Essai Toyota RAV4 Hybride, une association logique

Pour la première fois, le géant japonais greffe une mécanique hybride sur son SUV, une offre intéressante ? Essai Toyota RAV4 Hybride.

essai Toyota RAV4 Hybride

essai Toyota Rav4 Hybrid

Le Toyota RAV4 profite de son restylage pour se décliner en version hybride.

Toyota et l’hybride c’est une grande histoire d’amour. Plus de 9 millions d’exemplaires affichant le logo bleu, Lexus compris, ont été écoulés dans le monde. En France l’offre comprend la Yaris, l’Auris, et la Prius. Mais le constructeur japonais est aussi spécialisé dans les 4×4, alors pourquoi ne pas concentrer ces deux univers ? C’est maintenant chose faite avec le dernier de l’aventure, le RAV4 Hybride ! Dans quelques mois un SUV (C-HR) sera également commercialisé. Si nous avons été conquis par la citadine et la compacte en version hybride, qui présentaient un réel intérêt quant est t-il de ce RAV4 ?
C’est à l’occasion du restylage de mi-carrière que cette nouvelle version a vu le jour. Le relifting est assez important surtout pour la face avant qui change radicalement. Le nouveau bouclier troque ses courbures contre des lignes rectilignes, les blocs optiques sont plus effilés et rejoints maintenant par une fine calandre. A l’arrière les feux passent aux LED avec un dessin très réussi. Notre finition intermédiaire Design se caractérise par ses jantes en alliage bi-tons de 18 pouces, ses vitres arrière surteintées et ses feux à LED. Encore plus statuaire, le nouveau RAV4 s’affirme de nouveau, dégageant une impression de robustesse.

essai Toyota Rav4 Hybrid

La présentation intérieure est soignée mais l’atout principal du RAV4 c’est son habitabilité !

Nous ne nous attarderons pas sur la présentation intérieure qui reste globalement similaire au modèle précédent avec une sensation d’espace toujours présente. Le tableau de bord est très bien dessiné et les inserts légèrement dorés égayent l’ensemble. La qualité des matériaux est dans l’ensemble bonne et les assemblages sans reproche. La position de conduite est bonne mais le passager ne peut pas régler la hauteur d’assise. Ce nouveau millésime accueille un nouvel écran multifonctions entre les deux cadrans du tableau de bord qui sur notre version permet d’afficher l’animation du système hybride. Par rapport aux versions thermiques, des touches commandants les modes de conduite (Eco, Sport, EV) ont fait leur apparition sous la planche de bord, leurs localisations ne garantissent cependant pas une bonne ergonomie.
essai Toyota Rav4 HybridCôté habitabilité, cette version hybride n’empiète pas sur l’espace offert à l’arrière, un des plus spacieux de la catégorie. Le plancher est plat et aucun tunnel de transmission vient gêner la place du milieu. La banquette, fractionnable en 60/40, s’incline, les passagers apprécieront le confort sur les longs trajets. Enfin, les batteries étant logées sous cette dernière, le coffre ne perd pas beaucoup de sa capacité avec un volume de chargement très intéressant compris entre  501 et 1.633 litres contre 547 et 1.746 litres en version thermique. Le plancher plat n’est plus en revanche d’actualité. En plus du traditionnel cache bagage, un filet de rangement modulable est offert.

essai Toyota Rav4 Hybrid

Très appréciable en agglomération, le système hybride apporte un confort de conduite en toute autonomie.

