Essai Renault Alaskan dCi 190 BVA Intens, le Husky des routes !

En reprenant la plateforme de son cousin japonais, le nouveau pick-up de Renault est-il à la hauteur ? Essai Renault Alaskan.

essai Renault Alaskan

Essai Renault Alskan

Le Renault Alaskan est un des plus beaux pick-up du marché, il se distingue clairement de son cousin le Nissan Navara.

Premier pick-up français après les mythiques Peugeot 404 et 504, le Renault Alaskan s’inscrit dans un marché en plein essor. Les particuliers sont de plus en plus nombreux à franchir le pas, en raison de l’exonération de malus. Comment ne pas passer à côté de ce segment quant au sein du groupe, la marque Nissan est très présente depuis longtemps dans ce domaine. C’est donc sans surprise que le losange s’est approprié la plateforme du Navara pour concevoir son propre pick-up. Simple clone ou modèle à part ? Vérifions cela.
Tout d’abord esthétiquement, la formule fonctionne parfaitement, l’Alaskan s’est offert sa propre identité et c’est très bien ! C’est d’ailleurs un des plus beaux pick-up du marché. Cette distinction se constate essentiellement à l’avant où l’ADN du constructeur français est reproduite. Feux de jour en forme de C, gros logo au milieu de la calandre, capot nervuré… Le reste de la carrosserie ressemble au nippon mais une grande inscription au dos de la benne ne laisse pas de doute sur le modèle. Si la plupart des constructeurs de ce type de véhicule proposent plusieurs configurations, plateau simple, cabine simple, cabine avancée, double cabine… la marque au losange n’a retenu qu’une seule déclinaison, le double cabine, qui représente une bonne part des ventes auprès des particuliers en raison des cinq places. Un choix discutable, mais qui réduit Essai Renault Alskanconsidérablement la gamme, certains professionnelles ou les adeptes de longues bennes devront passer leur chemin ou attendre un futur ajout. Côté dimensions, l’Alaskan mesure 5,40 mètres de long et 1,85 mètre de large. Sa benne, qui peut supporter la tonne, est la plus longue du segment, 1,58 mètre sur 1,56 mètre de large.
Notre modèle était présenté en finition haute Intens qui se distingue par ses feux à LED et ses barres de toit en gris satiné. Enfin, le catalogue des accessoires regroupe une quarantaine d’équipements pour personnaliser votre monture, hard top (3.577€), arceaux (1.040€), couvre benne (2.345€)…, même un système de géolocalisation est proposé.

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Même si la qualité de présentation de l’habitacle est bonne et les équipements nombreux, nous aurions préféré un intérieur signé Renault.

À bord c’est un peu la déception, nous sommes tout simplement installés dans le Navara, la planche de bord n’a pas été retravaillée, seul le logo Renault est incrusté sur le volant. L’ensemble des commandes et le système multimédia sont identiques. Ce désagrément ne devrait pas poser de problème aux amateurs de pick-up mais peut rebuter les habitués des derniers intérieurs Renault. Heureusement, le pick-up japonais n’est pas mauvais en matière d’habitacle, ainsi les matériaux employés sont robustes et l’ergonomie assez bonne. L’écran tactile de 7 pouces est assez intuitif et comporte des touches raccourcis pour plus de facilité. La dotation en équipements est également complète avec la climatisation bi-zone, l’accès et le démarrage sans clef, le régulateur/limiteur de vitesse, le toit ouvrant, les radars arrière de stationnement avec caméra à 360°… Bien installés dans des sièges en cuir confortables à réglages électriques et chauffants, le conducteur ne pourra malheureusement régler le volant que en hauteur. Quand au passager il devra se contenter de réglages manuelles ! L’Alaskan se rattrape avec la présence de plusieurs espaces de rangements,  bacs de porte, logement sur Essai Renault Alskanle tableau de bord, bacs sous les sièges, porte-gobelets, poches aumônières, porte lunettes…, et de quoi alimenter vos objets électroniques avec deux prises 12V (+1 dans la benne), une prise USB et une entrée auxiliaire.
Cette version double cabine permet d’emporter trois passagers à l’arrière, la place du milieu est un peu étroite mais l’espace alloué aux jambes et à la tête est important. Les dossiers sont toutefois un peu droits, signe de fatigue sur les longs trajets. Lorsque personne y séjourne, les assises peuvent se relever pour obtenir un emplacement de stockage supplémentaire.

