Essai Kia Niro Hybride, le SUV compact hybride convainquant

Un nouveau SUV compact rejoint la troupe mais avec la particularité d’être hybride, un choix judicieux ? Essai Kia Niro Hybride.

essai Kia Niro Hybride

Essai Kia NiroLe développement de véhicules propres se poursuit chez les constructeurs coréens, après la Soul EV et l’Optima Hybride, Kia propose aujourd’hui un SUV compact hybride. Un mariage qui peut fonctionner, les SUV compacts ont le vent en poupe et l’hybride se démocratise de plus en plus, reste à convaincre le public. Pour séduire les acheteurs il faut d’abord plaire visuellement, le Niro suit la lignée de son grand frère le Sportage avec une carrosserie plutôt portée sur le dynamisme et des éléments qui lui confèrent un côté baroudeur, sabots de protection, passage de roue marqués… Dès le second niveau Active, il se démarque par un béquet de toit, des rails de toit en aluminium, des poignées de porte aspect chrome et les vitres arrières sont surteintées. Notre finition Premium, habillée d’un jolie Bleu Lagon, ajoute des jantes de 18 pouces. S’il vous plait mais que vous êtes réfractaires à l’hybride, passez votre chemin, le Niro a été conçu spécialement pour ce type de motorisation, une version rechargeable devrait par ailleurs arriver dans quelques mois.

Essai Kia NiroLa présentation intérieure des dernières productions du constructeur a progressé, c’est donc le cas aussi pour le Niro qui dispose d’une planche de bord moderne composée d’éléments particulièrement bien assemblés. La finition est dans l’ensemble bonne même si certains plastiques en partie inférieure sont moins flatteurs, les inserts couleur ocre et laqué égaient l’ensemble. On apprécie l’ergonomie générale avec pour principe « une touche, une fonction », sans que cela tourne vite en cockpit d’avion, seules les commandes du volant peuvent paraître compliquées avec quatre switch identiques. Autre détail, le frein à main est à « pied »… Au centre de la planche de bord, un écran tactile, qui selon les versions mesure 5, 7 ou 8 pouces, apporte réactivité et simplicité, il est complété par deux prises USB, deux prises 12V et une auxiliaire, voir même un chargeur induction pour smartphone.
Essai Kia NiroAux places arrière, deux adultes se sentiront à l’aise grâce à une bonne habitabilité, garde au toit et espace aux jambes sont assez conséquents. Les batteries étant logées sous les sièges arrière, il n’y a pas de perte de place dans le coffre qui offre un volume de chargement de 427 litres en incluant l’espace sous le plancher. La hauteur de chargement n’est pas exceptionnelle et l’espace sous le plancher est inexploitable, le seuil de chargement est en revanche de bonne hauteur. On obtient 1.425 litres lorsque la banquette 40/60 est repliée formant un plancher plat. La manœuvre se réalise depuis la deuxième rangée, le cache-bagage lui, ne dispose pas d’emplacement de stockage. Côté pratique, les rangements à bord sont nombreux, bacs de porte, poches aumônières, porte-lunettes…. Globalement, le Kia Niro est accueillant et fera le bonheur des familles, voyons s’il est aussi à l’aise sur route.

