Essai Mazda MX-5 MZR 160

Commercialisée depuis 2005, la troisième génération de MX-5 s’est refaite une beauté en 2009. Le beau temps étant revenu, c’est donc l’occasion d’essayer ce roadster dans sa plus belle configuration !

vivre-auto-mazda-mx-5-mzr-160-essai-15Le Roadster de Mazda est un mythe depuis déjà 20 ans ! Produit à plus de 850 000 exemplaires de 1989 à aujourd’hui, le MX-5 est le plus vendu de sa catégorie. Rappelons qu’à ses débuts il n’avait pas de réel concurrent, le marché des petits cabriolets deux places s’est alors développé. Trois générations ont été conçues, dont la dernière en 2005. Celle-ci s’équipe d’un toit de cabriolet coupé en complément de la capote souple classique et du régulateur de vitesse. Les points importants sont bien sûr conservés, plaisir de conduite, fiabilité, entretien simple, et tarif abordable. En 2009 un restylage offre quelques modifications esthétiques et techniques.

Meilleure voiture de Sport 2010

Le 11 juin 2010 le cabinet britannique JD Power a nommé le MX-5 meilleure voiture de Sport de l’année 2010, suite à une enquête de satisfaction. Il totalise une note globale de 82,3 %. Cette récompense vient s’ajouter au palmarès déjà existant, puisque près de 178 distinctions dans différents pays ont déjà été attribuées, dont 58 titres pour le modèle actuel.

vivre-auto-mazda-mx-5-mzr-160-essai-14Avec des dimensions compactes, 4,02 m de long et 1,72 m de large, nous sommes bien en présence d’un roadster deux places. Toujours aussi séduisant, le Mazda MX-5 facelift s’est offert quelques retouches esthétiques. Les lignes extérieurs sont plus dynamiques. La face avant devient plus agressive, avec l’adoption d’un nouveau bouclier monobloc, et d’une calandre de forme pentagonale. Les blocs d’optique sont légèrement modifiés avec des inserts chromés autour, et les entourages d’antibrouillards sont triangulaires. Le profil parait plus dynamique avec une nouvelle moulure de bas de caisse profilée. Les ailes arrière se distinguent des ailes avant par un profil plus sculpté dans leur partie inférieure. Un nouveau design est apporté au bouclier et aux feux arrière et le troisième feu-stop devient transparent.

vivre-auto-mazda-mx-5-mzr-160-essai-12La caisse du MX-5 a subit des modifications en partie pour améliorer l’aérodynamisme. Elles concernent les éléments suivant : une zone étendue sous les antibrouillards entièrement remodelée, la lèvre inférieur de la calandre plus proéminente, des déflecteurs de roue avant plus larges, l’adoption de nouveaux bas de caisse qui accentuent la largeur des flancs et réduisent les écoulements d’air au niveau des roues arrière, des rétroviseurs optimisés, et des feux arrière étirés vers l’extérieur permettant de réduire les turbulences.

Les clients ont le choix entre deux modèles de cabriolets, capote souple, ou toit rigide. Ce dernier apparu sur la dernière génération de MX-5 ne pèse que 37 kg et s’ouvre en 12 secondes à l’aide d’une commande électrique sur la planche de bord et d’un déverrouillage manuel au dessus du rétroviseur. Les clients souhaitant conserver une allure de coupé et non seulement de cabriolet pourront alors choisir cette version.

vivre-auto-mazda-mx-5-mzr-160-essai-20L’intérieur de cette dernière version est similaire à la précédente, à l’exception de quelques ajouts d’insert gris argent foncé notamment sur la planche de bord, les poignées et les commandes de climatisation. Un nouvel écran LCD à rétro éclairage rouge est greffé entre les compteurs permettant une meilleure visibilité. L’ensemble respire la qualité, les assemblages sont bons, et les plastiques de bonne facture. La position de conduite offre un réel agrément, d’autant plus que la commande de boîte de vitesse est très bien située. L’instrumentation est simple et bien visible. En revanche les personnes de plus de 1,80 mètre peuvent être gênées par le volant qui ne monte pas spécialement haut. Les sièges sport Recaro en cuir offrent un excellent maintien latéral. Au chapitre rangements, la console centrale accueille deux porte-gobelets qui disposent d’une séparation amovible. Un espace de rangement est situé entre les dossiers des deux sièges, il comprend l’ouverture de la trappe à carburant. La boîte à gants offre un volume correcte mais le dessus n’est pas fermé laissant ainsi apparaître des câbles. Quand au coffre, son volume est de 150 litres. C’est suffisant pour partir en week-end mais pas plus. Il s’ouvre à distance avec la clé, ou depuis l’intérieur à l’aide d’un bouton.

