Essai Volkswagen Amarok V6 TDI 224, le plus premium

Après neuf ans de carrière, le pick-up allemand est-il toujours dans les clous ? Essai Volkswagen Amarok.

essai Volkswagen Amarok

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Personnalisable à souhait, le Volkswagen Amarok ne prend pas une ride malgré le poids des années.

Lancé en 2010, le Volkswagen Amarok, qui a déjà subi un restylage en 2016, est-il toujours d’actualité face aux nombreux concurrents qui ont récemment renouvelé leurs pick-up ? Nous avons pris son volant pour en juger. Disponible uniquement en double cabine, ce pick-up allemand est particulièrement imposant. Long de 5,32 mètres et large de 2,23 mètres, il embarque avec lui une benne mesurant 1,56 mètre sur 1,62 mètre pouvant supporter une charge utile de 842 kg. Son relifting de 2016 lui a permis d’être toujours en phase encore aujourd’hui en matière de look, avec le remodelage de sa face avant, dorénavant en corrélation avec le reste de la gamme. Selon les finitions, l’Amarok change de look, notre modèle et sa finition haute Carat se distingue par exemple par ses pare-chocs arrière chromés et ses jantes de 18 pouces. En haut du tableau, l’Amarok Aventura repose sur des jantes de 20 pouces et essai Volkswagen Amarokdispose d’un Sportsbar couleur carrosserie. Tout récemment une nouvelle finition Canyon met l’accent sur le côté baroudeur avec des protections de carrosserie noires et une couleur spécifique « Orange Miel ». La personnalisation est de mise avec une gamme d’accessoires conséquente, divers couvres bennes, différents supports de fixation, des rampes de feux ou des éléments esthétiques. Nous disposions notamment d’un Hardtop (3 358,80€), de tubes de bas de caisse en acier inoxydable avec marchepieds (553€) ainsi qu’un attelage avec faisceau électrique (328.80€). Enfin, il est aussi possible d’opter pour une peinture mat pour encore plus d’exclusivité.

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L’habitacle nous fait vite oublier que nous sommes en présence d’un utilitaire.

Là où l’Amarok se démarque de ses rivaux, c’est lorsque l’on découvre son habitacle. Intégré dans la catégorie des utilitaires au sein de la gamme du constructeur, il ne dégage pourtant pas cette impression lorsque l’on s’installe à bord. Avec sa planche de bord qui ressemble à celle d’une berline ou d’un SUV, la présentation globale est plutôt flatteuse en plus d’être sérieuse. Les matériaux employés ainsi que leurs assemblages sont de bonne qualité, bien évidemment les différents plastiques sont durs, gage de longévité dans le temps. Face à nous un écran multimédia tactile de 6,5 pouces compatible Apple CarPlay et Android Auto ajoute un brin de modernité à l’ensemble. Son utilisation s’avère facile avec notamment ses touches raccourcis. Une prise USB, une entrée auxiliaire ainsi que quatre prises 12 Volts (dont une dans la benne) sont présentes à bord. Plusieurs équipements mettent l’accent sur le confort comme la sellerie cuir chauffante quand d’autres épaulent le conducteur telle la caméra de recul. Double cabine oblige, les occupants de ce pick-up peuvent être au nombre de cinq. Si à l’avant la position de conduite est bonne et l’espace généreux, la place consacrée à l’arrière est correcte sans être exceptionnelle, la banquette, un peu trop droite, limite le confort sur les longs trajets. En plus des nombreux rangements accessibles à bord, cette dernière peut se rabattre pour dégager un espace supplémentaire.

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Seul pick-up du marché à être doté d’un V6, l’Amarok offre un excellent agrément de conduite. Sa transmission intégrale permanente est également un plus.

