Essai Jeep Compass 1,6l MultiJet 120 Limited, le SUV Compasscte

Le constructeur américain réintègre le segment très convoité des SUV compacts ! Essai Jeep Compass.

essai Jeep Compass

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En conservant l’ADN de la marque américaine, le Jeep Compass devrait séduire les personnes souhaitant se démarquer.

Renegade, Cherokee, Grand Cherokee, Wrangler, chez Jeep il en faut pour tous les goûts ! La gamme des SUV du constructeur américain s’agrandit avec l’arrivée du nouveau Compass. Positionné entre le SUV urbain Renagade et le SUV familiale Cherokee, ce dernier né comble le vide et s’attaque au marché le plus important sur notre continent, celui des SUV compacts. Est-il à la hauteur des attentes des clients ? Nous avons pris son volant pour en juger.
Après dix années de carrière difficiles, le nouveau Jeep Compass, deuxième du nom, se remet au goût du jour pour grappiller quelques parts de marché. Grâce au succès du Renegade, les ventes du constructeur sont à la hausse et l’image de marque est rajeunie. Des conditions idéales pour le lancement de ce nouveau produit. Esthétiquement, le Compass expose avec fierté ses origines, toujours matérialisées par différents éléments visuels tels que la calandre à sept fentes, où encore les passages de roues de forme carré. La ressemblance avec son grand frère, le Grand Cherokee, lui est grandement profitable. Les futurs acquéreurs auront le choix parmi dix teintes de carrosserie qui peuvent être associées à un toit noir (+550€). Notre modèle était présenté en finition haute Limited qui se démarque par l’ajout de chrome sur les barres de toit et le bouclier ainsi que la présence d’une double sortie d’échappement. Livré de série avec des jantes de 17 pouces, le Compass peut-être associé à une monte de 19 pouces ou 18 pouces comme sur notre version (750€). Très essai Jeep Compassprochainement, la gamme sera complétée par la finition Trailhawk dédiée au franchissement, qui rehausse la garde au sol (21,6 cm), améliore les angles d’attaque, de fuite et ventral et fournit des pneumatiques spécifiques. Enfin, comme d’habitude avec Jeep, on ne peut terminer la visite sans chercher les petits clins d’œil dissimulés un peu partout, tel un jeu de piste. Ainsi, en fouinant bien, on peut apercevoir un lézard sous les essuies-glace, le monstre du Loch Ness sur la lunette arrière, des lignes en morse sur le cale-pieds (signifiant « sand », « snow », « rivers », « rocks ») ou encore plusieurs calandres de la célèbre Willys disséminées un peu partout.

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À bord, le manque d’originalité se fait ressentir mais la qualité perçue, les équipements et l’habitabilité remontent la note.

En s’installant à bord, il faut bien se l’avouer on s’attendait à un peu plus d’audace de la part du constructeur concernant la présentation intérieure. Le Compass ne prend pas exemple sur son petit frère avec une planche de bord plutôt classique. Toutefois, soulignons le progrès réalisé en matière de qualité perçu, les matériaux employés sont globalement bons, la planche de bord est par exemple recouverte en sa partie supérieure de plastiques moussé, tout comme les assemblages. Deux éléments apportent de la modernité à l’ensemble, l’écran TFT au centre du tableau de bord ainsi que le système multimédia et son grand écran tactile de 8,4 pouces (5 pouces sur les trois premières finitions) bien positionné dans le champs de vision. Très complet, ce dernier a le mérite d’être assez intuitif. Pour le reste des commandes, l’ergonomie ne nous a pas posé de souci et le volant à jante épaisse nous rappelle que nous sommes à bord d’un 4×4. Côté équipements, le Compass n’a pas à rougir face à ses rivaux avec une dotation très complète, on retiendra par exemple l’accès et le démarrage sans clef, la caméra de recul, le volant chauffant, les sièges avant chauffants et ventilés, le régulateur de vitesse adaptatif avec fonction embouteillage, le park assist, le détecteur d’angles morts, le toit ouvrant panoramique ou encore le système audio Beats.
essai Jeep CompassLong de 4,39 mètres, ce SUV compact se range dans la moyenne basse de la catégorie en terme de dimension. Pour autant, l’habitabilité arrière est assez spacieuse et conviendra aux plus grands. À noter que la place du milieu n’est pas pénalisé pas le tunnel de transmission, un détail intéressant et rare sur ce type de véhicule. Quand elle n’est pas occupée, son dossier peut se replier, offrant un large accoudoir. Une prise 230 Volts et un port USB sont également accessibles. Le hayon motorisé (option) libère un volume de chargement de 438 litres, une valeur moyenne pour la catégorie qui peut s’étendre à 1.251 litres une fois la banquette 2/3-1/3 rabattue. Grâce au plancher modulable nous pouvons obtenir un plancher plat.