vivre-auto-mazda-mx-5-mzr-160-essai-28Notre finition baptisée Performance est la plus haute des trois proposées, et la seule disponible avec la motorisation 2.0l. Cette dernière embarque tous les équipements puisqu’il n’existe pas d’option supplémentaire, hormis la peinture métallisée. En plus des équipements de base (vitres électriques, volant cuir, saute-vent anti-remous, climatisation manuelle…), la finition Performance offre la climatisation automatique, l’ordinateur de bord, le régulateur de vitesse, le pédalier aluminium, une sellerie cuir, le revêtement d’arceau en alu brossé, les jantes alliages 17 pouces, les phares aux Xénon, les feux antibrouillards avant, une barre anti-rapprochement, une suspension Sport et un système audio 7 HP Bose. Ce dernier est équipé d’un chargeur 6 CD compatible MP3. La qualité du son est bonne, et une prise Jack vous permet d’écouter les chansons de votre baladeur MP3. Les sièges chauffants sont très efficaces, et ceux dès le premier degré sur les cinq proposés. Globalement le MX-5 est bien équipé, et l’absence de radar de stationnement ou encore des feux et essuie-glace automatique ne nuit au aucun cas à la philosophie d’un roadster.

vivre-auto-mazda-mx-5-mzr-160-essai-26Le moteur 2.0 l MZR a également été revu lors de ce restylage. Le quatre cylindre développe toujours 160 cheveux et 188 Nm de couple, mais la puissance maxi est portée maintenant à 7 000 tr/mn avec un régime maxi à 7 500 tr/mn (auparavant respectivement 6 700 tr/mn et 7 000 tr/mn). Des éléments mécaniques sont modifiés comme le vilebrequin, les pistons, et les ressorts de soupapes, apportant ainsi de meilleures performances. Une fois le contact enclenché on remarque tout de suite une sonorité plutôt flatteuse ! En effet Mazda a travaillé là-dessus en modifiant les conduits d’admission et la ligne d’échappement. De plus un boîtier de résonance est relié à la planche de bord, accentuant ainsi l’ambiance sonore. Le faible couple sollicite le conducteur à monter dans les tours, ce qui est un réel plaisir au volant du MX-5. Les rapports s’enchainent rapidement, les quatrième et cinquième vitesse sont alors très peu utilisées. Nous avons cependant trouvé que la troisième était un peu trop longue, obligeant ainsi à rétrograder. Les reprises sont correctes sans pour autant être extraordinaires. Les 1 090 kg du roadster permettent d’obtenir de belles performances, le 0 à 100 km/h s’effectue en 7,6 secondes, et la vitesse maxi est de 218 km/h.

vivre-auto-mazda-mx-5-mzr-160-essai-03Les voitures plaisirs équipées de moteur essence sont généralement bonnes clientes des stations services. Lors de notre essais nous avons constaté que le MZR n’était pas trop gourmand en carburant ! En ville nous n’avons pas dépassé les 11 l/100 km. Sur route la moyenne était de 7 l /100 km et sur autoroute de 8,4 l /100 km. Il est donc tout à fait possible d’obtenir un bon 9 l/100 km en alliant ville et route. Malgré cela le taux de rejets de CO² s’élève tout de même à 181 g, entraînant un malus de 750 €.

Le comportement routier du MX-5 est sécurisant, avec une répartition des masses 50/50 et son poids contenu il vire à plat et ne prend pratiquement pas de roulis. Avec une motricité exemplaire grâce à un différentiel à glissement limité de type Torsen, il est tout à fait possible d’adopter une conduite sportive sans frayeur. A cela s’ajoute une direction précise et un freinage très endurant, l’idéal pour les routes sinueuses ! Enfin, même si les suspensions sont fermes, le confort est de rigueur à bord.

Conclusion

Très abordable, le Mazda MX-5 est bien sûr une référence dans sa catégorie. Avec un tarif de 30 300€ pour la configuration la plus haute, le rapport prix/plaisir est imbattable dans le segment des roadster. Cela fait 20 ans qu’on entend parler de ce magnifique bolide, et ce n’est sûrement pas près de s’arrêter !

 

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