Essai Toyota Auris Hybride

Le segment des compactes occupe une place importante en Europe. Toyota innove en implantant la technologie hybride de sa Prius dans l’Auris, ce qui fait de cette dernière la première compacte hybride au monde.

vivre-auto-toyota-auris-hsd-essai-05L’hybride n’est plus réservé aux modèles exclusifs ! En effet la Toyota Auris Hybride est une berline compacte comme une autre. Son style passe partout n’oblige pas le propriétaire à avoir une image d’écologiste, comme c’est le cas avec la Prius. On observe tout de même quelques changements à l’extérieur de la voiture, comme de légères modifications sur la calandre, le spoiler, le bouclier, l’apparition de feux de jour à diodes et les sigles sur fond bleu. Enfin, l’assiette est abaissée de 5 mm. L’Auris Hybride dispose en série de jantes alliages, de 15 à 17 pouces. Six teintes sont proposées : Noir métal, Blanc Nacré, Bleu Pacifique, Gris aluminium, Blanc Pur, et Bleu Sidéral comme notre version. Commercialisée en Europe, la compacte hybride de Toyota est fabriquée dans l’usine anglaise de Burnaston.

vivre-auto-toyota-auris-hsd-essai-27Une fois installé à bord, cette version hybride se remarque par son levier de vitesse spécifique et son instrumentation dédiée. Même si certains plastiques sont peu flatteurs, les ajustages sont parfaits. L’ergonomie est bonne dans l’ensemble, nous regrettons juste que les commandes au volant ne soient disponibles qu’avec l’option Bluetooth. Sur notre modèle il fallait donc passer les chansons, où les stations de radio depuis l’autoradio directement… Le conducteur trouvera une position de conduite adaptée mais les sièges nous paraissent un peu trop fermes à notre goût. Cette grande compacte bénéficie d’une bonne habitabilité aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. Son point faible reste son volume de chargement, puisque le coffre est le plus petit de la catégorie avec 279 litres. Il faut bien les mettre quelque part ces batteries ! On retrouve plusieurs rangements à bord, un petit creux derrière la console, deux boîtes à gants, et des porte-gobelets.

vivre-auto-toyota-auris-hsd-essai-08L’Auris Hybride reprend toute la mécanique de la Prius. Rappelons le fonctionnement du système HSD (Hybrid Synergy Drive) de Toyota. Un moteur thermique, ici de 99 ch est assisté par un moteur électrique de 82 ch afin de réduire les consommations de carburant. Tout se gère automatiquement sans intervention du conducteur. Au démarrage, le véhicule utilise le moteur électrique seul et peut parcourir jusqu’à 2 km avec une vitesse maximale de 50 km/h. En conduite normale les deux moteurs entrainent la voiture, et lorsque vous sollicitez l’accélérateur le moteur thermique prend le dessus, mais toujours avec l’assistance de l’électrique. La batterie haute tension située dans le coffre est rechargée automatiquement par un alternateur et un dispositif de récupération de l’énergie lors des phases de décélération ou de freinage. Nous l’avons remarqué tout de suite lors de la prise en main du véhicule avec un bruit de frottement aux roues lors des arrêts. A la place d’un compte-tours classique, l’Auris dispose d’un compteur nommé Opitron, celui-ci vous informe sur le fonctionnement du système hybride. Il est partagé en quatre zones, « Charge » lorsque la batterie se recharge, « Hybrid ECO » seul le moteur thermique fonctionne, « ECO Drive » moteur thermique et électrique sont associés, et « Power », lors des phases d’accélération importantes. Avec cet élément nous avons tendance à rouler paisiblement afin de ne pas quitter les deux zones ECO matérialisées par du vert, c’est ainsi considéré comme une assistance à l’ « éco-conduite ». Avec une puissance combinée de 136 ch l’Auris Hybride bénéficie d’accélérations convenables, mais les reprises sont trop justes. Avec un silence de fonctionnement à basse vitesse et aucune vibration, l’Auris est parfaite pour la ville. Sur vivre-auto-toyota-auris-hsd-essai-22route c’est tout autre chose où le moteur thermique à tendance à mouliner et à être trop bruyant. Le même ressenti que lors de nos essais des Honda Insight et Jazz Hybrid. La boîte tire les rapports trop longs et l’on a l’impression qu’elle ne veut pas passer le rapport supérieur. De plus l’absence de palettes au volant n’arrange rien à l’affaire. Une boîte de vitesse manuelle aurait certainement arrangé les choses, mais malgré tout la CVT (boîte à transmission continue) reste agréable en dehors de ça. Cette transmission offre trois modes de conduite, d’où les trois boutons sous le levier de vitesse. Le mode « EV » vous permet de rouler tout électrique, le mode « ECO » privilégie les consommations de carburant en limitant par exemple le recours à la climatisation, enfin le mode « Power » est censé offrir une réactivité du moteur en toute circonstance. Un mode « B » peut s’enclencher à la place de « D », son rôle est d’accentuer le frein moteur pour permettre à la batterie de se recharger un peu plus. C’est très appréciable au quotidien. Abordons maintenant le sujet le plus important, la consommation. Annoncée à 4,0 l/100 km en cycle mixte sur le papier nous avons voulu voir si les chiffres étaient proches de la réalité. C’est à basse vitesse que l’Auris Hybride réalise ses records, sur route nous avons constaté une moyenne de 4,9 l/100 km, et 4,4 l/100 km dans une trentaine de kilomètres de bouchon. En conduite un peu plus soutenue la barre des 6l n’a pas été atteinte. Pour finir, même si les routes sinueuses ne sont pas vraiment du domaine de l’Auris Hybride, on notera l’excellente tenue de route, avec un châssis plutôt sécurisant.

vivre-auto-toyota-auris-hsd-essai-02L’Auris Hybride est proposée à partir de 23 300€, et bénéficie d’un bonus de 2 000 € à l’achat ! En motorisation Diesel et à équipements équivalent, les compactes de la concurrence sont vendues entre 4 000 et 5 000€ plus chères ! Trois niveaux de finitions sont proposés, le premier Dynamic facturé 23 900 € offre les jantes en alliage 17 pouces (-600€ si 15 pouces), la climatisation automatique, le régulateur de vitesse, et un système audio 6 hauts parleurs avec prise auxiliaire USB. Pour 1 800€ de plus le niveau Exécutive ajoute l’allumage automatique des feux, le détecteur de pluie, le système de centralisation sans clé, et le Bluetooth. Enfin la finition haute Lounge comprend en plus la caméra de recul, la sellerie cuir, et le système de navigation tactile pour 27 300€. Les coûts d’entretien sont réduits grâce à l’absence de démarreur, d’alternateur traditionnel et de courroie de distribution. La garantie constructeur est de 5 ans ou 100 000 km et la fiabilité est logiquement au rendez-vous.

Conclusion

L’Auris Hybride s’adresse aux conducteurs calmes et se fond particulièrement bien dans la circulation. Son lieu de prédilection reste la ville où son silence de fonctionnement est un vrai régal. Son prix est très attractif tant que le bonus de 2 000 € lui sera alloué.
Si vous cherchez une compacte pour un usage essentiellement urbain, tout en réalisant un kilométrage annuel peu élevé et sans avoir forcément une étiquette « écolo », elle est faite pour vous.

 

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