de lecture des panneaux. Autre équipement assez inédit, le DS Night Vision (1.250€). À l’aide d’une caméra infrarouge, ce dispositif affiche de nuit une vision de la chaussée jusqu’à 100 mètres sur le tableau de bord en encadrant les éventuels piétons ou animaux qui se présentent. Enfin, située juste au-dessus du volant, une autre caméra infrarouge analyse vos faits et gestes afin de vous avertir si vous avez une baisse de vigilance (DS Driver Attention Monitoring-300€).

essai DS 7 CrossbackDisponible à partir de 31.200€, le DS 7 Crossback affiche des tarifs proches de ses rivaux premium du segment des SUV compacts. Mais étant positionné un cran au-dessus, cela peut vite devenir intéressant ! Notre modèle BlueHDi 180 et sa finition haute réclame 47.800€ avec un malus de 210€. Seules ombres aux tableaux, l’absence de mécaniques plus nobles et surtout de transmission intégrale peuvent en arrêter certains. Le DS 7 Crossback est produit à l’usine PSA de Mulhouse en France.

Conclusion

Après avoir parcouru des centaines de kilomètres sur plusieurs jours à bord du nouveau DS 7 Crossback, la réponse est « oui », il s’agit bel et bien d’un véhicule premium. Avec sa qualité de fabrication, ses nombreux équipements et ses bonnes prestations routières, il intègre sans difficulté le marché des SUV haut de gamme.

Nos photos : essai DS 7 Crossback BlueHDi 180 EAT8 Grand Chic – Or Byzantin/ Opéra Noir

 

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