Essai Alfa Romeo Stelvio 2.0T 280 ch Q4, bien plus qu’un SUV

La marque italienne se lance pour la première fois sur le segment des SUV, est-ce concluant ? Essai Alfa Romeo Stelvio.

essai Alfa Romeo Stelvio

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Cet inédit SUV s’inscrit parfaitement dans la gamme Alfa Romeo avec un style réussi et facilement identifiable.

En plein développement, la gamme du constructeur Italien qui ne comprenait alors que trois modèles (Mito, Giulietta et 4C) propose depuis plusieurs mois une berline, la Giulia et dorénavant un SUV, une première. En effet, la marque, novice dans ce domaine, ne souhaitait pas passer à côté de se segment majeur, ainsi est né le nouveau Selvio. Découvrons-le.
Au premier regard pas de doute on connait l’origine du produit. L’ADN Alfa Romeo est particulièrement reconnaissable principalement à l’avant avec une calandre triangulaire entourée par des blocs optiques effilés accompagnés d’une plaque d’immatriculation déportée. Des attributs maisons qui se mêlent à des segments de carrosserie musclés et des cotes bien proportionnées pour un résultat global très réussi. Très beau et assez dynamique, le Stelvio sort clairement du lot. Notre modèle et sa jolie robe Bleu Montecarlo qui essai Alfa Romeo Stelviovire au violet selon l’éclairage, était présenté en finition haute Lusso. Elle se démarque par un entourage chromé autour des vitres ainsi que des jantes en alliage de 18 pouces, ici il s’agit de jantes de 19 pouces facturées 700€ en option. Il disposait également des étriers de frein noirs (360€). Dès le premier niveau de finition, une véritable double sortie d’échappement chromée est livrée ainsi qu’un sabot de protection arrière couleur aluminium. Enfin, techniquement, le Stelvio repose sur le châssis de la Giulia, les dimensions diffèrent +23,5 cm en hauteur (1,67 m), +4,4 cm (4,69 m) en longueur et +4,3 cm en largeur (1,90 m). En employant des matériaux légers comme l’aluminium ou la fibre de carbone, les ingénieurs ont réussi à contenir le poids de ce SUV qui s’affiche entre 1.600 et 1.659 kg.

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La présentation est identique à la Giulia, quelques éléments donnent une note sportive à l’ensemble.

La visite se poursuit à bord, où nous ne sommes pas dépaysés puisque la planche de bord est identique à la Giulia. Très belle, la présentation intérieure est toujours portée sur le côté sportif avec un pédalier en aluminium et un magnifique volant cuir à trois branches agréable à prendre en main assorti à des grandes palettes de changement de rapport (250€). Plusieurs inserts en bois véritables s’accordent avec différentes types de sellerie pour une belle harmonie générale. La finition est dans l’ensemble bonne avec des matières agréables au toucher, moussées sur la planche de bord et les contre-portes. Cependant certains assemblages auraient mérité d’être plus soignés, des éléments de la console centrale bougent, dommage. On retrouve la même disposition des commandes que dans la berline avec un écran multimédia bien intégré, des comptes-tours qui encadrent un grand affichage regroupant une multitude d’informations, mais aussi des espaces de rangement petits mais en grand nombre, avec deux porte-essai Alfa Romeo Stelviogobelets, des bacs de porte, un espace entre les deux sièges avec un chargeur à induction pour smartphone, une trappe côté conducteur ou des filets à l’arrière. Le conducteur trouve rapidement sa position de conduite idéale grâce aux différents réglages électriques du siège, le volant restant à réglages manuelles. Les sièges en cuir pleine fleur de notre version sont plutôt confortables et offrent un bon maintien latéral. Les différentes commandes tombent aisément sous la main et la partie multimédia ne soufre pas de l’absence de tactile, on dispose à la place d’une molette permettant de naviguer dans les menus, ces derniers étant assez intuitifs avec un accès facile aux différentes catégories, radio, média, téléphone, navigation, etc… Pour la connectivité, le Stelvio dispose à l’avant de deux ports USB, d’une prise 12 Volts et d’une entrée Auxiliaire.
A l’arrière deux adultes peuvent prendre place, la garde au toit est importante, l’espace aux jambes un peu essai Alfa Romeo Stelviocompté mais suffisant, la place du milieu est néanmoins inconfortable en raison du tunnel de transmission. Les vitres électriques impulsionnelles descendent tout en bas et les passagers disposent de deux prises USB devant eux, ainsi que deux porte-gobelets dans l’accoudoir central.
Doté d’une forme bien carrée et d’un seuil de chargement relativement bas, le coffre brille par sa bonne accessibilité. Il offre 525 litres de chargement en configuration cinq places et 1.600 litres une fois la banquette rabattable en 40/20/40 repliée. La manœuvre peut par ailleurs s’effectuer soit depuis l’arrière ou depuis le coffre via des poignées. Une prise 12 Volts est également de la partie.