Proposé précédemment avec un moteur essence et deux Diesel de 124 et 150 ch, le RAV4 est disponible dorénavant avec deux moteurs thermiques, 151 ch essence ou Diesel de 143 ch et une offre hybride. Reprenant le groupe propulseur de son cousin le Lexus NX 300h, cette version combine un moteur essence 2,5l à cycle Atkinson de 152 ch et 206 Nm de couple à un bloc électrique de 143 ch et 207 Nm. Au total, la puissance cumulée affiche 197 ch et permet au SUV de réaliser le 0 à 100 km/h en 8,3 secondes et d’atteindre la vitesse maximale de 180 km/h. Contact enclenché, signalé par un témoin sonore, on évolue dans la circulation en silence, en tout électrique ou avec le moteur thermique qui se met en marche en toute discrétion. Ce système qui fonctionne en toute autonomie se montre à la hauteur de ce qu’on attendait. La boîte CVT à convertisseur de couple apporte de la douceur à la conduite, mais peut surprendre les non habitués par son effet mobylette lors des grandes phases d’accélération. Sa gestion nous a semblé bonne dans l’ensemble. Même essai Toyota Rav4 Hybridsi un véhicule hybride se conduit en douceur, ce RAV4 s’autorise des départs vigoureux grâce à son couple important. Mais pas question pour autant d’enchaîner les courbes à vivre allure, il n’est pas conçu dans cet esprit, avec des suspensions qui privilégient plus le confort que le dynamisme. Dotée d’un second moteur électrique sur le train arrière, notre version AWD n’est pas à considérer comme un 4×4 franchiseur mais il s’enrichie d’une meilleure motricité sur les portions grasses ou lorsque la pluie et la neige s’invitent sur la route. Plus lourd de 65 kg les performances restent similaires à la version 4×2. Ce qui nous a le plus manqué au volant, c’est l’absence d’une fonction Brake (position B au levier), pourtant présente sur le reste de la gamme, qui accentue le frein moteur au profit d’une régénération des batteries. Il faut alors sans cesse appuyer sur la pédale, dommage.

essai Toyota Rav4 Hybrid

Cette version hybride peut s’avérer intéressante pour les usagers exclusivement urbains ou périurbains.

Quelles sont les gains de cette version sur la consommation ? Et bien tout d’abord le milieu le plus favorable reste la ville avec une moyenne relevée d’environ 5 l/100 km. Sur voie rapide, la moyenne tourne entre 6,5 et 6,7 l/100 km, un chiffre acceptable car légèrement supérieur à la version Diesel. En revanche si vous empruntez régulièrement l’autoroute, passez votre chemin, car avec 10 l/100 km à la clef le budget carburant s’envole. Alors RAV4 Hybride ou Diesel ? Le choix semble être plus tranché que les Yaris et Auris en raison de ce dernier relevé. Cette version s’adresse donc principalement aux personnes qui réalisent plus de la moitié de leurs trajets en agglomération et qui empruntent très rarement les autoroutes. Le confort d’une conduite apaisée peut aussi faire basculer la balance.

essai Toyota Rav4 HybridLes Yaris et Auris Hybride ont l’avantage d’afficher des tarifs proches des versions thermiques. Pour le RAV4, il faudra en revanche débourser un peu plus pour s’offrir cette technologie. Débutant à partir de 29.300€ en Diesel en finition Active, la version HSD démarre à 34.500€ avec le niveau supérieur Dynamic, soit un surcoût de 3.000€ à finition équivalente. Aucun bonus n’est accordé non plus contre 750€ sur les deux autres modèles. En quatre roues motrices l’addition grimpe de 2.300€. Un surcoût important mais il est intéressant de souligner que les hybrides sont les Toyota les plus fiables et que leurs coûts d’entretien sont réduits. Question équipements, la dotations offerte est complète selon les niveaux : sièges chauffants, détecteur d’angles morts, hayon électrique, caméra de recul ou 360°, aide au maintien dans la file, régulateur de vitesse adaptatif, feux de route automatiques, système de sécurité précollision avec détection des piétons…

Conslusion

Même si cette version hybride apparaît moins avantageuse qu’avec la Yaris ou l’Auris, elle a le mérite d’exister. Ce SUV doté d’une douceur de fonctionnement remarquable et d’une habitabilité généreuse trouvera preneur sans nul doute !

Nos photos : essai Toyota RAV4 Hybride Design – Blanc Nacré

 


Laisser un commentaire