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Hormis la boîte de vitesses un peu lente, l’agrément de conduite et les capacités tout-terrain sont appréciables.

Sous le capot le quatre cylindres Diesel 2,3l dCi est décliné en deux niveaux de puissance 160 et 190 ch. Nous disposions du second qui peut recevoir une boîte automatique à sept rapports, il atteint sa puissance maximale à 3.750 tr/mn et développe 450 Nm de couple entre 1.500 et 2.500 tr/mn. Particularité de cette mécanique, elle ajoute une seconde trappe sur le côté droit de la carrosserie pour le réservoir d’additif. Relativement puissant et très coupleux, ce bloc n’est jamais à la peine lorsqu’il s’agit de déplacer les deux tonnes de l’Alaskan. La boîte automatique à sept rapports gâche un peu le tableau de part sa lenteur, il faut parfois jouer sur l’accélérateur en le relâchant légèrement pour que le rapport supérieur s’enclenche, un mode manuel est toutefois disponible. Aujourd’hui les pick-up sont moins énergivores, le français est bien sûr concerné avec une consommation moyenne relevée située entre 7 et 7,5 l/100 km sur route, comptez 10 l/100 km en ville. Comme son homologue, la version double cabine est dotée d’un essieu arrière multi bras, ce qui garantit un bon niveau de confort dans l’ensemble, devant d’autres rivaux équipés des traditionnels ressorts à lame. La visibilité périphérique est bonne avec ce type de véhicule mais pour observer l’environnement au sol, la caméra à 360° est un gage de sécurité. Techniquement, l’Alaskan dispose d’un sélecteur de transmission, une molette à portée de main permet ainsi de basculer du mode 2WD, deux roues motrices arrière, au mode 4H, jusqu’à 60 km/h pour Essai Renault Alskanrouler en transmission intégrale en dessous de 100 km/h. Enclenchable à l’arrêt, la position 4LO bascule la boîte en rapports courts. À cela s’ajoutent une assistance en descente qui agit sur les freins et un blocage de différentiel arrière. Les capacités de franchissement sont intéressantes avec une garde au sol de 22,3/23,3 cm (avant/arrière) et des angles d’attaque de 29° et de sortie de 25°. Tout cet attirail permet d’emprunter de nombreux chemins hors piste avec toujours un bon niveau de confort. Mais une autre fonction qui devrait intéresser plus d’une personne c’est la capacité de tractage. Ce pick-up tricolore figure parmi les plus adaptés à remorquer, malgré cette configuration double cabine il peut emporter derrière lui jusqu’à 3,5 tonnes.

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Les tarifs compris entre 36.860 et 43.160€ sont supérieurs au Nissan Navara.

Le marché des pick-up s’agrandit petit à petit avec l’arrivée du Renault Alaskan et prochainement du Mercedes Classe X, lui aussi basé sur le Nissan Navara. Pour autant, le français est loin d’être le plus abordable, pire même il s’affiche plus chère que son cousin nippon. Certes ce dernier dispose d’un réseaux commercial moins étendu mais propose en échange une garantie constructeur plus étendue de 5 ans ou 160.000 km contre 2 ans kilométrage illimité ici… L’Alaskan débute ses tarifs à partir de 36.860€ avec le bloc 2,3 l dCi de 160 ch. Le dCi 190 réclame 41.160€ et 43.160€ si vous optez pour la boîte automatique. Notre modèle haut de gamme Intens dCi 190 BVA est facturé 45.960€, malgré ses rejets de CO² de 183 g/km, aucun malus ne vous sera réclamé. Heureusement à ce prix l’ensemble des équipements est compris, à l’exception du toit ouvrant (700€) et du blocage de différentiel arrière (800€).

Conclusion

Captur, Kadjar, Koleos et maintenant Alaskan ! La famille des véhicules de loisirs portant un losange est au grand complet. Le dernier arrivé remplit parfaitement sa fonction de pick-up, avec de bonnes capacités de franchissement et un bon niveau de confort. Dommage que sa politique commerciale ne le mette pas en faveur face au Navara.

Nos photos : essai Renault Alaskan Intens – Brun Vision métallisé

 


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