Essai DS 3 Performance THP 208, ultime restylage

En attendant une prochaine génération, la citadine chic française se refait une beauté et accueille une nouvelle version sportive. Essai DS 3 Performance.

Essai DS 3 Performance

essai DS 3 Performance

Après six ans de carrière, la DS 3 est toujours aussi séduisante.

Vendue à près de 400.000 exemplaires dans le monde, la DS 3 reste une référence dans la catégorie des citadines chics. Après six ans de carrière dont un relifting en 2014, la française s’offre un dernier restylage avant l’arrivée prochaine de sa remplaçante. Suite à la dissociation de la marque, les DS 4 et DS 5 ont été remodelées affichant ainsi la nouvelle identité du constructeur, il ne manquait plus qu’à la petite DS 3 de passer par cette étape. Ainsi, elle perd donc logiquement ses chevrons au profit d’une nouvelle calandre hexagonale en chrome portant l’emblème DS qui se prolonge jusqu’aux projecteurs. Ces derniers conservent un éclairage LED et Xénon. Si globalement l’allure de la citadine reste inchangée, le restylage étant discret, le poids des années n’ont pas eu raison sur son look, essai DS 3 Performancequi pour nous reste toujours d’actualité. Pour notre essai nous avons pris le volant de la version sportive Performance. Cette déclinaison vient remplacer la version Racing, produite en petite série (2.000 exemplaires par an) qui avait disparu du catalogue il y a presque un an. Elle se distingue du reste de la gamme par ses voies élargies, ses jantes alliage de 18’’ diamantées noires qui laissent entrevoir des étriers de freins avant noirs brillants, une double sortie d’échappement et un emblème spécifique aux couleurs de DS Performance. Les teintes de carrosserie proposées, Blanc, Jaune, Noir, Gris et Rouge s’associent à un toit peint en noir ou en blanc.

essai DS 3 Performance

Si on met de côté quelques défauts d’assemblage et une lacune en équipement, la présentation intérieure n’a pas vieilli.

La DS 3 2016 conserve la même présentation intérieure, mais le constat est similaire, malgré l’âge, c’est toujours réussi. On découvre une belle harmonie des teintes et un volant à méplat très agréable à prendre en main. La planche de bord est garnie de plastiques noirs brillants, de quelques inserts de chrome et le pédalier est en alu. Le modèle Performance offre de beaux sièges en cuir alcantara et une instrumentation spécifique. On apprécie toujours l’ergonomie des différentes commandes, bien étudiée. Bien sûr cet habitacle n’est pas non plus sans reproche, du fait de son ancienneté. La finition est bonne mais quelques assemblages, notamment sur la partie inférieure sont moins valorisants. La dotation en équipement est aussi en retrait par rapport à la concurrence, avec une simple climatisation mono-zone ou des aides à la conduite pauvres, composées d’une caméra de recul et d’un freinage d’urgence. Enfin deux détails nous ont semblé dérangeants au quotidien, un reflet permanent sur le pare-brise provenant du bloc Hi-Fi et la trappe à essence qui s’ouvre via la clef.
L’habitabilité n’a guère évoluée, les places arrière sont toujours étroites et le volume de coffre offre 285 litres de chargement.

essai DS 3 Performance

Bénéficiant de nouveaux réglages et d’une nouvelle mécanique, la DS 3 Performance porte bien son nom !

Cette nouvelle DS 3 Performance n’a plus rien à voir avec la feu Racing. Elle évolue dans le bon sens avec plusieurs changements techniques, à commencer par son moteur. Repris de la Peugeot 208 GTi dans sa dernière déclinaison, le nouveau bloc turbo essence 1,6l THP affiche maintenant 208 ch et 300 Nm de couple soit respectivement un gain de 6 ch et 25 Nm. Côté liaisons au sol, la caisse est plus basse de 15 mm, les voies sont élargies et les pneumatiques deviennent plus étroits, 205/40 au lieu de 215/40 (Michelin Pilot Super Sport). Enfin, un différentiel autobloquant Torsen est monté en série sur le train avant, comme sur la lionne. Le 0 à 100 km/h est franchi en 6,5 secondes et la vitesse maximale atteint les 230 km/h.
Contact enclenché le quatre cylindres émet un son roque pas désagréable. Le couple maximal intervenant relativement tôt à 3.000 tr/mn garantit de la souplesse en conduite normale. Plutôt ferme sans être trop raide, l’amortissement permet une utilisation au quotidien sans mal de dos. Deux bons points. Mais là où nous attendions le plus cette petite sportive c’est sur les routes sinueuses. Si le moteur manque de caractère en montant dans les tours, après plusieurs centaines de kilomètres effectués le bilan est très positif, cette DS 3 a de essai DS 3 Performanceréelles qualités dynamiques. Les enchaînements de virages se réalisent très rapidement grâce au freinage à la fois efficace et progressif, à une direction précise et surtout un châssis rivé au sol. Bien calés dans les sièges baquets à l’excellent maintien, il a été impossible de mettre à défaut la motricité qui, aidée par le différentiel, se montre exemplaire. La boîte manuelle à six rapports est particulièrement agréable à manier avec un bon étagement, spécifique à cette version. Cette voiture est donc une bonne surprise, grâce au travail des ingénieurs qui ne se sont pas contenté de calquer l’ancienne version Racing, bien vu !

essai DS 3 PerformanceQuand la DS 3 2016 débute ses tarifs à partir de 15.950€, la version sportive Performance réclame 27.950€. A ce prix, elle se dote de tous les équipements à l’exception des radars de stationnement avec caméra de recul et de la navigation, proposés en option à respectivement 500 et 800€. Le freinage d’urgence est indisponible, réservé à la série limitée Black Special, dommage… Cette dernière, facturée 5.000€ en plus, joue la carte de l’exclusivité avec une peinture noir mat assortie à une teinte de toit couleur or et des baguettes latérales carbone. Le moteur THP 208 rentre dans la case bonus/malus neutre avec des rejets de CO² de seulement 125 g/km. Enfin, nous avons relevé des consommations raisonnables entre 6 et 7 l/100 km en conduite normale, comptez jusqu’à 9 l/100 km en agglomération.

Conclusion

Dans cette configuration Performance, la DS 3, une citadine chic, ne demande qu’une seule chose, sortir de la ville pour déployer tout son potentiel. Sans être radicale, elle autorise des passages rapides en courbe avec une motricité exemplaire, compatible avec une utilisation au quotidien. Si l’heure de la retraite va bientôt sonner pour elle,  le plaisir de conduite reste au rendez-vous à son volant.

Nos photos : essai DS 3 Performance THP 208 – Rouge Aden

 


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