Alors que les constructeurs de pick-up ne proposent que des moteurs quatre voire cinq cylindres, Volkswagen a opté pour l’effet inverse en greffant seulement que des V6 sous le capot de l’Amarok, un choix qui renforce l’aspect haut de gamme de son utilitaire. Le 3.0 TDI est ainsi disponible en trois niveaux de puissance, 163, 204 et 224 ch. Le premier est disponible exclusivement en boîte mécanique à six rapports avec une transmission intégrale enclenchable, le second laisse le choix entre boîte manuelle ou automatique ZF à huit rapports qui inclut obligatoirement la transmission intégrale permanente 4MOTION. Le plus puissant, qui équipe notre modèle, n’est disponible qu’avec cette dernière combinaison. Développant 224 ch de 3.000 à 4.500 tr/mn et un couple de 550 Nm entre 1.400 et 2.750 tr/mn, ce six cylindres ne manque pas de ressource pour déplacer ce mastodonte avec en bonus une douce mélodie, quoi que un peu trop présente en phase d’accélération. Malgré un poids conséquent de 2,2 tonnes, les performances essai Volkswagen Amaroksont au rendez-vous avec un 0 à 100 km/h franchi en 7,9 secondes et une vitesse de pointe de 196 km/h. Combiné à la boîte automatique qui dispose d’une bonne gestion des rapports, l’agrément de conduite est au rendez-vous. En contrepartie de cette mécanique « noble », la consommation moyenne s’affiche à environ 10 l/100 km. Avec son architecture spécifique et ses ressorts à lames, l’Amarok reste confortable à l’usage. En ville, la visibilité périphérique est assez bonne et la caméra de recul est un bon compagnon, on regrette cependant que le diamètre de braquage soit assez important (13 mètres). Sur route, la transmission intégrale permanente (répartition 40/60) est un gros avantage pour la sécurité lorsque les conditions se dégradent. Quand sur la majorité des pick-up, à l’exception du Mitsubishi L200, il faut enclencher manuellement le passage aux quatre roues motrices, ici pas de panique l’Amarok s’en charge en toute autonomie.

essai Volkswagen Amarok

Doté d’aides électroniques et mécaniques, l’Amarok peut s’aventurer hors des sentiers battues, il manque toutefois une gamme de vitesses courtes.

Hors du bitume, le pick-up allemand dispose de bonnes capacités pour s’aventurer sur des chemins difficiles d’accès, grimper des pentes de 45°, parcourir des devers jusqu’à 50° ou franchir des gués de 50 cm de profondeur. Un blocage de différentiel mécanique arrière (option) et un contrôle à de descente (de série) sont disponibles. Cependant si vous souhaitez vous lancer à fond dans le franchissement, sachez que sa garde au sol de 19 cm et ses angles d’attaque (29.5°), de sortie (19°) et ventral (15.6°) sont loin d’être les plus avantageux dans ce domaine par rapport à d’autres concurrents. De plus, seules les versions dotées de boîtes mécaniques peuvent disposer d’une gamme de vitesses courtes, un équipement pourtant fort utile !  Enfin, le pick-up de Wolfsbourg peut supporter une charge utile de 842 kg, une valeur également inférieure à de nombreux rivaux, mais qui peut s’étendre à 985 kg avec la suspension renforcée à 5 lames. Le poids remarquable freiné autorisé est de 3,5 tonnes maximum.

Positionné comme un pick-up premium, le Volkswagen Amarok est logiquement placé au dessus de la catégorie en terme de budget avec des tarifs compris entre 35.160 et 56.280€. Notre modèle V6 TDI 224 ch Carat est facturé 50.772€. À ce prix, il faut encore mettre la main au portefeuille pour ajouter certains équipements. Enfin, rappelons que le malus n’est pas appliqué sur ce type de véhicule.

Conclusion

Avec son habitacle valorisant, ses équipements et son V6, le Volkswagen Amarok se place comme un pick-up haut de gamme. Malgré le poids des années, certains de ses atouts comme son moteur et sa transmission intégrale permanente lui permettent de rester dans la course. Attention toutefois, la concurrence, de plus en plus nombreuse, offre de meilleures capacités de charge et de franchissement.

Nos photos : essai Volkswagen Amarok 3.0 V6 TDI 224 4MOTION permanente – Gris Indium Métallisé

 

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2 Commentaires

  1. Bryan dit :

    Lancé en 2009 et restylé en 2006..

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