Essai Kia NiroPartageant la plateforme de la Hyundai Ioniq, le Kia Niro est animé par le même groupe motopropulseur composé d’un moteur essence 1.6l GDi de 105 ch et 147 Nm de couple associé à un bloc électrique développant 43,5 ch et 170 Nm. Sur le papier le cumul des deux affiche une puissance de 141 ch et un couple de 265 Nm. Contact et nous évoluons en agglomération en silence, un confort acoustique appréciable qui se prolonge lorsque le moteur thermique se met en route, lui aussi bien insonorisé. La position de conduite et la bonne visibilité périphérique permettent de manœuvrer en toute aisance. En l’absence de mode de conduite favorisant une gestion tout électrique (EV) ou de recharge (SAVE), le conducteur n’a qu’une chose à faire, se concentrer sur son pied droit pour obtenir la meilleur note. Un côté ludique que l’ordinateur de bord met bien en évidence avec une répartition en pourcentage de votre conduite selon trois degrés : économique, normal ou sport. Le combiné d’instrumentation est là aussi pour vous accompagner avec un affichage spécifique en trois zones : charge, éco et power, rien de bien compliqué. Kia mise ainsi sur la simplicité, certains apprécieront de laisser faire la machine toute seule, d’autres non, les habitués des véhicules hybrides qui ont l’habitude d’utiliser Essai Kia Nirole mode EV sur certaines portions. Une fonction nous a cependant manqué, la position Brake (B) qui accentue le frein moteur, présente dans la plupart des hybrides n’est pas disponible ici, dommage. Mais la où le Niro marque un coup c’est avec sa transmission. Le leader du genre, Toyota, emploie la boîte à variation continue (CVT) sur ses modèles hybrides, c’est une bonne transmission mais peu agréable à entendre lors des phases d’accélération (effet mobylette). Kia a fait le choix, comme les marques allemandes, d’intégrer une boîte robotisée à double embrayage, la DCT, que l’on retrouve sur d’autres modèles thermiques. Si la CVT a pour rôle d’être peu gourmande en carburant, avec cette DCT, le Niro s’en sort plutôt bien. En jouant le jeu nous avons obtenu des moyennes plutôt encourageantes, à savoir tout juste moins de 4 l/100 km en ville (3,9), moins de 5 l/100 km sur voie rapide et 6 l/100 km sur autoroute, pas mal ! D’autant plus que cette transmission apporte un réel avantage à la conduite, de l’agrément et de la douceur. Les performances sont correctes et suffisantes pour Essai Kia Nirodéplacer les 1,5 tonne du SUV coréen (0 à 100 km/h en 11,5 s.), il manque toutefois un peu de reprise sur autoroute. Sur le plan dynamique, notre Niro chaussé de pneumatiques Michelin Pilot Sport 4 s’est montré plutôt agile en courbe avec peu de roulis et une direction précise. Si le châssis semble équilibré, la mécanique, même lorsque le mode Sport est enclenché, ne va pas de paire avec ce tempérament, ce SUV appel donc à une conduite plus calme. C’est sur ce terrain qu’il est le plus à l’aise avec un bon niveau de confort, attention tout de même, les jantes de 18 pouces engendrent un peu de fermeté à faible allure sur les aspérités de la route. Enfin, malgré son look de crossover, les chemins hors bitume ne sont pas fait pour lui, la raison à sa faible garde au sol et ses deux roues motrices.

Essai Kia NiroLa gamme du Kia Niro est relativement simple, avec trois finitions. Le premier niveau Motion démarre à 26.990€ et offre les équipements suivants : jantes alliages 16 pouces, climatisation automatique, allumage auto. des feux, Bluetooth, régulateur/limiteur de vitesse, assistance au démarrage en côte, aide au maintien dans la file. Le second Active facturé 28.990€ ajoute le capteur de pluie, les rétroviseurs rabattables, la caméra de recul et le GPS (mis à jour pendant 7 ans). Enfin, la finition Premium réclame 32.990€ avec en plus les jantes alliage 18 pouces, la surveillance des angles morts, le détecteur de trafic arrière, la sellerie cuir et électrique (conducteur), les sièges et le volant chauffants, le chargeur à induction, le régulateur de vitesse adaptatif, l’accès et le démarrage sans clef, les radars avant et un système audio JBL. En raison de la monte pneumatique, cette dernière entraîne des rejets de CO² de 101 g/km contre 88 g/km en 16 pouces. Quoi qu’il en soit, un bonus écologique de 750€ est à retirer du prix de vente. En attendant le Toyota CH-R qui arrive en début d’année prochaine (22.900-31.500€), le Kia Niro n’a pour l’instant pas de rival. Si nous n’avons pas encore assez de recul pour juger de la fiabilité du système hybride de Kia, précisons que la garantie constructeur incluant la batterie est de 7 ans.

Conclusion

Le bilan de notre essai est plutôt positif, le Kia Niro est agréable à conduire en agglomération comme sur route, un milieu qui n’est pas toujours idéal pour d’autres véhicules hybrides, la boite à double embrayage apportant un réel avantage. Plutôt convainquant, ce nouveau SUV bien équipé et accueillant représente une offre intéressante sur le marché.

Nos photos : essai Kia Niro Hybride Premium – Bleu Lagon

 

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2 Commentaires

  1. Brendol dit :

    Puissance électrique nettement insuffisante comme toutes les hybrides y compris les allemandes.
    En comparaison, ma Chevrolet Volt a un moteur électrique de 150ch et 370Nm de couple !
    Et avec une moyenne de 0,8L/100 en 4 ans d’utilisation !!

  2. RandoLudo dit :

    La finition Motion n’est tout simplement pas disponible. Donc on ne peut jamais avoir le prix annoncé de 26990€. Donc il faut monter en gamme à 28990€ mais là encore il faut obligatoirement ajouter une finition confort ou sécurité ou autre, ce qui apporte immédiatement la facture à plus de 30000€.
    Ça commence à faire cher pour une voiture, à l’heure où tout est fait pour nous empêcher de rouler.

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