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Malgré sa hauteur de caisse, le Stelvio dispose d’un excellent comportement routier, typé dynamique.

Sous le capot, le SUV milanais peut être animé par cinq blocs quatre cylindres, deux essence 2,0l de 200 ou 280 ch ainsi que trois Diesel 2,2l développant 150, 180 ou 210 ch. Tous sont accouplés à une transmission automatique ZF à 8 rapports, ce qui nous semble ne pas être une erreur tant nous avons été déçus par la boîte mécanique lors de notre essai de la Giulia. A l’exception des deux premiers moteurs Diesel, la transmission intégrale Q4 qui peut transférer jusqu’à 50% du couple vers l’essieu avant, est présente sur le reste de la gamme. Enfin, en haut du tableau officie la version sportive Quadrifoglio forte de 510 ch (V6). En attendant l’essai de cette dernière nous avons pris le volant du Stelvio avec le bloc 2,0l turbo essence le plus puissant. Avec ses 280 ch à 5.250 tr/mn, son couple de 400 Nm à 2.250 tr/mn et le 0 à 100 km/h annoncé en 5,7 secondes, il semble d’emblée prometteur. Contact, via le bouton essai Alfa Romeo Stelviode démarrage placé sur le volant et le quatre pattes se met en faction. Les premiers kilomètres effectués mettent en avant l’excellente boîte ZF8 qui opte pour le bon rapport quelles que soient les circonstances. Les montées en régime sont assez linéaires, la mécanique ne s’essouffle que passé les 5.000 tr/mn, les reprises et les performances sont à la hauteur, quant à la sonorité, assez rauque mais discrète, elle semble adaptée à une conduite de tous les jours. Pour réellement juger du tempérament dynamique, il faut actionner le mode du sélecteur DNA sur « D ». La boîte réagit alors plus brièvement avec un léger à-coups à chaque rapport, le mode manuel permet de passer les vitesses sans assistance et d’aller chercher le rupteur. La sonorité est plus présente avec une déflagration au rétrogradage. Avec une direction très directe, un freinage efficace, une transmission typée propulsion et un roulis très bien maîtrisé, on prend plaisir à enchaîner les courbes en plaçant avec précision le essai Alfa Romeo Stelviotrain avant, le châssis rivé au sol s’occupe du reste et permet de s’autoriser quelques dérives en gardant le maître mot à bord : la sécurité. Une vraie réussite ce Stelvio d’autant plus que malgré l’absence d’amortissement piloté, le confort est assez préservé. Si vous roulez beaucoup, les versions Diesel sont tout de même recommandables, ce 2,0l Turbo n’étant pas un exemple de sobriété, en l’absence de mode Eco nous n’avons pas réussi à descendre sous la barre des 7,5 l/100 km même sur des portions à 110 km/h. La valeur maximale de l’ordinateur de bord, 15 l/100 km, est vite atteignable si vous avez le pied lourd.

essai Alfa Romeo Stelvio

Les tarifs sont compris entre 39.300 et 57.400€.

Le nouveau Alfa Romeo Stelvio débute ses tarifs à partir de 39.300€ avec le 2,2l Diesel de 150 ch. Notre modèle 2,0 T 280 ch Lusso est affiché à partir de 56.200€, en ajoutant les options esthétiques et le pack confort (ouverture sans clef, poignées de porte éclairées, pare-brise athermique) la note grimpe à 59.340€. Avec 161 g/km de rejets de CO², cette version écope d’un malus de 4.253€ ! Sur le plan technologique, ce nouveau SUV reprend l’ensemble des équipements déjà présents dans la Giulia. On retrouve ainsi l’aide au freinage d’urgence, l’avertissement de franchissement de ligne, le régulateur de vitesse adaptatif ou bien une caméra de recul (qui malheureusement ne s’affiche que sur la moitié de l’écran). La concurrence fait mieux de ce côté.

Conclusion

Avec son Stelvio, Alfa Romeo propose un véritable SUV dynamique offrant du plaisir de conduite, de quoi grandement se démarquer sur un segment très étendu. Même s’il reste quelques détails à corriger, pour une première, c’est une réussite. Petit à petit, la marque renaît, c’est un bon présage pour les années à venir.

Nos photos : essai Alfa Romeo Stelvio 2.0T 280 ch Q4 AT8 Lusso – Bleu Montecarlo

 

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