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Le petit 1,6l Multijet 120 se montre assez vaillant et économique pour un usage au quotidien au détriment d’un niveau sonore conséquent.

À l’heure où les clients se tournent de plus en plus vers des motorisations essence, le nouveau Jeep Compass ne propose qu’un seul moteur alimenté au sans plomb. Il s’agit d’un quatre cylindres 1,4l turbo MultiAir de 140 ch disponible uniquement en deux roues motrices avec une boîte mécanique à six rapports. C’est donc en Diesel que l’offre est la plus importante avec trois moteurs quatre cylindres. Un 1,6l MultiJet de 120 ch uniquement couplé à une boîte automatique à six rapports fonctionnant en deux roues motrices et un 2,0l MultiJet développant deux niveaux de puissance, 140 ch associé à la transmission intégrale avec au choix une boîte mécanique ou automatique à 9 rapports, ou 170 ch combinant transmission intégrale et boîte automatique. Notre modèle à l’essai était doté du premier Diesel 1,6l MultiJet. Ce bloc développe 120 ch à 3.750 tr/mn et un couple de 320 Nm  à 1.750 tr/mn, il réclame 11 secondes au 0 à 100 km/h et atteint la vitesse maximale de 185 km/h. Dans la pratique, le Jeep Compass, qui dispose d’une bonne position de conduite, est facile à prendre en main. Ce moteur d’entrée de gamme dispose d’assez de ressources pour déplacer les 1.505 kg du SUV même hors agglomération. La boîte est bien guidée et les rapports bien étagés, la consommation quant à elle, est plus que raisonnable avec une moyenne de 5 l/100 km retenue en zone péri-urbaine. On reprochera toutefois un niveau sonore un peu prenant que ce soit pour les occupants comme pour les passants. Pour les personnes souhaitant voyager régulièrement à pleine charge il est bien évident que les essai Jeep Compassmotorisations supérieures seront plus adaptées. En terme de liaison au sol, le Compass, qui dispose de débattements importants au niveau des suspensions, offre un grand niveau de confort même sur route dégradée. Ce qui à bien sûr un impact sur le comportement routier, bien que sécurisant mais manquant de dynamisme, avec quelques prises de roulis et un train avant qui mériterait plus de précision. Pour les adeptes du franchissement, ils pourront se tourner vers les versions dotées de la transmission intégrale, qui incluent un blocage de différentiel et cinq modes de conduite dédiés ou encore la version Trailhawk qui arrivera cet été.

essai Jeep CompassDébutant à partir de 24.950€ avec le moteur 1,4 MultiAir 140, le Jeep Compass offre un rapport prix/équipement intéressant. Seul moteur exonéré de malus, le 1,6l MultiJet 120 est affiché à partir de 27.250€ ou bien 33.650€ avec la finition haute Limited. À ce stade, peu d’options sont à ajouter si ce n’est le pack City (1.450€) qui comprend la caméra de recul, le park assist et la surveillance des angles morts ou encore le pack Easy (800€) qui inclut le hayon électrique, le détecteur de franchissement de ligne et le régulateur adaptatif.

Conclusion

S’il a encore des efforts à faire concernant le comportement routier et la présentation intérieure, le Jeep Compass a le mérite de se présenter comme un SUV compact avec un vrai look de baroudeur doté de bonnes capacités de franchissement tout en offrant du confort et de l’espace à ses occupants.

Nos photos : essai Jeep Compass MultiJet 120 Limited – Granite Crystal

 

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